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	<title>EcoloTech Philosophie - &#201;cologie - Technologie</title>
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	<description>Ce site, cr&#233;&#233; par Yvan Besson, est d&#233;di&#233; &#224; la recherche et au conseil en ing&#233;nierie &#233;cologique (Ecological Engineering). Les domaines privil&#233;gi&#233;s sont l'&#233;tude des diff&#233;rentes techniques de l'agriculture &#233;cologique, la planification territoriale du d&#233;veloppement &#233;cologique, ainsi que les processus technologiques et sociaux favorisant un d&#233;veloppement technique durable (biod&#233;gradation des mat&#233;riaux et produits, &#233;cologie industrielle, recyclage).</description>
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		<title>EcoloTech Philosophie - &#201;cologie - Technologie</title>
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		<title>Introduction</title>
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&lt;p&gt;En France, hormis la th&#232;se de Solenne Piriou, les travaux universitaires ou les ouvrages publi&#233;s sur l'agriculture biologique durant ces quinze derni&#232;res ann&#233;es ne laissent qu'une place anecdotique ou hagiographique &#224; l'histoire. Une vague de travaux plus anciens, entre 1975 et 1985, sont par contre riches de mat&#233;riaux pour l'histoire de l'agriculture biologique en France. Ces travaux montrent notamment que l'agriculture biologique en France a d&#233;marr&#233; dans les ann&#233;es 1950. Cet essor a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ecolotech.eu/-Introduction,15-.html" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_31 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.sangdelaterre.fr/index.php?art=16&amp;th=135&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ecolotech.eu/sites/ecolotech.eu/local/cache-vignettes/L476xH700/agri_bio_001_1_-a2654.jpg?1669031027' width='476' height='700' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-31 '&gt;&lt;strong&gt;Achetez le livre : Les Fondateurs de l'agriculture biologique, Yvan Besson&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En France, hormis la th&#232;se de Solenne Piriou, les travaux universitaires ou les ouvrages publi&#233;s sur l'agriculture biologique durant ces quinze derni&#232;res ann&#233;es ne laissent qu'une place anecdotique ou hagiographique &#224; l'histoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Piriou S., L'institutionnalisation de l'agriculture biologique, 1980-2000, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une vague de travaux plus anciens, entre 1975 et 1985, sont par contre riches de mat&#233;riaux pour l'histoire de l'agriculture biologique en France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Viel J.-M., L'agriculture biologique en France, Th&#232;se de 3e cycle, IEDES, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces travaux montrent notamment que l'agriculture biologique en France a d&#233;marr&#233; dans les ann&#233;es 1950. Cet essor a d'abord eu deux sources principales. D'un c&#244;t&#233;, essentiellement des anthroposophes, disciples de Rudolf Steiner, regroup&#233;s autour du docteur Bas, constituent l'Association Fran&#231;aise pour le Retour &#224; une Alimentation Normale (AFRAN), en 1952. De l'autre c&#244;t&#233;, dans la filiation de Sir Albert Howard, des membres de la Soil Association, dont Mr Cussoneau, alors agriculteur dans le Maine et Loire, cr&#233;ent, en 1959, le Groupement des Agriculteurs Biologiques de l'Ouest (GABO). Au sein du GABO, se retrouvent, pendant cinq ans, outre des agriculteurs, quelques-unes des figures historiques de l'agriculture biologique fran&#231;aise : Andr&#233; Louis, Matt&#233;o Tavera, Raoul Lemaire, Jean Boucher. La &#171; m&#233;thode Lemaire-Boucher &#187; est cr&#233;&#233;e en 1963, tandis que l'Association Fran&#231;aise d'Agriculture Biologique (AFAB), en quelque sorte extension du GABO &#224; l'&#233;chelle nationale, est cr&#233;&#233;e par A. Louis, M. Tavera et J. Boucher, en 1964. Mais les tensions id&#233;ologiques (franc-ma&#231;onnerie, anthroposophie, catholicisme traditionnel) entre les membres, ainsi que l'encadrement commercial des agrobiologistes, mis en place par Raoul Lemaire autour de l'amendement au ma&#235;rl, conduisent &#224; la scission la m&#234;me ann&#233;e. Andr&#233; Louis et Matt&#233;o Tavera se rapprochent de l'AFRAN et fond&#232;rent une association &#224; but non lucratif (sous le r&#233;gime de la Loi de 1901) appel&#233;e &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Nature et Progr&#232;s, Association europ&#233;enne d'agriculture et d'hygi&#232;ne biologique. &lt;/em&gt;Jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1960, les fondateurs reconnus de l'agriculture biologique en France sont donc Rudolf Steiner et Albert Howard. Les originalit&#233;s de la m&#233;thode Lemaire-Boucher (ma&#235;rl vu comme une sorte de fertilisant universel, r&#233;f&#233;rence aux th&#233;ories sur les transmutations biologiques de Kervran) n'emp&#234;chent pas que l'essentiel de la d&#233;marche tourne autour de la polyculture-&#233;levage et du compostage, avec ou sans pr&#233;parations biodynamiques, selon que l'on est plut&#244;t steinerien ou plut&#244;t howardien. Il faut attendre le d&#233;but des ann&#233;es 1970 et la traduction de &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La f&#233;condit&#233; du sol&lt;/em&gt;, pour que l'influence d'Hans Peter Rusch commence &#224; se faire sentir chez les agrobiologistes fran&#231;ais, puis le d&#233;but des ann&#233;es 1980, avec la traduction de &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volution d'un seul brin de paille&lt;/em&gt;, pour que Masanobu Fukuoka commence &#233;galement &#224; &#234;tre reconnu comme un pionnier de l'agrobiologie. Apr&#232;s l'h&#233;ritage de Howard et de Steiner, l'histoire intellectuelle de l'agrobiologie en France s'est alors enrichie de deux nouvelles &#339;uvres, introduisant de nouvelles pistes de recherche, notamment, et comme nous le verrons, du c&#244;t&#233; de la critique du compostage, de la critique de la polyculture-&#233;levage, de l'agroforesterie, et des techniques culturales simplifi&#233;es. Si l'on se penche maintenant sur l'histoire de l'agrobiologie hors des fronti&#232;res fran&#231;aises, on trouve, en Allemagne et dans le monde anglo-saxon, dans la p&#233;riode r&#233;cente, de plus nombreux travaux historiques, parmi lesquels ceux de Wolfgang Schaumann (2002), la th&#232;se de Gunter Vogt (2000), celle de Philip Conford (2001), ainsi que l'&#233;tude du sociologue des sciences Thomas Gieryn (1999) sur Albert Howard&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mentionnons aussi les th&#232;ses suivantes, r&#233;alis&#233;es aux Etats-Unis : Lorand (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, particuli&#232;rement en France, l'histoire de l'agriculture biologique, et particuli&#232;rement celle de ses origines &#233;trang&#232;res, reste largement &#224; &#233;crire, voire &#224; l&#233;gitimer comme objet de recherche historique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Bonneuil C. et Mouchet C., (dir), Entre visionnaires, praticiens et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une premi&#232;re raison de cette situation tient &#224; la marginalit&#233; de cette forme d'agriculture jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es. Cette situation a &#233;t&#233; propice &#224; des positions outr&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Belon S. et alii, L'agriculture biologique et l'INRA, Vers un programme de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#224; des d&#233;nonciations p&#233;remptoires, ou encore &#224; la production d'histoires de la bio r&#233;dig&#233;es par ses acteurs et marqu&#233;es par l'autosatisfaction, mais nettement moins &#224; des entreprises de recherches historiques et critiques. Or l'agriculture biologique, en tr&#232;s forte croissance depuis le milieu des ann&#233;es 1990, est sortie aujourd'hui de cette marginalit&#233;, avec une croissance de 1000% de la consommation depuis 1990 dans le monde. Elle fait l'objet de politiques publiques ambitieuses dans plusieurs pays et couvre plus de 17 millions d'hectares dans le monde, dont 4 dans l'Union Europ&#233;enne (soit un peu plus de 3% de la surface agricole utile). En France, elle repr&#233;sentait 450 000 ha en 2003, soit 1,5% (trois fois plus qu'en 1999) de la S.A.U. Au del&#224; des chiffres, l'agriculture biologique est en outre aujourd'hui plus facilement consid&#233;r&#233;e, sinon comme un mod&#232;le, du moins comme une piste de r&#233;ponse int&#233;ressante face aux crises de l'agriculture (crise environnementale, crise des rapports &#224; la nature, crise des valeurs) et aux demandes de consommateurs toujours plus nombreux (diversification et qualit&#233;, certification des produits). Cette actualit&#233; de l'agriculture biologique, par les questions qu'elle pose sur le sens d'une institutionnalisation en cours, se pr&#234;te sans doute aujourd'hui mieux &#224; l'engagement des chercheurs dans des travaux d'histoire, de philosophie, et de sciences de la nature solides quant &#224; l'analyse de son d&#233;veloppement, de ses enjeux, mais aussi de sa pertinence et de ses limites pour le d&#233;veloppement durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons &#233;galement, avec Christophe Bonneuil et Christian Mouchet, une seconde raison de l'&#233;tat embryonnaire de la recherche sur notre sujet : il s'agit de la faiblesse de l'histoire des sciences agronomiques. Alors que l'histoire des sciences agronomiques est relativement &#233;toff&#233;e aux Etats-Unis o&#249; ce domaine, &#171; fortement soutenu par l'Etat f&#233;d&#233;ral depuis la &#171; progressive era &#187;, a &#233;t&#233; un moteur du d&#233;veloppement de l'ensemble de la biologie moderne (cf. notamment les travaux de Charles Rosenberg, Allan Marcus, Mark Finlay, Adele Clarke et Deborah Fitzgerald), les sciences agronomiques restent, en France comme en Allemagne, un angle mort d'une histoire des sciences focalis&#233;e sur des objets &#224; profils &#233;pist&#233;mologiques plus &#171; nobles &#187; que l'agronomie. Depuis Andr&#233; Bourde, hormis les travaux de quelques &#233;pist&#233;mologues historiens ou sociologues des techniques ou des sciences, tels Gilles Denis, Fran&#231;ois Dagognet, Fran&#231;ois Sigaut &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bonneuil C. et Mouchet C., (dir), op. cit.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et les travaux r&#233;cents de Nathalie Jas (2001), Fr&#233;d&#233;ric Thomas et Christophe Bonneuil (2003), Franck Aggeri et alii. (1998), l'histoire de l'agronomie reste peu &#233;tudi&#233;e par les chercheurs fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C. Bonneuil et C. Mouchet mentionnent &#171; les ouvrages solides &#187; de Jean (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En prenant acte de la raret&#233; des travaux disponibles sur les origines de l'agriculture biologique, nous avons d&#233;cid&#233; d'opter pour une lecture transversale et introductive des &#339;uvres des fondateurs. Pour ce faire, nous nous sommes fix&#233; cinq objectifs &#224; atteindre dans cette recherche. Le premier consiste &#224; retracer les origines intellectuelles et scientifiques des courants de l'agrobiologie &#224; travers l'&#233;tude des textes de l'agriculture organique d'Howard, de l'agriculture biodynamique de Steiner, de l'agriculture biologique de Rusch, et de l'agriculture sauvage de Masanobu Fukuoka. Le deuxi&#232;me objectif est l'analyse de la critique sociale d&#233;velopp&#233;e par les fondateurs, en privil&#233;giant deux questions, &#224; savoir les visions &#233;conomiques et culturelles de l'agriculture, ainsi que les critiques de la rationalit&#233;, particuli&#232;rement dans l'agriculture biodynamique. Le troisi&#232;me objectif, impliquant au pr&#233;alable le rappel des bases de l'agrochimie, vise l'&#233;valuation de la pertinence des critiques des fondateurs vis-&#224;-vis de la m&#233;thode agricole dominante. Le quatri&#232;me objectif vise une &#233;valuation plus globale des modes de validation des discours des fondateurs, de la coh&#233;rence interne de chaque &#339;uvre, ainsi que des relations mutuelles existant entre les &#339;uvres. Enfin, le dernier objectif, plus sp&#233;culatif, est de d&#233;terminer la probl&#233;matique nature-artifice mobilis&#233;e par ces auteurs. Afin de resserrer le travail, et apr&#232;s une premi&#232;re &#233;tude de la documentation, il s'est av&#233;r&#233; que la question de la fertilit&#233; des sols et de la fertilisation constituait un bon fil conducteur permettant d'articuler les aspects sociaux et agronomiques dans pratiquement chaque &#339;uvre et dans leurs relations mutuelles. Cette m&#234;me question, &#224; laquelle nous avons consacr&#233; une bonne partie de notre r&#233;flexion &#233;pist&#233;mologique, nous a &#233;galement permis, non seulement de proposer une classification des &#339;uvres entre elles, mais aussi de pressentir les limites avec lesquelles les uns et les autres l'avaient trait&#233;e. D'autre part, cette approche des limites de l'agrobiologie sur la question de la fertilit&#233; nous a ouvert de nouveaux horizons : elle nous a rendu &#224; m&#234;me de reconna&#238;tre l'importance d'une nouvelle perspective de fertilisation agricole, tout &#224; fait dans la ligne de l'approfondissement agronomique de l'agriculture biologique &#8211; le bois ram&#233;al fragment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les publications de Sir Albert Howard, jusqu'ici seul le &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Testament agricole&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paru en Angleterre en 1940 sous le titre An Agricultural Testament.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; a &#233;t&#233; traduit et publi&#233; en fran&#231;ais, en 1971, sur l'initiative d'Andr&#233; Passebecq&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Passebecq A., Communication personnelle, 07 2005.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un membre de l'association &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Vie et action&lt;/em&gt;. Le reste des publications est en anglais. Les principaux autres ouvrages &#233;crits par Howard, ainsi que pr&#232;s d'une vingtaine d'articles de sa main, sont consultables sur Internet via la librairie en ligne &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Journey to Forever&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. On y trouve le dernier livre d'Howard, intitul&#233; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Farming and gardening for Health or Disease &lt;/em&gt;(1945), lequel d&#233;veloppe les th&#232;ses essentielles rassembl&#233;es dans le &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Testament agricole&lt;/em&gt;, ainsi que l'ouvrage r&#233;dig&#233; en 1931 en collaboration avec le chimiste Y.D. Wad, qui rapporte le d&#233;tail du d&#233;veloppement du proc&#233;d&#233; de compostage Indore. Parmi les autres ressources que l'on trouve sur ce site, mentionnons l'&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/em&gt; r&#233;dig&#233;e par Howard pour une &#233;dition du livre de Charles Darwin sur les vers de terre, intitul&#233; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;The Formation of Vegetable Mould through the Action of Worms with Observation on their Habits&lt;/em&gt;, publi&#233; &#224; Londres chez Faber et Faber en 1945, ainsi que l'&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/em&gt; qu'il a fait pour un ouvrage du fondateur du mouvement organique des Etats-Unis, J.I. Rodale, intitul&#233; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Pay Dirt, Farming and Gardening with Composts &lt;/em&gt;(Ed. Devin-Adair, 1946). On y trouve, en outre, deux ouvrages de Louise Howard, la seconde &#233;pouse d'Albert Howard : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;The Earth's Green Carpet&lt;/em&gt; (Faber and Faber, 1947) et &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Sir Albert Howard in India&lt;/em&gt; (Faber and Faber, 1953). Mentionnons encore que l'on trouve aussi une dizaine d'autres textes sur ce site, &#233;crits par des pionniers du mouvement organique, et concernant directement ou indirectement le travail d'Howard. Cependant, pour la premi&#232;re p&#233;riode du travail d'Howard, nous avons d&#233;pouill&#233; les archives Howard du Coll&#232;ge de Wye, dans le Kent, o&#249; Howard a enseign&#233; de 1902 &#224; 1905. Rappelons enfin que Howard fut un auteur extr&#234;mement prolixe &#224; partir de son retour &#224; Londres en 1931 et jusqu'&#224; sa mort en 1947. Malgr&#233; un important travail d'archives, Thomas Gieryn a soulign&#233; que les publications d'Howard durant cette p&#233;riode, dans des revues scientifiques ou populaires, sont innombrables. Cependant, les trois ouvrages d'Albert Howard, et surtout les deux derniers, recoupent suffisamment tout ce que nous avons pu lire de sa main, pour estimer, avec une bonne marge de cr&#233;dibilit&#233;, ne pas &#234;tre passer &#224; c&#244;t&#233; de l'essentiel de sa pens&#233;e tant agronomique que sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des &#233;crits de Rudolf Steiner, la disponibilit&#233; en fran&#231;ais, chez divers &#233;diteurs, nous est apparue suffisante. De tous les fondateurs de l'agrobiologie, il reste encore le plus connu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une comparaison du nombre de r&#233;f&#233;rences trouv&#233;es par le moteur de recherches (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, aussi parce que l'anthroposophie s'est d&#233;clin&#233;e dans de multiples domaines. Apr&#232;s la lecture des ouvrages de base de la Bio-dynamie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous avons constat&#233; que les expressions &#171; bio-dynamie &#187; et &#171; bio-dynamique &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#224; savoir &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Agriculture, Fondements spirituels de la m&#233;thode Bio-dynamique&lt;/em&gt;, de Rudolf Steiner, et &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La f&#233;condit&#233; de la terre&lt;/em&gt;, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thode pour conserver ou r&#233;tablir la fertilit&#233; du sol, Le principe bio-dynamique dans la nature&lt;/em&gt;, d'Ehrenfried Pfeiffer, nous avons compris que les th&#232;ses occultistes de Rudolf Steiner &#233;taient incompr&#233;hensibles sans remonter &#224; leurs fondements. Lors d'un entretien, Xavier Florin, introducteur de l'agriculture anthroposophique en France apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, parfois surnomm&#233; &#171; pape de la Bio-dynamie &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon une expression deYvan Gautronneau, enseignant &#224; l'ISARA et co-auteur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et Jean-Michel Florin, animateur national du Mouvement de Culture Bio-dynamique, ont orient&#233; nos lectures vers la th&#232;se de doctorat de Rudolf Steiner &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;V&#233;rit&#233; et science&lt;/em&gt;, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Prologue &#224; une philosophie de la libert&#233;&lt;/em&gt;, ainsi que vers l'ouvrage qui lui fait suite, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La philosophie de la libert&#233;, Observations de l'&#226;me conduites selon la m&#233;thode scientifique.&lt;/em&gt; Bien que cette piste d'introduction &#224; son &#339;uvre soit mentionn&#233;e par Steiner lui-m&#234;me, ces lectures ne nous ont pas permis d'y voir plus clair. Ce n'est que plus tard, notamment gr&#226;ce &#224; d'autres indications trouv&#233;es dans les textes anthroposophes et dans l'autobiographie intellectuelle de Steiner, intitul&#233;e en fran&#231;ais &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Une autobiographie&lt;/em&gt;, que nous avons compris que le c&#339;ur de la perspective anthroposophique r&#233;side dans la triade d'ouvrages occultes intitul&#233;s &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La th&#233;osophie&lt;/em&gt;, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Le seuil du monde spirituel&lt;/em&gt;, et &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La science occulte&lt;/em&gt;. Les autres ouvrages que nous avons lus, tels que &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La nature humaine&lt;/em&gt;, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Goethe et sa conception du monde&lt;/em&gt;, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Sant&#233; et maladie&lt;/em&gt;, mais aussi &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Economie sociale&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous proposons notre lecture des conf&#233;rences composant Economie sociale dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, apparaissent nettement secondaires et situ&#233;s en aval, par rapport &#224; la vision du monde et de l'homme d&#233;velopp&#233;e par le fondateur de l'anthroposophie, dans ces longues pages o&#249; il d&#233;crit ses m&#233;ditations m&#233;diumniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des publications d'Hans Peter Rusch et Hans M&#252;ller, le public francophone dispose de &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La f&#233;condit&#233; du sol&lt;/em&gt;, traduit par Claude Aubert et publi&#233; en 1972 aux &#233;ditions Le Courrier du livre, l'ouvrage o&#249; Rusch a rassembl&#233; l'essentiel de sa pens&#233;e et de ses r&#233;sultats concernant l'agriculture biologique, et sur lequel nous nous sommes par cons&#233;quent concentr&#233;. En revanche, en ce qui concerne Hans M&#252;ller, l'ensemble de ses &#233;crits sont en allemand. Nous avons d&#233;pouill&#233; les archives de la revue &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Kultur und Politik&lt;/em&gt;, l'organe du mouvement organo-biologique, disponibles au centre M&#246;schberg, sur la commune de Grossh&#246;chstetten, pr&#232;s de Bern. C'est aussi dans cette revue que nous avons puis&#233; des informations compl&#233;mentaires sur la pens&#233;e de Rusch, et, accessoirement, sur celle de Maria M&#252;ller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux &#233;crits de Masanobu Fukuoka, nous disposons d&#233;sormais en fran&#231;ais de trois ouvrages, les deux premiers parus aux &#233;ditions Guy Tr&#233;daniel : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volution d'un seul brin de paille&lt;/em&gt; (1983), &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;L'agriculture naturelle, Th&#233;orie et pratique pour une philosophie verte&lt;/em&gt; (1989), et le dernier paru aux &#233;ditions Le Courrier du livre : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La Voie du Retour &#224; la Nature&lt;/em&gt; (2005). Outre ces ouvrages, nous nous sommes r&#233;f&#233;r&#233; &#224; plusieurs entretiens avec M. Fukuoka disponibles sur Internet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notamment : ; .&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la pr&#233;sentation de ce travail, nous avons choisi un expos&#233; th&#233;matique en deux grandes parties encadr&#233;es par deux petites. Sans pr&#233;tendre &#224; une exhaustivit&#233; impossible, un tel souci synth&#233;tique, au-del&#224; des limitations &#233;videntes au niveau des degr&#233;s de pr&#233;cision de ce travail, permettra peut-&#234;tre au lecteur de d&#233;couvrir l'esquisse d'un mod&#232;le r&#233;duit de la probl&#233;matique fondatrice de l'agriculture biologique. Bien qu'elle comporte de nombreux aspects de critique culturelle sur lesquels nous nous attardons longuement, tels l'&#233;sot&#233;risme ou l'orientalisme, l'agriculture biologique ne peut &#234;tre ramen&#233;e &#224; un mouvement social id&#233;ologique. En tant que technique de culture et d'exploitation de la nature vivante, l'agriculture, f&#251;t-elle biologique, exige une r&#233;flexion et une analyse &#224; la lumi&#232;re de la m&#233;thodologie &#233;prouv&#233;e dans les sciences de la nature. C'est pourquoi l'angle d'analyse privil&#233;gi&#233; dans ce travail articulera la perspective historique avec l'&#233;valuation &#233;pist&#233;mologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re partie propose une biographie de chaque fondateur et le rappel des principes de leurs m&#233;thodes d'agriculture respectives. On notera que tous sont, surtout pour l'&#233;poque - avant la Seconde Guerre mondiale -, remarquablement dipl&#244;m&#233;s. Malgr&#233; ce niveau d'&#233;tudes, ils resteront respectueux du travail et de la place des paysans dans la soci&#233;t&#233;, ainsi que soucieux de rappeler l'ancrage de l'agriculture dans la nature : &#224; l'oppos&#233; de l'agronomie moderne qui r&#234;ve de &#171; s'affranchir de plus en plus du milieu naturel &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article &#171; Agronomie &#187; de l'Encyclopaedia Universalis, cit&#233; in Remarques sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'anglais Sir Albert Howard, l'autrichien Rudolf Steiner, le suisse Hans M&#252;ller, l'allemand Hans Peter Rusch, et le japonais Masanobu Fukuoka ont propos&#233; de d&#233;velopper l'agriculture en continuant &#224; parier &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;sur son lien originel et intime avec la nature&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la deuxi&#232;me partie de cette &#233;tude, nous nous effor&#231;ons de cerner les critiques adress&#233;es par les fondateurs &#224; l'ordre culturel et &#233;conomique qui est de plus en plus pr&#233;gnant depuis la R&#233;volution industrielle. L'analyse met d'abord en &#233;vidence une critique id&#233;ologique g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233; moderne : nous montrons que les critiques agrobiologiques originelles s'inscrivent dans la pluralit&#233; des facettes de la contestation romantique de la modernit&#233;. La contestation romantique appara&#238;t h&#233;riti&#232;re de la plupart des tensions culturelles de l'histoire occidentale. On verra que les fondateurs s'inscrivent dans la critique de plusieurs &#171; s&#233;parations &#187; : particuli&#232;rement entre la sph&#232;re du divin et celle de la nature, entre l'homme et la nature, entre &#171; l'&#233;lan de vie &#187; et la math&#233;matisation du savoir scientifique, entre l'observation directe des paysans et le r&#233;ductionnisme du mod&#232;le agronomique de la chimie agricole, entre une &#233;conomie ench&#226;ss&#233;e dans des fins culturelles sup&#233;rieures et la domination progressive du profit mon&#233;taire sur l'organisation sociale. On verra ensuite que les fondateurs s'attachent sp&#233;cialement &#224; la question de l'agriculture dans une dialectique entre l'exploitation et l'entretien des ressources, pour mesurer le d&#233;veloppement &#233;conomique : dans un esprit proche de celui des physiocrates du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ils posent le primat du soutien &#224; l'agriculture sur les autres engagements politiques. La tension entre agriculture et capitalisme se verra aussi doubl&#233;e d'un ensemble de consid&#233;rations sur la domination &#233;conomique croissante des paysans : les attaques des fondateurs d&#233;noncent un syst&#232;me politique et &#233;conomique fortement &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;d&#233;tach&#233; &lt;/em&gt;du souci des enjeux agronomiques - notamment p&#233;dologiques &#8211; et peu regardant aux conditions de l'ascension sociale des paysans. Dans ce contexte, les fondateurs tenteront aussi de combattre la s&#233;paration id&#233;ologique et &#233;cologique entre la ville consommatrice et la campagne nourrici&#232;re. On d&#233;couvrira ensuite que les alternatives &#233;conomiques d&#233;velopp&#233;es par ces auteurs s'efforcent de d&#233;passer un ensemble de hiatus et de relier par exemple nature et agriculture, nature et sant&#233;, agriculture vivri&#232;re et commerciale, production agricole et t&#226;ches de commercialisation : v&#233;ritablement globales ou holistiques, les approches propos&#233;es visent &#224; former des mod&#232;les coh&#233;rents de d&#233;veloppement alternatif &#224; l'industrialisme et &#224; l'accentuation de la division sociale du travail. La fin de la deuxi&#232;me partie est consacr&#233;e aux questions plus sp&#233;cifiques de l'&#233;pist&#233;mologie. Toute l'histoire de l'agrobiologie est travers&#233;e par la recherche d'une compr&#233;hension de la nature qui puisse guider une agriculture &#224; la fois durable, &#233;cologique, et intensive. Un tel espoir se rapproche de la qu&#234;te d'une agriculture parfaite. Si l'on ajoute la volont&#233; de mettre en ordre les rapports entre agriculture et soci&#233;t&#233;, force est d'admettre, &#224; la lumi&#232;re du caract&#232;re inaugural de l'agriculture dans l'histoire de l'humanit&#233;, la dimension intrins&#232;quement philosophique, au sens d'une recherche de v&#233;rit&#233; globale et fondamentale, des &#339;uvres des p&#232;res de l'agriculture biologique. Mais un tel d&#233;fi, affront&#233; dans la marginalit&#233; et &#224; contre courant d'une &#233;conomie moderne qui tend &#224; ignorer le paysan, n'a pas pu &#234;tre relev&#233; sans concession &#224; des id&#233;ologies et sp&#233;culations abstruses et sans doute inutiles. L'objectif de distinguer les modes de validation des discours et pratiques &#233;labor&#233;es par les fondateurs a invit&#233; &#224; clarifier les registres institu&#233;s de la rationalit&#233; scientifique et du raisonnement philosophique, d'une part afin d'en distinguer quelques sp&#233;culations infond&#233;es ou mal fond&#233;es chez les p&#232;res de l'agrobiologie, d'autre part afin de rappeler, &#224; la lumi&#232;re d'une r&#233;flexion sur la gen&#232;se de la raison occidentale et sur les principes d'&#233;laboration de la connaissance ordinaire, la diff&#233;rence de nature existant entre activit&#233; cognitive et intellectualisme. Mais cet effort de clarification sur les registres de la rationalit&#233; dans notre culture a aussi &#233;t&#233; men&#233; en raison de l'influence de la culture orientale sur les fondateurs de l'agrobiologie, pas seulement chez Masanobu Fukuoka. Par rapport &#224; ces rep&#232;res, des questions telles que le probl&#232;me du &#171; spirituel &#187; dans la biodynamie, ou celui du bouddhisme dans la m&#233;thode fukuokienne, ont pu voire leurs domaines de signification mieux distingu&#233;s de celui du strict probl&#232;me scientifique de la fertilit&#233; des sols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce probl&#232;me scientifique, &#224; travers les critiques de l'agrochimie et les alternatives agrobiologiques, qu'est consacr&#233;e notre troisi&#232;me partie. Dans celle-ci, nous commen&#231;ons par rappeler quelques traits essentiels des m&#233;thodes d'amendement de la tradition paysanne, puis nous reprenons les principales &#233;tapes qui ont conduit &#224; la r&#233;volution agrochimique. Nuan&#231;ant, au passage, l'id&#233;e d'une fermeture des recherches agronomiques &#171; officielles &#187; d'apr&#232;s 1840 aux questions du fumier et de l'humus, nous exposons ensuite l'interpr&#233;tation des controverses agronomiques autour de la chimie agricole d&#233;velopp&#233;es par les fondateurs. Sur cette base, nous en venons aux critiques adress&#233;es par ces auteurs &#224; l'agrochimie : notamment l'oubli du sol et de l'&#233;vidence du r&#244;le positif de l'humus, l'ignorance du primat des facteurs biologiques dans la dynamique de la fertilit&#233;, l'acidification des terres, les probl&#232;mes de structure physique et d'&#233;rosion, la susceptibilit&#233; accrue des plantes aux maladies, des produits agricoles de moindre qualit&#233; nutritive. Enfin, nous pr&#233;sentons une synth&#232;se des conceptions agricoles alternatives d'Howard, Rusch, et M. Fukuoka, en soulignant les &#233;volutions significatives entre les propositions des uns et des autres, notamment vers la simplification des techniques culturales et un mod&#232;le d'agroforesterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la quatri&#232;me et derni&#232;re partie, nous esquissons un bilan au niveau de la coh&#233;rence d'ensemble des &#339;uvres, puis nous concentrons notre r&#233;flexion sur une comparaison des probl&#233;matiques nature et technique mises en &#339;uvre par les fondateurs, avant de terminer par un aper&#231;u de la recherche contemporaine sur le bois ram&#233;al fragment&#233; et la nouvelle r&#233;volution agronomique qui se dessine, celle d'une agriculture purement v&#233;g&#233;tale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Piriou S., L'institutionnalisation de l'agriculture biologique, 1980-2000, Th&#232;se ENSAR, 2002 ; Silguy C., L'agriculture biologique, Des techniques efficaces et non polluantes, Patino, 1994 ; Solana P., La bio, De la terre &#224; l'assiette, Sang de la terre/Bornemann, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Viel J.-M., L'agriculture biologique en France, Th&#232;se de 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; cycle, IEDES, Paris, 1978 ; Dessau J. et Le Pape Y., L'agriculture biologique : critique technologique et syst&#232;me social, Universit&#233; de Grenoble, Centre de recherche r&#233;gionale CORDES, 1975 ; Le Pape Y., Cadiou P., Lefebvre A., Mathieu-Gaudrot S. et Oriol S., L'agriculture biologique en France, &#233;cologie ou mythologie ?, Presses universitaires de Grenoble, 1975 ; Pernet F., R&#233;sistances paysannes, Presses universitaires de Grenoble, 1982.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mentionnons aussi les th&#232;ses suivantes, r&#233;alis&#233;es aux Etats-Unis : Lorand A.C., Biodynamic agriculture : a paradigmatic analysis, Pennsylvania State University, 1996, 113 p. ; Carpenter-Boggs L.A., Effects of biodynamic preparations on compost, crop, and soil quality, Washington State University, 1997, 164 p. ; Philipps C., South African permaculture : a political ecology perspective, University of Guelph, 1999, 172 p. Ainsi que celles-ci, plus anciennes : Galbreath R.C., Spiritual science in an age of materialism : Rudolf Steiner and occultism, University of Michigan, 1970, 526 p. ; Rushefsky M.E., Organic farming science and ideology in a technological dispute, State University of New York at Binghamton, 1997, 227 p. ; Peters S.M., The Land in Trust, A social history of the organic farming movement, Mac Gill University, 1980.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Bonneuil C. et Mouchet C., (dir), Entre visionnaires, praticiens et chercheurs scientifiques : Une histoire de la dynamique des savoirs li&#233;s &#224; l'agriculture biologique (XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle), projet de recherches pr&#233;sent&#233; &#224; l'AC CNRS &#171; Histoire des Savoirs &#187; CNRS, 2003, 26 p. [cf. &lt;a href=&#034;http://www.cnrs.fr/DEP/prg/Hist.Savoirs/projets2003_nselec/HDS-bonneuil.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cnrs.fr/DEP/prg/Hist.Savoirs/projets2003_nselec/HDS-bonneuil.pdf&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Belon S. et alii, L'agriculture biologique et l'INRA, Vers un programme de recherche, Rapport interne INRA, Ed. INRA, 25 p., p. 04 et 14.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bonneuil C. et Mouchet C., (dir), op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C. Bonneuil et C. Mouchet mentionnent &#171; les ouvrages solides &#187; de Jean Boulaine et Bertrand Vissac (ibid.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paru en Angleterre en 1940 sous le titre An Agricultural Testament.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Passebecq A., Communication personnelle, 07 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;a href=&#034;http://journeytoforever.org/farm_library/howard.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journeytoforever.org/farm_library/howard.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une comparaison du nombre de r&#233;f&#233;rences trouv&#233;es par le moteur de recherches Google sur Internet le confirme ais&#233;ment : l'entr&#233;e &#171; Rudolf Steiner &#187; (2.020.000 r&#233;f&#233;rences) arrive loin devant &#171; Hans Peter Rusch &#187; (1.390.000, avec des r&#233;f&#233;rences qui ne concernent pas le fondateur de l'agriculture organo-biologique), loin devant aussi &#171; Sir Albert Howard &#187; (1.180.000 r&#233;f&#233;rences), et appara&#238;t sans commune mesure avec la m&#233;diatisation de &#171; Masanobu Fukuoka &#187; sur le web (seulement 90.000 r&#233;f&#233;rences) (Test effectu&#233; le 23 11 2006).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous avons constat&#233; que les expressions &#171; bio-dynamie &#187; et &#171; bio-dynamique &#187; &#233;taient parfois orthographi&#233;es, m&#234;me chez les auteurs anthroposophes, sans trait d'union. Nous utilisons les deux orthographes dans ce travail.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon une expression deYvan Gautronneau, enseignant &#224; l'ISARA et co-auteur du rapport de l'INRA intitul&#233; L'agriculture biologique et l'INRA, paru en 2000 (Communication personnelle, 2001).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous proposons notre lecture des conf&#233;rences composant Economie sociale dans notre deuxi&#232;me partie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notamment :&lt;a href=&#034;http://www.motherearthnews.com/diy/1982_July_August/The_Plowboy_Interview__Masanobu_Fukuoka&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.motherearthnews.com/diy/1982_July_August/The_Plowboy_Interview__Masanobu_Fukuoka&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&#034;http://www.context.org/ICLIB/IC14/Fukuoka.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.context.org/ICLIB/IC14/Fukuoka.htm&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article &#171; Agronomie &#187; de l'Encyclopaedia Universalis, cit&#233; in Remarques sur l'agriculture g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;e et la d&#233;gradation des esp&#232;ces, Encyclop&#233;die Des Nuisances, Paris, 1999, p. 56 (Ouvrage collectif anonyme).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Abstract</title>
		<link>https://www.ecolotech.eu/Abstract.html</link>
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		<dc:date>2007-11-03T01:46:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Abstract Organic farming originates from a social and agronomical criticism of industrialism and capitalism which tend towards the complete disappearance of farming, and of agricultural chemistry which exploits land without properly maintaining its fertility. In general, organic farming emerged from a romantic political contestation of modernity in all its complexity. Nostalgia for country life, a search for harmony between farming and nature, a tendency towards biological mysticism, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ecolotech.eu/-Introduction,15-.html" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_31 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.sangdelaterre.fr/index.php?art=16&amp;th=135&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ecolotech.eu/sites/ecolotech.eu/local/cache-vignettes/L476xH700/agri_bio_001_1_-a2654.jpg?1669031027' width='476' height='700' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-31 '&gt;&lt;strong&gt;Achetez le livre : Les Fondateurs de l'agriculture biologique, Yvan Besson&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abstract&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Organic farming originates from a social and agronomical criticism of industrialism and capitalism which tend towards the complete disappearance of farming, and of agricultural chemistry which exploits land without properly maintaining its fertility. In general, organic farming emerged from a romantic political contestation of modernity in all its complexity. Nostalgia for country life, a search for harmony between farming and nature, a tendency towards biological mysticism, refusal of disillusion with the world, oriental influences, criticism of expansion of thirst for profit, all are recurrent themes, more or less underlined by the founders Howard, M&#252;ller, Rusch and Fukuoka. According to Steiner, organic farming plunges its roots in occultism. An epistemological and philosophical clarification on these various cultural issues became necessary. From an agronomical point of view, the criticism concerns themes of agricultural chemistry's neglect for soil quality, importance of humus in the preservation of soil fertility and nutritional quality of agricultural produce. Apart from an economy based on farming, the alternatives proposed are marketing by producers and a return to organic fertilization techniques using compost and green manures. In addition, the idea of using nature as a model invites a comparison of farming with forestry, which today is compounded by agroforestry methods incorporating Ramial Chipped Wood.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Keywords&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Organic farming &#8211; History ; Agronomy &#8211; History ; Agricultural chemistry ; Agroforestry ; Compost ; Humus ; Romanticism &#8211; Political aspects ; Occultism ; Eastern Civilization ; Political Economy ; Philosophy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sum&#233;</title>
		<link>https://www.ecolotech.eu/Resume.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ecolotech.eu/Resume.html</guid>
		<dc:date>2007-11-03T01:46:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; L'agriculture biologique &#233;mane d'une critique sociale et agronomique : celle de l'industrialisme et du capitalisme qui tendraient &#224; emp&#234;cher l'existence m&#234;me des agriculteurs, et celle de l'agrochimie qui exploiterait les terres sans entretenir correctement leur fertilit&#233;. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, l'agrobiologie &#233;merge d'une contestation politique romantique de la modernit&#233;, avec toute la complexit&#233; de ce courant d'id&#233;es. Nostalgie du monde paysan, recherche d'une harmonie de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ecolotech.eu/-Introduction,15-.html" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_31 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.sangdelaterre.fr/index.php?art=16&amp;th=135&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ecolotech.eu/sites/ecolotech.eu/local/cache-vignettes/L476xH700/agri_bio_001_1_-a2654.jpg?1669031027' width='476' height='700' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-31 '&gt;&lt;strong&gt;Achetez le livre : Les Fondateurs de l'agriculture biologique, Yvan Besson&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture biologique &#233;mane d'une critique sociale et agronomique : celle de l'industrialisme et du capitalisme qui tendraient &#224; emp&#234;cher l'existence m&#234;me des agriculteurs, et celle de l'agrochimie qui exploiterait les terres sans entretenir correctement leur fertilit&#233;. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, l'agrobiologie &#233;merge d'une contestation politique romantique de la modernit&#233;, avec toute la complexit&#233; de ce courant d'id&#233;es. Nostalgie du monde paysan, recherche d'une harmonie de l'agriculture avec la nature, tendance au mysticisme biologique, refus du d&#233;senchantement du monde, influences de l'Orient, critique de l'extension de la soif du profit, constituent les th&#232;mes r&#233;currents, plus ou moins accentu&#233;s selon les fondateurs Howard, M&#252;ller, Rusch, Fukuoka. Avec Steiner, les racines de l'agrobiologie plongent dans l'occultisme. Une clarification &#233;pist&#233;mologique et philosophique de la diversit&#233; de ces enjeux culturels s'imposait. Sur le plan agronomique, les critiques tournent autour du th&#232;me de l'oubli agrochimique du sol et de l'importance de l'humus pour le maintien de la fertilit&#233; et la qualit&#233; nutritionnelle des produits agricoles. Outre une &#233;conomie fond&#233;e sur l'agriculture, les alternatives propos&#233;es concernent la prise en charge de la commercialisation par les producteurs et un renouveau des techniques de la fertilisation organique, surtout avec le compostage et les engrais verts. De plus, la r&#233;flexion sur la nature comme mod&#232;le invite aussi &#224; un rapprochement de l'agriculture avec la for&#234;t, lequel trouve aujourd'hui un prolongement in&#233;dit dans une agroforesterie int&#233;grant l'amendement au bois ram&#233;al fragment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mots-cl&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Agriculture biologique &#8211; Histoire ; Agronomie &#8211; Histoire ; Chimie agricole ; Agroforesterie ; Compostage ; Humus ; Romantisme &#8211; Aspect politique ; Occultisme ; Civilisation orientale ; Economie politique ; Philosophie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelques citations</title>
		<link>https://www.ecolotech.eu/Quelques-citations.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ecolotech.eu/Quelques-citations.html</guid>
		<dc:date>2007-11-03T01:46:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Toute l'histoire de la philosophie, qui nous dit tant sur les objets de pens&#233;e et si peu sur l'activit&#233; de penser elle-m&#234;me, est embras&#233;e par une guerre intestine entre le sens commun, le sixi&#232;me sens, le plus &#233;lev&#233;, qui adapte nos cinq sens &#224; un monde commun et permet de nous y orienter, et la facult&#233; de penser de l'homme, en vertu de laquelle il peut s'en retirer. &#187; (Hannah Arendt, Consid&#233;rations morales, 1971, p. 36) &#171; La soci&#233;t&#233; industrielle pourchasse le paysan &#187;. (Raymond (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ecolotech.eu/-Introduction,15-.html" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_31 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.sangdelaterre.fr/index.php?art=16&amp;th=135&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ecolotech.eu/sites/ecolotech.eu/local/cache-vignettes/L476xH700/agri_bio_001_1_-a2654.jpg?1669031027' width='476' height='700' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-31 '&gt;&lt;strong&gt;Achetez le livre : Les Fondateurs de l'agriculture biologique, Yvan Besson&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Toute l'histoire de la philosophie, qui nous dit tant sur les objets de pens&#233;e et si peu sur l'activit&#233; de penser elle-m&#234;me, est embras&#233;e par une guerre intestine entre le sens commun, le sixi&#232;me sens, le plus &#233;lev&#233;, qui adapte nos cinq sens &#224; un monde commun et permet de nous y orienter, et la facult&#233; de penser de l'homme, en vertu de laquelle il peut s'en retirer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(Hannah Arendt, Consid&#233;rations morales, 1971, p. 36)&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; industrielle pourchasse le paysan &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(Raymond Delatouche, La chr&#233;tient&#233; m&#233;di&#233;vale, Un mod&#232;le de d&#233;veloppement, 1989, p. 16)&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la for&#234;t qui joue le r&#244;le principal dans la formation des sols fertiles. La majorit&#233; des terres les plus fertiles vou&#233;es &#224; l'agriculture sont d'origine foresti&#232;re. Pourquoi ne pas nous r&#233;f&#233;rer au mod&#232;le forestier qui nous a donn&#233; des sols agricoles fertiles ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(Gilles Lemieux et Diane Germain, Le bois ram&#233;al fragment&#233; : la cl&#233; de la fertilit&#233; durable du sol, 2001, p. 03)&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'amour a toujours &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; en Occident comme la valeur supr&#234;me de la vie, celle qui donnait du &#171; poids &#187; &#224; notre existence, et ceci pas seulement en milieu chr&#233;tien. Je ne veux pas dire que nous ayons toujours &#233;t&#233; capables de vivre &#224; la hauteur de cet id&#233;al, mais je pr&#233;tends que l'amour de charit&#233; constitue l'horizon vers lequel tend notre culture &#224; travers les diff&#233;rents lieux o&#249; elle s'exprime avec plus ou moins de r&#233;ussite. Certes nous voyons chaque jour autour de nous &#8211; et nous nous rendons nous-m&#234;mes coupables &#8211; de toutes les perversions et caricatures de l'amour, objectivant l'autre &#224; des fins &#233;go&#239;stes ; mais le fait que nous d&#233;noncions ces d&#233;viances prouve que la vis&#233;e demeure implicitement pr&#233;sente, au moins &#224; titre de r&#233;f&#233;rence. Peut-&#234;tre m&#234;me l'engouement actuel pour l'Orient est-il n&#233; en partie d'une r&#233;action face &#224; notre impuissance &#224; vivre les exigences de la charit&#233; ? Mais il serait dommage que ce sentiment d'&#233;chec, qui blesse notre orgueil, nous conduise &#224; mettre en cause le bien-fond&#233; de cet id&#233;al, qui a inspir&#233; les plus belles &#339;uvres de notre culture &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(Joseph-Marie Verlinde, L'exp&#233;rience interdite, 1998, p. 94-95)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Remerciements</title>
		<link>https://www.ecolotech.eu/Remerciements.html</link>
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		<dc:date>2007-11-03T01:46:25Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Mes remerciements vont tout d'abord &#224; Dominique Bourg, pour son soutien sans faille et son aide pr&#233;cieuse. Je remercie ensuite mon &#233;pouse pour son soutien quotidien, mes parents, mes beaux-parents, mon fr&#232;re, ma belle-s&#339;ur, pour leur appui moral. Je remercie tout particuli&#232;rement Messieurs Christian Mouchet et Marc Dufumier, pour avoir accept&#233; de r&#233;diger les rapports pr&#233;alables &#224; la soutenance, ainsi que Messieurs Paul Robin, Jean-Paul Del&#233;age, Nicolas Buclet, et Bertrand M&#233;heust, pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.ecolotech.eu/-Introduction,15-.html" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_31 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.sangdelaterre.fr/index.php?art=16&amp;th=135&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ecolotech.eu/sites/ecolotech.eu/local/cache-vignettes/L476xH700/agri_bio_001_1_-a2654.jpg?1669031027' width='476' height='700' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-31 '&gt;&lt;strong&gt;Achetez le livre : Les Fondateurs de l'agriculture biologique, Yvan Besson&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mes remerciements vont tout d'abord &#224; Dominique Bourg, pour son soutien sans faille et son aide pr&#233;cieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie ensuite mon &#233;pouse pour son soutien quotidien, mes parents, mes beaux-parents, mon fr&#232;re, ma belle-s&#339;ur, pour leur appui moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie tout particuli&#232;rement Messieurs Christian Mouchet et Marc Dufumier, pour avoir accept&#233; de r&#233;diger les rapports pr&#233;alables &#224; la soutenance, ainsi que Messieurs Paul Robin, Jean-Paul Del&#233;age, Nicolas Buclet, et Bertrand M&#233;heust, pour leur participation d&#233;vou&#233;e au jury de cette th&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail n'aurait pu &#234;tre engag&#233; sans l'aide financi&#232;re de la Fondation Charles L&#233;opold Mayer pour le Progr&#232;s de l'Homme, et celle de plusieurs groupements d'agriculteurs biologiques : la Maison des Agriculteurs Biologiques de Charente, AgroBio P&#233;rigord, le Groupement R&#233;gional des Agriculteurs Biologiques de Basse-Normandie, le Groupement R&#233;gional des Agriculteurs Biologiques de Haute-Normandie, le Mouvement de Culture Bio-Dynamique, le GIE de Chassagne. Je leur exprime ici &#224; chacun mes plus chaleureux remerciements pour leur collaboration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie enfin toutes les personnes rencontr&#233;es au cours de cette th&#232;se, pour nos &#233;changes et/ou leur participation gracieuse &#224; la Journ&#233;e d'&#233;tude L'agriculture biologique, ferment du d&#233;veloppement &#233;cologique ? : Bertrand Gautherot, Arnaud Baub&#233;rot, Johannes Pain, Thierry Jaccaud, Jean-Louis Laureau, Herv&#233; La Prairie, Christine C&#233;sar, Beno&#238;t Leroux, Gr&#233;gory Varlet, Fabien Liagre, Jean-Claude Tissaux, Gilles Domenech, Dominique Mey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie aussi, pour leur participation et les d&#233;bats fructueux que nous avons eus ensemble, les agriculteurs biologiques rencontr&#233;s, tout particuli&#232;rement C&#233;line et Francois Peloquin, Alain Raby, Jean-Louis Moy, Eric Morin, membres de l'APHIFAAB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie &#233;galement tous les chercheurs rencontr&#233;s ou avec lesquels j'ai dialogu&#233;, particuli&#232;rement Nathalie Jas et Beno&#238;t No&#235;l, Gilles Lemieux, Joseph-Marie Verlinde, Werner Scheidegger, Urs Niggli, Otto Schmidt, Peter Moser, Xavier Florin, Jean-Michel Florin, Bernadette Prieur, Emilia Hazelip, Marc Bonfils, Claude Aubert, Yves Lepape, Bertil Sylvander, Yvan Gautronneau, Claude Bourguignon, Estelle D&#233;l&#233;age, Mathieu Calame, Jeanne-Marie Viel, Marino Pulliero, Jean-Paul Del&#233;age, Pascal Acot, Jean-Marc Drouin, Marcel Mazoyer, Christophe Bonneuil, Christian Mouchet, Stanislas Breton, Ren&#233; Passet, pour le savoir et les r&#233;flexions constructives que nous avons pus &#233;changer au cours de ces ann&#233;es de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail n'aurait jamais vu le jour sans l'aide de nombreuses personnes d&#233;vou&#233;es : Ute Distler, Uschi Pellieux, Gitta Wulf, Claude Bruchet, Myriam Peterson, Lucy Golder, Alexandra R&#233;musat, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;mes&lt;/sup&gt; Brigitte Manaud et Laribi&#232;re, des biblioth&#232;ques municipales de Thiviers et P&#233;rigueux, ainsi que les personnes m'ayant apport&#233; une aide pr&#233;cieuse d'une fa&#231;on ou d'une autre, David Chaberty, Laurent Waraschitzt, Erzs&#233;bet Chmelik, Agn&#232;s et Jacques Pyrat, J&#233;r&#244;me Orvain, ainsi que toutes celles et ceux qui ont contribu&#233; directement ou indirectement et que j'oublie ici. Je les remercie chaleureusement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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