<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>EcoloTech Ing&#233;nierie &#233;cologique au service de l'agriculture et du d&#233;veloppement durable</title>
	<link>http://www.ecolotech.eu/</link>
	<description>Ce site, cr&#233;&#233; par Yvan Besson, est d&#233;di&#233; &#224; la recherche et au conseil en ing&#233;nierie &#233;cologique (Ecological Engineering). Les domaines privil&#233;gi&#233;s sont l'&#233;tude des diff&#233;rentes techniques de l'agriculture &#233;cologique, la planification territoriale du d&#233;veloppement &#233;cologique, ainsi que les processus technologiques et sociaux favorisant un d&#233;veloppement technique durable (biod&#233;gradation des mat&#233;riaux et produits, &#233;cologie industrielle, recyclage).</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>EcoloTech Ing&#233;nierie &#233;cologique au service de l'agriculture et du d&#233;veloppement durable</title>
		<url>http://www.ecolotech.eu/sites/ecolotech.eu/local/cache-vignettes/L144xH137/siteon0-0c42b.jpg</url>
		<link>http://www.ecolotech.eu/</link>
		<height>137</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Conclusion et annexes</title>
		<link>http://www.ecolotech.eu/Conclusion-et-annexes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ecolotech.eu/Conclusion-et-annexes.html</guid>
		<dc:date>2007-11-03T01:12:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques PYRAT</dc:creator>



		<description>CONCLUSION GENERALE A partir de 1980, une reconnaissance de l'agriculture biologique par la l&#233;gislation fran&#231;aise s'est engag&#233;e. Voulue par une partie des acteurs de l'agriculture biologique, l'institutionnalisation publique a eu plusieurs cons&#233;quences sur la dynamique du mouvement bio. D'une part, elle a permis une simplification du paysage de ses organisations repr&#233;sentatives. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, les deux organisations n&#233;es en 1963-1964, la SVB Lemaire et l'association Nature et Progr&#232;s ne (...)

-
&lt;a href="http://www.ecolotech.eu/-Conclusion-.html" rel="directory"&gt;Conclusion&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;CONCLUSION GENERALE&lt;/h2&gt; &lt;p&gt; A partir de 1980, une reconnaissance de l'agriculture biologique par la l&#233;gislation fran&#231;aise s'est engag&#233;e. Voulue par une partie des acteurs de l'agriculture biologique, l'institutionnalisation publique a eu plusieurs cons&#233;quences sur la dynamique du mouvement bio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'une part, elle a permis une simplification du paysage de ses organisations repr&#233;sentatives. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, les deux organisations n&#233;es en 1963-1964, la SVB Lemaire et l'association Nature et Progr&#232;s ne sont plus les seuls &#224; structurer l'organisation collective des producteurs, consommateurs, et sympathisants de l'agriculture biologique. Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, la SVB Lemaire-Boucher a produit par scission l'UFAB de Georges Racineux (1972) tandis que Jean Boucher prenait ses distances avec la soci&#233;t&#233; Lemaire et relan&#231;ait la dynamique de l'AFAB. Du c&#244;t&#233; de Nature et Progr&#232;s, appara&#238;t, &#233;galement par scission, la FNAB (F&#233;d&#233;ration Nationale de l'Agriculture Biologique des r&#233;gions de France) en 1978, et Biobourgogne en 1980. Ce ne sont donc pas moins de six organisations qui regroupent les agriculteurs biologiques fran&#231;ais au d&#233;but des ann&#233;es 1980, sans compter les organisations de l'agriculture bio-dynamique. Plusieurs acteurs, dont les ing&#233;nieurs agronomes de l'ACAB (Association des Conseillers ind&#233;pendants de l'Agriculture Biologique), les membres de l'IRAAB (Institut pour la Recherche et l'Application en Agriculture Biologique), et les fondateurs de la FNAB, aspirent &#224; d&#233;passer les conflits de m&#233;thodes et d'id&#233;ologies internes &#224; l'agriculture biologique en mettant en avant une approche centr&#233;e sur les d&#233;nominateurs techniques communs aux diff&#233;rentes m&#233;thodes de l'agrobiologie. Ce courant plus pragmatique a d&#233;sir&#233; ainsi asseoir, avec l'institutionnalisation publique, &#224; la fois une identit&#233; professionnelle commune aux agriculteurs biologiques, un dialogue avec les institutions de l'agriculture conventionnelle, et une vision claire de l'agrobiologie pour le grand public. En une vingtaine d'ann&#233;es, ce courant a r&#233;ussi &#224; rassembler au sein de la FNAB pr&#232;s des trois quarts des agriculteurs biologiques &#171; certifi&#233;s AB &#187;. Si, en 1995, seulement six r&#233;gions adh&#232;rent &#224; la FNAB, le r&#233;seau s'&#233;tend aux vingt-deux r&#233;gions fran&#231;aises en 2001. Entre temps la FNAB est devenue l'interlocuteur privil&#233;gi&#233; des pouvoirs publics pour la politique de soutien au d&#233;veloppement de l'agriculture biologique et l'&#233;volution de sa r&#233;glementation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, d'autre part, cette sortie de la marginalit&#233; et ce rapprochement avec l'Etat, plus pouss&#233; en France que dans d'autres pays europ&#233;ens, n'induit pas que des avantages pour le mouvement agrobiologique. Les agriculteurs biologiques sont amen&#233;s &#224; des compromis et expose leur mouvement au recul sur &#171; certaines valeurs fondamentales &#187;. La reconnaissance de la FNAB par les pouvoirs publics a ainsi eu pour effet &#171; d'orienter le mouvement dans une perspective plus gestionnaire que revendicative &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Piriou S., L'instutionnalisation de l'agriculture biologique (1980-2000), p (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. Le mouvement agrobiologique contemporain vit ainsi des tensions contradictoires nouvelles. Il se trouve, par exemple, pris entre une r&#233;glementation publique qui soutient plus l'extension des chim&#232;res g&#233;n&#233;tiques OGM que celle de l'agriculture biologique, tout en ne pouvant pas avancer sa contestation. Mais le dilemme s'accentue. Depuis fin 2005, un projet de r&#233;vision du r&#232;glement europ&#233;en de l'agriculture biologique vise &#224; assouplir les exigences des cahiers des charges biologiques afin de faciliter le libre-&#233;change des produits bio, notamment en &#171; normalisant &#187; la pr&#233;sence d'OGM dans les produits bio jusqu'&#224; un seuil de 0,9 % [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='MAB 16 info, bulletin d'information interne, n&#176; 41,11-12/20006.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. N'est-il pas troublant pour les consommateurs et les producteurs en agrobiologie de se voir imposer peu &#224; peu une agriculture biologique g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1980, la loi fran&#231;aise entame la reconnaissance de l'agriculture biologique en stipulant que &#171; des cahiers des charges d&#233;finissant les conditions de production de l'agriculture &lt;em&gt;n'utilisant pas&lt;/em&gt; de produits chimiques de synth&#232;se peuvent &#234;tre homologu&#233;s par arr&#234;t&#233; du minist&#232;re de l'agriculture &#187;. Aujourd'hui, cette m&#234;me loi voudrait faire exister une agriculture biologique &lt;em&gt;int&#233;grant&lt;/em&gt; des OGM, c'est-&#224;-dire des produits issus d'une artificialisation de la nature bien plus pouss&#233;e que celle r&#233;sultant de l'usage des produits de synth&#232;se. Autant dire que la d&#233;finition de l'agriculture biologique par les seuls aspects du mode de production, notamment par les produits utilis&#233;s ou non, pourrait peu &#224; peu perdre en signifiance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La situation appara&#238;t donc propice &#224; un nouveau travail de discussion et de d&#233;finition de l'agriculture biologique : si une longue p&#233;riode de produits biologiques presque fatalement contamin&#233;s aux OGM s'ouvre, il est probable que les agriculteurs biologiques communiquent en insistant encore plus sur leurs &#171; obligations de moyens &#187; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; L'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale a r&#233;affirm&#233; que la bio a b&#226;ti son identit&#233; sur la notion (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] et leur volont&#233; de bien faire, dans un environnement adverse, dont ils ne peuvent pas ma&#238;triser la pollution croissante par les OGM, et moins sur les qualit&#233;s organoleptiques de leurs produits. Ce d&#233;placement accentu&#233; vers &lt;em&gt;l'intention&lt;/em&gt; de l'agriculteur biologique nous renvoie aux probl&#233;matiques &#233;thiques, id&#233;ologiques, et plus globales de l'histoire de l'agriculture biologique. En conclusion de sa th&#232;se, Solenne Piriou rappelait que l'agriculture biologique est &#171; n&#233;e d'une critique de l'industrialisation de la soci&#233;t&#233; &#187; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Piriou S., L'institutionnalisation de l'agriculture biologique, (1980-2000), (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]. L'institutionnalisation publique de l'agriculture biologique est donc porteuse d'une ambigu&#239;t&#233; fondamentale dont la plupart des agrobiologistes sont conscients. Notre travail introductif aux conceptions id&#233;ologiques, sociales, et agronomiques des fondateurs a rappel&#233; l'anticapitalisme foncier partag&#233; par Howard, M&#252;ller, et Masanobu Fukuoka. Ce n'est pas qu'ils critiquent l'&#233;conomie de march&#233; en soi, mais, bien plut&#244;t, qu'ils se sont rendus compte, comme d'autres, que l'argent roi et la motivation du gain &#233;taient incompatibles avec une agriculture durable, une alimentation saine, et une soci&#233;t&#233; soucieuse de justice sociale et d'&#233;quilibres territoriaux entre les villes et les campagnes. Nous avons soulign&#233; qu'une telle r&#233;flexion se trouvait d&#233;j&#224;, dans ses grandes lignes, chez Aristote. A d&#233;faut de pouvoir changer la nature humaine, les hommes et les femmes doivent s'organiser pour encadrer et limiter les cons&#233;quences n&#233;gatives de la &#171; rapacit&#233; des int&#233;r&#234;ts &#187; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Ladri&#232;re J., La perspective eschatologique en philosophie, in La Foi (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]. Toute la question est de savoir si les institutions et le fonctionnement des institutions publiques contemporaines peuvent assurer ce contr&#244;le des libert&#233;s au service du bien commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard, tributaire de l'Empire britannique dans le financement de sa ferme exp&#233;rimentale et mod&#232;le d'Indore, s'est n&#233;anmoins battu pour pouvoir commercialiser les produits agricoles issus de ses essais et, ainsi, au-del&#224; de l'exp&#233;rience concr&#232;te des difficult&#233;s de la commercialisation des produits agricoles, obtenir un certain degr&#233; d'autonomie mon&#233;taire pour son travail de recherche et de vulgarisation. M&#252;ller s'est orient&#233; vers l'organisation coop&#233;rative des producteurs pour valoriser au mieux le travail agricole destin&#233; &#224; la commercialisation. Masanobu Fukuoka s'est peu investi dans l'agriculture commerciale et aspirait plut&#244;t &#224; une vente des denr&#233;es agricoles sur les march&#233;s locaux. L'essentiel est de retenir le souci de l'auto-organisation qui a anim&#233; les fondateurs. Aujourd'hui, en plus des syst&#232;mes coop&#233;ratifs, des organisations contractuelles entre producteurs et consommateurs se d&#233;veloppent significativement, telles les AMAP (Association de Maintien des Agricultures Paysannes). Non seulement elles offrent aux producteurs de vendre tout ou partie de leur production hors des contraintes et des diverses pertes &#233;conomiques des fili&#232;res longues, mais, en plus, elles permettent de moraliser l'&#233;conomie de march&#233; en instaurant un commerce &#233;quitable de proximit&#233;. Comme l'avaient bien vu Albert Howard et Hans M&#252;ller, atteindre l'objectif de l'ind&#233;pendance &#233;conomique des producteurs agricoles offre un levier d&#233;cisif pour leurs libert&#233;s politiques et existentielles. M&#252;ller et Howard ont propos&#233; et mis en &#339;uvre des d&#233;marches &#233;conomiques allant &#224; l'encontre du mod&#232;le du &#171; pur producteur &#187;, soutenu par les lois fran&#231;aises de modernisation agricole de 1960 et 1962 [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='La pluriactivit&#233;, ne serait-ce que par l'introduction d'une activit&#233; (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La volont&#233; et la r&#233;alisation d'une unification des agriculteurs biologiques est importante pour esp&#233;rer faire basculer le rapport de force socio-&#233;conomique en leur faveur. Mais quand les agriculteurs en g&#233;n&#233;ral ne repr&#233;sentent plus que 3% de la population active, et les agrobiologistes 1% de cette infime minorit&#233; sociale, on ne peut que suivre Solenne Piriou dans son invitation &#224; se chercher des alli&#233;s chez les consommateurs, les sympathisants &lt;em&gt;et au-del&#224;, &lt;/em&gt;aupr&#232;s de la soci&#233;t&#233; civile. On retrouve d&#233;j&#224; une telle organisation sociale transversale de l'agrobiologie au niveau mondial avec l'IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements). Pour cela, les agrobiologistes ont peut-&#234;tre &#224; relever le d&#233;fi de formuler clairement un projet politique, un v&#233;ritable mod&#232;le de d&#233;veloppement alternatif, coh&#233;rent de la nature &#224; la culture. En proposant largement un tel projet ils peuvent esp&#233;rer &#224; la fois &#233;tendre leurs soutiens et d&#233;velopper leurs march&#233;s. Ce qui veut dire qu'ils ne peuvent se contenter des questions agronomiques, d&#233;j&#224; d&#233;licates, ni des probl&#232;mes de la commercialisation et de la distribution, pourtant d&#233;j&#224; difficiles &#224; contr&#244;ler, quand on sait la place importante des importations dans l'approvisionnement du march&#233; de la consommation biologique de notre pays. Mais le d&#233;fi &#224; relever va au-del&#224; : bien des personnes ont des vell&#233;it&#233;s de retour &#224; la campagne, bien des choses doivent &#234;tres transmises sur les d&#233;s&#233;quilibres de notre mode de d&#233;veloppement et les moyens offerts par l'agriculture biologique pour rem&#233;dier &#224; plusieurs d'entre eux. L'h&#233;sitation entre une agriculture biologique engag&#233;e au moins au service du d&#233;veloppement rural et une agriculture biologique tendanciellement r&#233;duite &#224; une profession &#171; comme les autres &#187; ne recoupe pas les d&#233;bats fondateurs. Il est impossible de passer &#224; c&#244;t&#233; de l'engagement politique et philosophique des fondateurs de l'agriculture biologique sans mettre en cause la l&#233;gitimit&#233; m&#234;me de s'appeler &#171; agriculteur biologique &#187;. Un projet politique coh&#233;rent est en germe aux origines de l'agrobiologie, particuli&#232;rement chez Albert Howard et Hans M&#252;ller. Le rassemblement de la majorit&#233; des agriculteurs biologiques au sein d'une organisation commune, depuis 2001, multiplie les opportunit&#233;s de relancer collectivement le travail d'inventaire sur l'h&#233;ritage historique de l'agriculture biologique. Par l&#224;, sans doute, pourront &#234;tre soumises au d&#233;bat des perspectives in&#233;dites ou encore h&#233;sitantes sur les dimensions sociales et politiques de la bio. Esp&#233;rons que notre travail aura montr&#233; suffisamment que les fondateurs de l'agriculture biologique n'&#233;taient ni des r&#233;actionnaires, ni des partisans du statu quo, id&#233;ologiquement exag&#233;r&#233;, d'une certaine tradition paysanne. M&#234;me un Masanobu Fukuoka, pourtant amoureux d'un mode de vie paysan simple envisag&#233; comme source de cheminement et d'&#233;panouissement spirituel, a cherch&#233; de nouvelles perspectives agronomiques et s'est investi dans la lutte contre la d&#233;sertification. Chez Howard et M&#252;ller, il est clair que la vie et le travail agricole ne sont pas des fins en soi mais seulement des bases &#233;conomiques du d&#233;veloppement culturel des paysans et de la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral. Quoique certains, mal inform&#233;s, aient pu le dire ou l'&#233;crire, nous n'avons trouv&#233; nul trace d'une d&#233;fense de l'&lt;em&gt;autarcie&lt;/em&gt; paysanne chez ces auteurs [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Une erreur trop souvent rapport&#233;e, particuli&#232;rement &#224; propos de M&#252;ller. Cf. (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]. Il serait sans doute aujourd'hui pertinent non pas seulement de retravailler les perspectives agronomiques et environnementales, mais de reprendre &#224; bras le corps l'ensemble des propositions fondatrices, tant sociales, &#233;conomiques, que philosophiques. Certes, le d&#233;fi d'affronter la complexit&#233; de la pens&#233;e agrobiologique n'est pas mince. Il impose de se frotter &#224; des questions aussi difficiles et g&#233;n&#233;rales que celles du rapport de l'homme &#224; la nature : mais ces questions ne sont-elles pas propres &#224; toute r&#233;flexion sur l'agriculture en tant que telle ? L'agriculture n'est-elle pas une pratique culturelle fondatrice de l'aventure humaine, &#224; la charni&#232;re de la nature et de la culture, &#224; mi-distance de notre participation &#224; la vie animale et v&#233;g&#233;tale et de nos aspirations &#224; la cr&#233;ation et &#224; l'invention de modes de vies, d'objets, d'&#233;changes et d'expressions sp&#233;cifiquement humains ? Une des originalit&#233;s de l'agriculture biologique est justement de ne pas vouloir r&#233;duire l'agriculture &#224; un mode de production mais de maintenir ouvert, en plus, le questionnement culturel sur son identit&#233; et sa place dans l'histoire et le d&#233;veloppement des civilisations. Chacun &#224; leur fa&#231;on, M&#252;ller et Fukuoka ont consacr&#233; de nombreuses pages &#224; cette dimension proprement philosophique de l'agriculture biologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut cependant reconna&#238;tre que les agriculteurs biologiques trouvent difficilement du soutien au sein de la culture intellectuelle &#233;tablie pour approfondir ces questions philosophiques. Nous avons soulign&#233; que la domination politique et &#233;conomique des agriculteurs, reconnue par les fondateurs, remonte largement au-del&#224; de la R&#233;volution industrielle, au moins jusqu'au Moyen-Age. Mais nous avons &#233;galement soulign&#233; que la tradition philosophique occidentale &#233;tait presque tout enti&#232;re le produit d'une pens&#233;e citadine. Rien ne sert de ressortir les vieux poncifs sur l'opposition entre la ville et la campagne. Longtemps nos villes, m&#234;me de grande taille, ont conserv&#233; de nombreux caract&#232;res ruraux, jusqu'&#224; la pr&#233;sence de b&#233;tail &#233;lev&#233;s dans les rues. Mieux vaut prendre acte une fois pour toute du fait que notre culture occidentale est marqu&#233;e par un intellectualisme fort et facilement &#233;loign&#233; de sujet aussi &#171; triviaux &#187; que l'agriculture et l'alimentation. Il existe aujourd'hui tr&#232;s peu de livres traitant de &#171; philosophie de l'agriculture &#187;, et gu&#232;re plus d'ouvrages traitant de philosophie de l'&#233;cologie o&#249; l'on trouverait une place constructive r&#233;serv&#233;e &#224; l'agriculture. Sans doute est-ce li&#233; notamment &#224; un manque d'humilit&#233;. Et s'il existe bien une sagesse de la langue, l'&#233;tymologie indo-europ&#233;enne commune des mots &lt;em&gt;humus, homme, &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; humilit&#233;&lt;/em&gt; aide &#224; comprendre cette d&#233;ficience de notre culture commune. D&#232;s lors, c'est bien l'ensemble des r&#233;f&#233;rences de base de notre soci&#233;t&#233; qui est interrog&#233; par les probl&#232;mes de l'agriculture et de l'alimentation. Parmi les &lt;em&gt;besoins primaires&lt;/em&gt; de l'&#234;tre humain, la qualit&#233; de l'alimentation, et donc des fa&#231;ons de la produire, est sans doute un des sujets les moins m&#233;diatis&#233;s. On en voudra pour preuve les &#233;tudes qui s'accumulent sur la mise en &#233;vidence du r&#244;le de l'alimentation dans le d&#233;clenchement de nombreuses maladies, parmi lesquelles le cancer figure en bonne place. Howard terminait son &lt;em&gt;Testament agricole &lt;/em&gt;en pronostiquant une disparition de la moiti&#233; des maladies si nous consommions des aliments frais issus de sols fertiles. Mais quand serons-nous en mesure de tenter cette exp&#233;rience ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons vu, aussi, que le romantisme litt&#233;raire et politique a d&#233;velopp&#233; de diverses fa&#231;ons une critique &#233;tendue de la modernit&#233;. L'intellectualisme occidental, renforc&#233; par le dualisme cart&#233;sien et les Lumi&#232;res, a &#233;t&#233; attaqu&#233; au nom de son incapacit&#233; &#224; approcher de la nature v&#233;ritable des choses, et de la mise &#224; l'&#233;cart des questions ultimes du sens qu'il entra&#238;nait. L'industrialisme et le capitalisme furent attaqu&#233;s pour la d&#233;sagr&#233;gation sociale, les injustices et les probl&#232;mes de sant&#233; accrus qu'ils entra&#238;naient ou menacer d'entra&#238;ner. Si Marx et les courants de pens&#233;e se r&#233;clamant du marxisme ont eu tendance &#224; dominer le champ de la contestation sociale pendant plus d'un si&#232;cle, on ne doit plus cependant ignorer d'autres courants de pens&#233;e moins hostiles &#224; l'existence d'agriculteurs nombreux. Penser les articulations entre l'&#233;cologie, l'agriculture, et le d&#233;veloppement des autres activit&#233;s &#233;conomiques semble &#234;tre au c&#339;ur du programme minimal d'une agriculture biologique assumant r&#233;solument son identit&#233; alternative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, en rappelant l'essence m&#233;thodologique de la science moderne, c'est-&#224;-dire sa nature de d&#233;finition formelle d'une fa&#231;on de regarder et mesurer une partie du r&#233;el, nous avons pu aussi comprendre que les questions portant sur ce qu'est v&#233;ritablement la nature relevaient d'un champ distanci&#233; de celui de la science - sans en &#234;tre coup&#233; -, &#224; savoir celui de la r&#233;flexion philosophique. Aucun des fondateurs de l'agriculture biologique n'a cherch&#233; &#224; &#233;viter ces questions de fond. Simplement, ils ont pens&#233; diff&#233;remment les articulations entre investigation scientifique exp&#233;rimentale, r&#233;flexion philosophique, et th&#233;orie du d&#233;veloppement socio-&#233;conomique. Rudolf Steiner a produit une &#339;uvre surd&#233;termin&#233;e par l'investigation &lt;em&gt;subjective&lt;/em&gt; occulte. Ses conceptions philosophiques montrent qu'il a mal compris la sp&#233;cificit&#233; &lt;em&gt;objectivante&lt;/em&gt; de la m&#233;thode scientifique. Ses conceptions agricoles, &#233;conomiques, sociales, ou p&#233;dagogiques sont essentiellement d&#233;termin&#233;es par des conceptions &#233;sot&#233;riques de l'histoire et de la nature. Pour la seule agriculture, l'efficacit&#233; des pr&#233;parations bio-dynamiques est tributaire, d'une part, de manipulations et de recettes inexplicables par les m&#233;thodes scientifiques, d'autre part, de la subjectivit&#233; de la personne qui les emploie sur ses cultures ou sur ses animaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour nous, le r&#233;sultat le plus int&#233;ressant apport&#233; par la bio-dynamie ne concerne ni l'&#233;conomie agricole, ni l'agronomie, mais bien la culture. La compr&#233;hension ici d&#233;velopp&#233;e des enjeux fondamentaux de l'anthroposophie a en effet abouti &#224; montrer l'actualit&#233; et la l&#233;gitimit&#233; des questionnements spirituels et religieux pour toute perspective rationaliste cons&#233;quente. Par suite, la recherche sur l'agriculture biologique n'a aucun motif valable pour se fermer aux apports &#233;ventuels des religions &#224; sa r&#233;flexion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les fondements de l'agriculture se trouvent d'abord dans la nature. Le projet scientifique se justifie notamment par l'id&#233;e que les lois de la nature pr&#233;sentent une autonomie suffisante pour &#234;tres appr&#233;hend&#233;es et comprises par la seule observation ordinaire et la raison, &#233;ventuellement prolong&#233;es par l'instrumentation et l'observation scientifique. Il n'est nul besoin des interrogations occultes pour d&#233;velopper une agriculture biologique encore plus rationnelle. N&#233;anmoins, et tout sp&#233;cialement, cet h&#233;ritage de l'histoire agrobiologique montre que ce mouvement a partie li&#233;e avec les questions originelles de la philosophie occidentale. L'aventure de la culture occidentale, malgr&#233; ses d&#233;boires, chemine avec la question de la raison. Le simple fait que l'on puisse se mettre d'accord sur tel ou tel sujet atteste que nous &#233;changeons &#224; l'int&#233;rieur d'un monde commun. La mise au jour progressive des structures, des formes, ou de l'ordre de ce monde commun correspond au cheminement et &#224; l'approfondissement de la raison. L'id&#233;e selon laquelle la compr&#233;hension du monde est accessible selon des principes universels d&#233;couverts par l'exp&#233;rience ordinaire est aux antipodes des visions occultistes du monde. La m&#233;thode scientifique ne demande nulle initiation subjective. Elle demande simplement d'appliquer des protocoles physiques, formalis&#233;s et math&#233;matis&#233;s, afin de mettre en &#233;vidence l'absence ou la r&#233;currence de corr&#233;lations entre deux ou plusieurs classes de ph&#233;nom&#232;nes. Nous avons vu avec Husserl ou Gilson la continuit&#233; existant entre la formation de la connaissance et de l'accord ordinaire entre les personnes et la d&#233;marche protocolaire scientifique. La d&#233;marche philosophique essaye de compl&#233;ter ce travail en critiquant les id&#233;ologies produites par l'intellect interrogateur et imaginatif. Une critique philosophique, inspir&#233;e de Husserl, peut, en remontant au-del&#224; de l'histoire, venir interroger le moment anthropologique premier o&#249; l'homme interrogateur, imaginatif, et cr&#233;ateur, commence &#224; s'engager dans la r&#233;alisation d'une sph&#232;re culturelle &#233;mergeant du monde biologique, animal et v&#233;g&#233;tal pr&#233;c&#233;dent. Ce moment charni&#232;re concerne tout autant l'agri-culture que la culture dans son ensemble, et la formation de la perspective philosophique de l'Occident en particulier. C'est ainsi que Husserl lui-m&#234;me, comme nous l'avons rappel&#233;, avait remarqu&#233; que &lt;em&gt;la crise de la rationalit&#233;&lt;/em&gt;, ouverte au d&#233;but du XX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, pouvait d&#233;boucher sur le monde la vie ordinaire [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Husserl E., La crise des sciences europ&#233;ennes et la ph&#233;nom&#233;nologie (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]. Reprendre la question de la raison, fondamentale pour notre culture, invitait donc &#224; r&#233;interroger les conditions de possibilit&#233; m&#234;mes de la r&#233;flexion philosophique. Aristote reconnaissait que les besoins primaires devaient &#234;tre satisfaits pour que la vie philosophique puisse commencer. Sans doute faut-il remonter en-de&#231;&#224; et faire de cette question des besoins primaires un th&#232;me d'interrogation philosophique &lt;em&gt;en soi&lt;/em&gt;. L'alimentation, l'agriculture, et finalement le rapport humain &#224; la nature biologique sont ainsi mis &#224; la base de la question de la raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mettre le rapport humain &#224; la nature au centre du d&#233;bat rel&#232;ve pourtant d&#233;j&#224; d'une option culturelle. Nous avons vu que Masanobu Fukuoka, marqu&#233; par sa culture orientale, ne cherchait pas tant un rapport juste au monde qu'&#224; &lt;em&gt;s'effacer&lt;/em&gt; devant la nature. Cette &#171; m&#233;taphysique des for&#234;ts &#187; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Tagore, cit&#233; in Scheler M., Sociologie de la connaissance, p. (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;] est &#224; l'extr&#234;me oppos&#233;e de la philosophie occidentale intellectualiste, particuli&#232;rement dans sa p&#233;riode moderne. Les fondateurs europ&#233;ens de l'agriculture biologique ont subi peu ou prou ces deux influences culturelles. Pour ce qui est de l'influence orientale, on peut dire qu'elle a touch&#233; sp&#233;cialement Howard au cours de ses longues ann&#233;es pass&#233;es en Inde et via ses &#233;tudes de l'agriculture d'Extr&#234;me-Orient - loi du retour, Roue de la vie. Mais elle a touch&#233; aussi Rusch et M&#252;ller par l'interm&#233;diaire du romantisme, de l'anthroposophie, et par des personnalit&#233;s de l'agriculture naturelle issue des mouvements de &lt;em&gt;Lebensreform,&lt;/em&gt; avec qui Rusch fut en contact. Quant &#224; l'influence de l'intellectualisme occidental, elle semble plut&#244;t s'&#234;tre manifest&#233;e sinon comme un repoussoir, plut&#244;t comme quelque chose qu'il fallait remettre &#224; sa place. Avec un r&#233;alisme qui met l'&#234;tre avant l'homme, le donn&#233; avant l'artifice, la nature avant la libert&#233;, les fondateurs ont appel&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir l'agriculture &#224; l'aune de l'observation de et de la m&#233;ditation sur la nature. Il faut cependant souligner que leurs recherches n'ont pas suffisamment distingu&#233; la nature et l'histoire. C'est-&#224;-dire que le th&#232;me de la nature et d'une science de la nature renouvel&#233;e est mal d&#233;m&#234;l&#233; d'avec le th&#232;me de la suppos&#233;e sagesse paysanne ancestrale. L'&#233;vidence du r&#244;le positif de l'humus sur la fertilit&#233; des terres joue, certes, en faveur d'une orientation de la recherche scientifique autour de cette question, mais les fondateurs ont eu tendance &#224; survaloriser l'agriculture paysanne, au nom de son attention au taux de mati&#232;res organiques des sols. Ceci est particuli&#232;rement visible dans le traitement de la question de la fertilit&#233; et de la fertilisation chez Howard. Alors qu'il a conscience de la puissance p&#233;dog&#233;n&#233;tique des for&#234;ts, il s'en tiendra &#224; la d&#233;fense et &#224; l'am&#233;lioration du compostage en tas. Il ne s'engagera pas dans des recherches approfondies sur l'&#233;cologie foresti&#232;re ou l'agroforesterie. Son mod&#232;le forestier demeura, somme toute, un horizon de r&#233;flexion assez abstrait. De m&#234;me, le mod&#232;le howardien du chercheur-agriculteur articule-t-il le laboratoire et le champ, non le laboratoire et la nature. L'&#339;uvre de cet agronome pr&#233;sente une clarification insuffisante entre la nature, la science, et l'agriculture. Mais on peut en dire autant du travail de Rusch. L'&#339;uvre de Masanobu Fukuoka pr&#233;sente l'avantage de ne pas chercher &#224; se pr&#233;senter comme scientifique et d'insister sur la nature. Mais elle est compliqu&#233;e par l'h&#233;sitation de l'auteur entre les savoirs &#233;cologiques qu'il a d&#233;couvert, et les options de sa culture orientale, qui les contredisent et d&#233;nient jusqu'&#224; la validit&#233; m&#234;me du projet de la connaissance objective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; l'histoire de l'agronomie, les fondateurs de l'agriculture biologique ont consid&#233;r&#233; que la chimie agricole faisait fausse route. Justus Liebig est le seul personnage qui revient syst&#233;matiquement chez tous les fondateurs pour repr&#233;senter les errements de l'agronomie depuis le XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Mais les fondateurs ne voient pas que des erreurs dans les travaux de Liebig. Quand Albert Howard charge Liebig et ses disciples de la moiti&#233; de la responsabilit&#233; de la crise agricole, Hans Peter Rusch voudrait distinguer un premier Liebig et un second Liebig, devenu &#171; un adversaire acharn&#233; de la fertilisation chimique &#187;&#8230; Nous avons soulign&#233; bien d'autres ambigu&#239;t&#233;s historiques, aussi bien dans le rapport des fondateurs aux d&#233;veloppements agronomiques modernes, que chez des analystes cherchant &#224; replacer les d&#233;bats de l'agrobiologie dans cette histoire. Nous sommes ainsi revenus sur la r&#233;ception agrobiologique de Liebig, mais aussi de Tha&#235;r, ainsi que sur le travail de Boussinguault, consid&#233;r&#233;es par certains comme des figures de l'histoire agronomique susceptibles d'illustrer une posture d&#233;passant le manich&#233;isme de l'opposition agrochimie versus agrobiologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;ception agrobiologique de l'histoire agronomique moderne nous est ainsi apparue comme incertaine et paradoxale. Mais l'essentiel est sans doute de retenir que les fondateurs de l'agriculture biologique n'ont pas cherch&#233; &#224; se faire historiens de l'agronomie. Et ils n'ont pas non plus cherch&#233; &#224; se positionner pr&#233;cis&#233;ment dans des d&#233;bats th&#233;oriques mal connus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Via les questions de la physiologie v&#233;g&#233;tale, l'humus est sans doute un des th&#232;mes fondateurs de la pens&#233;e agronomique moderne [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Robin P., Le point de vue de l'agronome, in Aeschlimann J.-P., Feller (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]. Mais comme le soulignait Howard, ce n'est pas tant la th&#233;orie de l'humus en tant que telle, ou sa critique par les chimistes, qui retient son attention. Le d&#233;bat sur la nutrition min&#233;rale ou organique des plantes semble finalement secondaire dans la r&#233;flexion agrobiologique fondatrice : c'est l'&#233;vidence du r&#244;le de l'humus dans la fertilit&#233; des champs, traditionnellement reconnue, qui constitue le point de d&#233;part d'Howard. Dans cet axe, Hans Peter Rusch a avanc&#233; que Liebig reconnaissait que la validit&#233; des lois agrochimiques s'arr&#234;tait aux sols les plus fertiles. Le regard agrobiologique fondateur sur l'humus s'appuie sur l'exp&#233;rience paysanne ancestrale pour d&#233;cliner un ensemble de critiques sur la fertilisation chimique. En consid&#233;rant le r&#244;le positif de l'humus comme un ph&#233;nom&#232;ne &lt;em&gt;universel&lt;/em&gt;, les fondateurs pouvaient esp&#233;rer relativiser la pertinence des lois agrochimiques, en les ramenant &#224; des cas particuliers voire &#171; pathologiques &#187;. L'essentiel, pour eux, &#233;tait sans doute de briser la domination de l'agrochimie sur les mentalit&#233;s, en montrant le caract&#232;re r&#233;ducteur de sa d&#233;marche, ainsi que les co&#251;ts &#233;cologiques et sanitaires qu'elle engendre. Les fondateurs ne se sont pas content&#233;s ni de critiquer l'agrochimie, ni d'en appeler &#224; une revalorisation de la tradition de la fertilisation paysanne. Ils ont aussi cherch&#233; d'autres voies pour le progr&#232;s agricole. Les fondateurs ont m&#233;dit&#233; sur la nature et la fertilit&#233; naturelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce troisi&#232;me aspect de leur recherche agronomique est plus sp&#233;culatif, mais il n'en est pas moins essentiel, comme on le voit jusque dans les titres de plusieurs de leurs ouvrages. Il s'agit d'une r&#233;flexion globale sur la vie et la biologie terrestre, sur les causes et les m&#233;canismes de la fertilit&#233; des sols. Tandis que la physiologie v&#233;g&#233;tale et l'agrochimie se soucient surtout de nutrition des plantes, l'approche agrobiologique donne le primat &#224; la qualit&#233; du sol. Les perspectives sont bien diff&#233;rentes : d'abord la plante ou d'abord le sol ? Les fondateurs de l'agrobiologie, parce que la question de l'humus n'&#233;tait pas r&#233;solue &#224; leurs yeux, et parce que l'agrochimie avait des cons&#233;quences n&#233;gatives, ont donn&#233; le primat au sol et insist&#233; pour que la fertilit&#233; du sol soit consid&#233;r&#233;e comme un probl&#232;me relevant de la biologie. Howard et Fukuoka ont ainsi r&#233;fl&#233;chi au r&#244;le p&#233;dologique de la for&#234;t. Le travail des fondateurs regarde la nature au-del&#224; de l'agronomie, vers une &#171; biologie globale &#187; chez Rusch, vers la botanique sous l'angle de l'&#233;volutionnisme chez Masanobu Fukuoka, vers l'&#233;cologie chez Howard. Certes ils n'ont pas ainsi boulevers&#233; les conceptions agronomiques modernes ou traditionnelles. Mais ils ont ouvert ou contribu&#233; &#224; redonner un espace de questionnement original pour l'agriculture et l'agronomie, en amont de l'agrochimie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reprendre de mani&#232;re critique le projet des fondateurs revient donc aussi &#224; tenter de prolonger leur effort philosophique sur la nature et le rapport de l'humanit&#233; &#224; la nature. Hans Peter Rusch et Masanobu Fukuoka ont soulign&#233; le probl&#232;me de l'intervention agricole dans la nature. En vue d'une agriculture optimale, tous deux consid&#233;raient que l'artifice humain devait &#234;tre minimis&#233; autant que possible. Ce n'est plus tant sur les champs mais sur la nature que devrait se concentrer la r&#233;flexion de l'agriculteur et de l'agronome. Les fondateurs de l'agriculture biologique invitent &#224; d&#233;placer le questionnement en amont de l'agriculture, vers le donn&#233; naturel de sa fertilit&#233;. Dans les expressions &#171; agriculture biologique &#187;, &#171; agriculture organique &#187;, &#171; agriculture &#233;cologique &#187;, il semble bien que ce ne soit pas tant l'agriculture mais la science et la philosophie de la nature - biologie, &#233;cologie, organicisme - qui compte d'abord. Mais l'ambigu&#239;t&#233; fondamentale demeure de savoir si, &#233;cologiquement et philosophiquement, l'agriculture est un mal n&#233;cessaire, afin de subvenir aux besoins de la croissance de la population humaine, ou une possibilit&#233; qui puisse s'offrir sereinement &#224; l'humanit&#233;. On sent toute la r&#233;ticence d'un Rusch ou d'un Masanobu Fukuoka &#224; intervenir dans le cours spontan&#233; de la nature. Mais tandis que Rusch se contente d'appeler &#224; un &#233;quilibre paysager et territorial entre arbres, for&#234;ts et haies, d'un c&#244;t&#233;, et parcelles agricoles, de l'autre, Masanobu Fukuoka n'affronte jamais la &lt;em&gt;contradiction dans les termes&lt;/em&gt; qu'il y a dans les d&#233;signations de son approche comme &#171; agriculture naturelle &#187; ou &#171; agriculture sauvage &#187;. Rappelons que l'antihumanisme tendanciel de Masanobu Fukuoka ne lui permet pas de rechercher consciemment une harmonie entre nature et agriculture, nature et humanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, dans les pas des fondateurs europ&#233;ens de l'agriculture biologique, influenc&#233;s par l'humanisme et le christianisme, cette question se pose plus franchement. L'h&#233;ritage du jud&#233;o-christianisme, combin&#233; au rationalisme grec, a donn&#233; &#224; la culture occidentale une confiance en la possibilit&#233; de l'affirmation de la singularit&#233; de l'homme. La notion de personne et la valeur sacr&#233;e de chacun, celle d'un temps lin&#233;aire orient&#233; vers le salut, l'attirance pour le progr&#232;s technique, la conviction que la connaissance rationnelle et la ma&#238;trise de la nature sont au moins partiellement possibles, forment quatre traits sp&#233;cifiques de l'h&#233;ritage occidental. Cependant, tandis que le rationalisme grec vise encore une &lt;em&gt;imitation&lt;/em&gt; de l'harmonie du cosmos, le r&#233;cit biblique de la Gen&#232;se appelle &#224; la fois &#224; la contemplation et &#224; la &lt;em&gt;culture&lt;/em&gt; de la cr&#233;ation. En mettant l'Amour &#224; l'origine et &#224; la fin de la cr&#233;ation et de l'histoire, la perspective chr&#233;tienne propose une posture &#224; la fois humble et humaniste pour le rapport de l'homme &#224; la nature. Comme dans toute perspective &#233;cologiste authentique, la Gen&#232;se donne le primat &#224; l'admiration et &#224; l'observation du donn&#233;. Mais &#224; la diff&#233;rence des mystiques fusionnelles biologiques ou naturalistes, l'homme est &#233;galement appel&#233; &#224; &#171; cultiver le jardin &#187;, afin de s'y trouver chez lui. Le jud&#233;o-christianisme propose de regarder la nature comme une cr&#233;ation donn&#233;e &#224; son admiration mais &#233;galement ouverte &#224; l'&#233;panouissement cr&#233;ateur de l'homme. En reprenant librement une approche de Maurice N&#233;doncelle, il est possible de proposer une caract&#233;risation de la relation biblique id&#233;ale &#224; la nature. N&#233;doncelle voyait de l'amour entre deux personnes lorsqu'il existait entre elles une &#171; volont&#233; de promotion mutuelle &#187; [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='N&#233;doncelle M., Vers une philosophie de l'amour et de la personne, Ed. (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]. Appliqu&#233;e aux relations de l'homme &#224; la nature, cela voudrait dire que l'humanit&#233; devrait d'abord promouvoir la nature pour promouvoir en retour son d&#233;veloppement sp&#233;cifique. L'humilit&#233; et le primat du donn&#233; avant et au service de l'artifice, de la civilisation, et de l'humanisme. Mais que peut vouloir dire &#171; promouvoir la nature &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous l'avons soulign&#233;, contre l'oubli agrochimique du sol, les fondateurs europ&#233;ens de l'agriculture biologique ont insist&#233; sur le th&#232;me de la f&#233;condit&#233; ou de la fertilit&#233; de la terre. Dans le r&#233;cit de la Gen&#232;se, &#171; l'arbre de vie &#187; peut &#233;clairer la signification de la nature. Comme le peut aussi l'&#233;tymologie du mot &#171; nature &#187;, laquelle est li&#233;e &#224; &#171; l'action de faire na&#238;tre &#187;. Ce n'est pas l'impalpable &#171; tout &#187;, ce n'est pas la &#171; nature-univers &#187; qui est ici d&#233;sign&#233;e par le terme nature, mais bien la &#171; nature ou biosph&#232;re &#187;, la sph&#232;re de la vie [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Sur ces deux sens du mot nature, voir Bourg D., L'homme-artifice, Le sens de (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]. Promouvoir la nature signifierait donc cultiver les dynamiques et les m&#233;canismes de la vie. En se restreignant au domaine de la vie &lt;em&gt;terrestre&lt;/em&gt;, les fondateurs n'en ont pas moins cherch&#233; &#224; comprendre comment la fertilit&#233; apparaissait et pouvait &#234;tre entretenue dans les champs. A la lumi&#232;re des travaux de la biologie &#233;volutionniste et de l'&#233;cologie consacr&#233;e aux v&#233;g&#233;taux, nous savons qu'il est au moins plausible que la for&#234;t soit le stade v&#233;g&#233;tal ultime du d&#233;veloppement spontan&#233; de la vie sur terre [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Godron G. et Lemieux G., Le bois des rameaux, un &#233;l&#233;ment crucial de la (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]. Except&#233;e l'action de l'homme, seules les contraintes climatiques extr&#234;mes semblent constituer un v&#233;ritable obstacle &#224; l'extension des for&#234;ts. Promouvoir la nature terrestre renverrait alors au d&#233;veloppement d'une sylviculture &#171; proche de la nature &#187; [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='Turckeim (De) B. et Bruciamacchie M., La futaie irr&#233;guli&#232;re, Th&#233;orie et (...)' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;], proche de la dynamique spontan&#233;e de la for&#234;t, &#233;voluant vers ses stades les plus riches de vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cultiver des arbres et des for&#234;ts car ils sont &#224; l'origine de la plupart des terres agricoles fertiles. Cultiver des arbres pour les diverses industries et le chauffage, mais d'abord pour conserver le r&#244;le &#233;cologique fondamental de la for&#234;t et entretenir, via l'agroforesterie et l'usage du bois ram&#233;al fragment&#233;, la fertilit&#233; des terres agricoles. Index&#233;e sur une compr&#233;hension scientifique des m&#233;canismes de la fertilit&#233; naturelle et de la p&#233;dogen&#232;se, l'agriculture pourrait d&#233;sormais d&#233;passer &lt;em&gt;sereinement&lt;/em&gt; sa fonction encore essentiellement alimentaire et former une base privil&#233;gi&#233;e d'un d&#233;veloppement technique et &#233;conomique &#233;cologiquement viable [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='La question de la fertilit&#233; naturelle et de la fertilisation agricole (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;], au niveau de l'exploitation des ressources renouvelables.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Sources primaires&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Fukuoka M., &lt;em&gt;La r&#233;volution d'un seul brin de paille&lt;/em&gt;, Ed. Guy Tr&#233;daniel, Paris, 1983 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;dition japonaise en 1975), Traduit de l'anglais par Bernadette Prieur, 202 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fukuoka M., &lt;em&gt;L'agriculture naturelle, Art du non-faire, Th&#233;orie et pratique pour une philosophie verte&lt;/em&gt;, Ed. Guy Tr&#233;daniel, Paris, 1989 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;dition japonaise en 1985), Traduit de l'anglais par Thierry Pi&#233;lat, 326 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fukuoka M., &lt;em&gt;La Voie du Retour &#224; la Nature&lt;/em&gt;, Ed. Le courrier du livre, Paris, 2005, Traduit de l'anglais par Alain Davaut, 379 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fukuoka M., &lt;em&gt;The Road Back to Nature, Regaining the Paradise lost&lt;/em&gt;, Ed. Bookventure, Madras, 1987, 377 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fukuoka M., &lt;em&gt;Reverdir le d&#233;sert, L'application des techniques agricoles naturelles &#224; l'Afrique, &lt;/em&gt;Entretien avec Robert et Diane Gilman, 1997 (1986, traduit de l'anglais par Michel Dussandier &lt;http://www.citerre.org/fukuokamct.htm&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fukuoka M. &lt;em&gt;The Plowboy Interview, Fourty Years of Natural Farming&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Mother Earth News&lt;/em&gt;, 07/08 1982, &lt;a href=&quot;http://www.motherearthnews.com/diy/1982
July
August/The
Plowboy
Interview&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Masanobu
Fukuoka&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.motherearthnews.com/diy/1982
July
August/The
Plowboy
Interview&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Masanobu
Fukuoka&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;Testament Agricole, Pour une agriculture naturelle&lt;/em&gt;, Pr&#233;face de Jean Keilling, Postface de Raymond Lauti&#233;, Traduit de l'anglais par Jean Usse, Edition Vie et Action, Marcq-Lille, et CERAB, La Boissi&#232;re-Ecole, 1971(1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;dition anglaise, Oxford University Press, 1940), 238 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;Farming and Gardening for Health or Disease&lt;/em&gt;, Faber and Faber, 1945, &lt;a href=&quot;http://journeytoforever.org/farm
library/howard.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://journeytoforever.org/farm
library/howard.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A. et Wad Y.D., &lt;em&gt;The Waste Products of Agriculture, Their Utilization as Humus&lt;/em&gt;, Oxford University Press, 1931, &lt;a href=&quot;http://journeytoforever.org/farm
library/howard.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://journeytoforever.org/farm
library/howard.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;The General treatment of fungo&#239;d pests&lt;/em&gt;, Imperial Department of Agriculture from the West Indies, Pamphlet Series, n&#176;17, 43 p., 1902.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;Hop Experiments&lt;/em&gt;, Issued for the information of Hop Growers in Kent and Surrey, Ed. University of London, South Eastern Agricultural College, Wye, 1904.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A. et G., &lt;em&gt;Wheat in India&lt;/em&gt; :&lt;em&gt; Its production, Varieties, and Improvement&lt;/em&gt;, Ed. Imperial Department of Agriculture in India, Calcutta, 1909.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A. et G., &lt;em&gt;The improvement of crops&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Agricultural Journal of India&lt;/em&gt;, vol. VIII, part II, Calcutta, 1913, p. 01 &#224; 08.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Burt, Howard A. et G., &lt;em&gt;Pusa 12 and Pusa 4&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Some Aspects of the Agricultural Development in Bihar&lt;/em&gt;, in Bulletin n&#176; 33 of the Agricultural Research Institute, Pusa, 1913.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;Some Improvements in the Packing and Transport of Fruit in India&lt;/em&gt;, in Bulletin n&#176; 02 of the Fruit Experiment Station, Quetta, 1915&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;Soil Aeration in Agriculture&lt;/em&gt;, in Bulletin n&#176; 61 of the Agricultural Research Institute, Pusa, 1916.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;The Commercial Possibilities of the Sun-drying of Vegetables in Baluchistan&lt;/em&gt;, in Bulletin n&#176; 10 of the Fruit Experiment Station, Quetta, 1920.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;The Improvement of Fruit Packing in India&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Agricultural Journal of India&lt;/em&gt;, vol. XV, Part. I, Calcutta, 1920.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A.,&lt;em&gt; Crop-Production in India&lt;/em&gt; : &lt;em&gt;A Critical Survey of Its problems&lt;/em&gt;, Ed. Oxford University Press, 1924.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;The Salvage of Agriculture&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;The New English Weekly&lt;/em&gt;, 04 01 1940.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard A., &lt;em&gt;The animal as our farming partner&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Organic Gardening&lt;/em&gt;, Vol. II, n&#176; 3, September 1947.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard L.-E., &lt;em&gt;Labour in Agriculture&lt;/em&gt;, Oxford University Press and Royal Institue of International Affairs, 1935&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard L.-E, &lt;em&gt;Sir Albert Howard's Career&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Soil and Health&lt;/em&gt;, Memorial number, 1948, p. 03-26.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard L.-E., &lt;em&gt;Sir Albert Howard in India, &lt;/em&gt;Ed. Rodale Press, Emmaus, 1954 (Faber and Faber, 1953), 272 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;ller H., &lt;em&gt;Glaube und Technik I, Der Glaube des Bauern&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Kultur und Politik&lt;/em&gt;, 1949/1950, 4, 4 p. 01-03 et 5, 1, p. 01-05.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;ller H., &lt;em&gt;Der moderne Mensch und sein Glaube&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Kultur und Politik&lt;/em&gt;, 1959, 2, p. 01-05.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;ller H., &lt;em&gt;Die Freiheit, eine der wichstigsten Voraussetzungen der Sicherheit des Bauernstandes&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;in&lt;em&gt; Kultur und Politik, &lt;/em&gt;1952, 7, 3, p. 07-10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;ller H, &lt;em&gt;Der Christ und die Politik&lt;/em&gt; ?, in &lt;em&gt;Kultur und Politik, &lt;/em&gt;1952,1, p. 01-04.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;ller H., &lt;em&gt;La libert&#233;, une des conditions pr&#233;alables les plus importantes pour la s&#233;curit&#233; du milieu agricole, &lt;/em&gt;in&lt;em&gt; Kultur und Politik, &lt;/em&gt;1952, 7, p. 07-10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rusch H.-P., &lt;em&gt;La f&#233;condit&#233; du sol, Pour une conception biologique de l'agriculture&lt;/em&gt; (Titre original : &lt;em&gt;Bodenfruchtbarkeit, Eine Studie Biologischen Denkens&lt;/em&gt;), Paris, Ed. Le courrier du livre, 1972, (Karl F. Haug Verlag, Heidelberg, 1968), Traduit de l'allemand par Claude Aubert, 311 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rusch H.-P., &lt;em&gt;Wissenschaft und Praxis&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Kultur und Politik&lt;/em&gt;, 1961, 16, 3, p. 15-19.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Une autobiographie&lt;/em&gt;, Ed. Alice Sauerwein, PUF, Paris, 524 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Autobiographie&lt;/em&gt;, 2 volumes, EAR, Gen&#232;ve, 1923-1925.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Agriculture, Fondements spirituels de la m&#233;thode bio-dynamique &lt;/em&gt;(Titre original : &lt;em&gt;Geisteswissenschaftliche Grundlagen zum Gedeihen der Landwirschaft, Landwirtschaftlicher Kursus&lt;/em&gt;), Editions anthroposophiques Romandes, Gen&#232;ve, 1999, 338 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;La th&#233;osophie&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Introduction &#224; la connaissance suprasensible du monde et &#224; la destination suprasensible de l'homme,&lt;/em&gt; Ed. Novalis, Montesson, 1995 (1904), 196 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;La science occulte&lt;/em&gt;, Traduction de Jules Sauerwein, Librairie acad&#233;mique Perrin, Paris, 1938 (1910), 377 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Le seuil du monde spirituel&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Aphorismes&lt;/em&gt;, Ed. Alice Sauerwein/PUF, Paris, (1913), 111 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R.,&lt;em&gt; Economie sociale&lt;/em&gt;, Ed. EAR, Gen&#232;ve, 1975, 275 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R.,&lt;em&gt; V&#233;rit&#233; et science&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Prologue &#224; une philosophie de la libert&#233;&lt;/em&gt;, Editions. EAR, Gen&#232;ve, 1982, (1892), 108 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;La philosophie de la libert&#233;, Observations de l'&#226;me conduites selon la m&#233;thode scientifique&lt;/em&gt;, Ed. EAR, Gen&#232;ve, 1991 (1894), 265 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Nietzsche, Un homme en lutte contre son temps&lt;/em&gt;, EAR, Gen&#232;ve, (1895).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Goethe et sa conception du monde&lt;/em&gt;, EAR, Gen&#232;ve, 1985 (1897), 196 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;La nature humaine et les fondements de la p&#233;dagogie&lt;/em&gt;, Triades, Paris, 1996 (Conf&#233;rences donn&#233;es en 1919, 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;dition suisse en 1960), 221 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;Sant&#233; et maladie&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Fondements d'une &#233;tude sur les sens par les m&#233;thodes de la Science spirituelle&lt;/em&gt;, EAR, Gen&#232;ve, 1989 (Conf&#233;rences donn&#233;es en 1923), 450 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner R., &lt;em&gt;5&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; conf&#233;rence, f&#233;vrier 1924&lt;/em&gt;, Dornach, in &lt;em&gt;Anthroposophie, une introduction&#8230;&lt;/em&gt;, &lt;www.ersy.ch/forums&gt; [visite du 29 04 2006].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pfeiffer E., &lt;em&gt;La f&#233;condit&#233; de la terre, M&#233;thode pour conserver ou r&#233;tablir la fertilit&#233; du sol, Le principe bio-dynamique dans la nature&lt;/em&gt;, Triades, Paris, 1975, (1937), 350 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pfeiffer E., &lt;em&gt;Le visage de la terre, Le paysage expression de la sant&#233; du sol&lt;/em&gt;, Paris, Ed. La science spirituelle, XXIV&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; ann&#233;e, cahier n&#176; 2, Paris, 1949, 185 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pfeiffer E. et Riese E., &lt;em&gt;Le gai jardin potager ou comment soigner son jardin selon la m&#233;thode bio-dynamique&lt;/em&gt;, Triades, Paris, 1972, 121 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pfeiffer E., &lt;em&gt;Les forces &#233;th&#233;riques en biologie humaine et v&#233;g&#233;tale&lt;/em&gt;, Imprimerie du palais, Paris, Extrait du bulletin du centre hom&#233;opathique de France, Fascicule N&#176;1, 1934, 32 p.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt;Ouvrages g&#233;n&#233;raux&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Benv&#233;niste E., &lt;em&gt;Le vocabulaire des institutions indo-europ&#233;ennes&lt;/em&gt;, Tome 2, Minuit, Paris, 1969, 344 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brunschwig J., Lloyd G., Pellegrin P., (dir.), &lt;em&gt;Le savoir grec&lt;/em&gt;, Ed. Flammarion, Paris, 1996, 1095 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Cat&#233;chisme de l'Eglise catholique&lt;/em&gt;, Ed. Mame/Plon, Paris, 1992, 676 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chevalier J. et Gheerbrant A., (dir.), &lt;em&gt;Dictionnaire des symboles&lt;/em&gt;, Ed. Robert Laffont/Jupiter, Paris, 1982 (1969), 1060 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Dictionnaire de l'&#233;cologie&lt;/em&gt;, Ed. Encyclopaedia universalis/Albin Michel, Paris, 1999, 1400 p&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Dictionnaire Langenscheidt&lt;/em&gt; Allemand-fran&#231;ais, Larousse,1979, article &#171; Heimat &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eliade M., et Couliano I.-P., &lt;em&gt;Dictionnaire des religions&lt;/em&gt;, Plon/Pocket, 1990, 364 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Huisman D., (dir.), &lt;em&gt;Dictionnaire des mille &#339;uvres cl&#233;s de la philosophie&lt;/em&gt;, Nathan, Paris, 1993, 571 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kunzmann P., Burkard F.-P., Wiedmann F., &lt;em&gt;Atlas de la philosophie&lt;/em&gt;, Ed. Le livre de poche, Paris, 1993, 279 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lalande A., &lt;em&gt;Vocabulaire technique et critique de la philosophie&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 1993 (1926), 2 vol., 1323 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lecourt D., (dir.), &lt;em&gt;Encyclop&#233;die des Sciences&lt;/em&gt;, Ed. Le grand livre du mois / LGF, 1998, 1526 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rey A., (dir.), &lt;em&gt;Dictionnaire historique de la langue fran&#231;aise&lt;/em&gt;, Ed. Dictionnaires Le Robert, Paris, 1992, 4304 p. (Ed. petit format en trois volumes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rey A. et Rey-Debove J. (dir.), &lt;em&gt;Le nouveau petit Robert, Dictionnaire alphab&#233;tique et analogique de la langue fran&#231;aise&lt;/em&gt;, Ed. Dictionnaires Le Robert, Paris, 1995, 2552 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rey A., (dir.), &lt;em&gt;Le petit Robert des noms propres&lt;/em&gt;, Ed. Dictionnaires Le Robert, Paris, 1998, 2259 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Serres M., (dir.), &lt;em&gt;El&#233;ments d'histoire des sciences&lt;/em&gt;, Ed. Bordas, Paris, 1994 (1989), 576 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt;Agriculture biologique&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allard G., David C., Henning J., (dir.), L'agriculture biologique face &#224; son d&#233;veloppement, Les enjeux futurs, Actes du colloque de Lyon, 6-8 d&#233;cembre 1999, INRA &#233;ditions, 2000, 394 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ari&#232;s P., &lt;em&gt;Anthroposophie : enqu&#234;te sur un pouvoir occulte&lt;/em&gt;, Editions Golias, Villeurbanne, 2001, 288 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aubert C., &lt;em&gt;L'agriculture biologique, Une agriculture pour la sant&#233; et l'&#233;panouissement de l'homme&lt;/em&gt;, Ed. Le courrier du livre, Paris, 1970, 253 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barton G., &lt;em&gt;Sir Albert Howard and the Forestry Roots of the Organic Movement, in Agricultural History&lt;/em&gt;, vol. 75, 2, 2001, p. 168-187.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonneuil C. et Mouchet C., (dir), &lt;em&gt;Entre visionnaires, praticiens et chercheurs scientifiques : Une histoire de la dynamique des savoirs li&#233;s &#224; l'agriculture biologique (XX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle)&lt;/em&gt;, projet de recherches pr&#233;sent&#233; &#224; l'AC CNRS &#171; Histoire des Savoirs &#187;, 2003, 26 p., &lt;&lt;a href=&quot;http://www.cnrs.fr/DEP/prg/Hist.Savoirs/projets2003
nselec/HDS-bonneuil.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.cnrs.fr/DEP/prg/Hist.Savoirs/projets2003
nselec/HDS-bonneuil.pdf&lt;/a&gt;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Belon S. et alii, L'agriculture biologique et l'INRA, Vers un programme de recherche, Rapport interne INRA, Ed. INRA, 25 p.,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Calame M., L'agriculture biologique, un retour au Moyen-&#196;ge ? in La Bergerie 1995-2000, Philosophie et bilan d'activit&#233;, Editions Charles L&#233;opold Mayer/FPH, 155 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Caplat J., Paradoxes de l'agriculture biologique en France, in Ecologie et politique, 31/2005, p. 91-93.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Carpenter-Boggs L.A., &lt;em&gt;Effects of biodynamic preparations on compost, crop, and soil quality&lt;/em&gt;, Th., Washington State University, 1997, 164 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conford P., &lt;em&gt;The Origins of the Organic Movement&lt;/em&gt;, Ed. Floris Book, Edinburgh, 2001, 287 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deavin A., Horsgood R.K. and Rusch V, &lt;em&gt;Rhizosphere microflora in relation to soil conditions. Part I : Comparison of bacteria in soil, rhizosphere and rhizoplane&lt;/em&gt;. Zbl. Bakt. II, Abt. 136, (1981), p. 613-618.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deavin A., Horsgood R.K. and Rusch V, &lt;em&gt;Rhizosphere microflora in relation to soil conditions. Part II : Rhizosphere and soil &#171; coliform &#187; bacteria&lt;/em&gt;, Zbl. Bakt. II, Abt. 136, (1981), p. 619-627&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De France J.-M., &lt;em&gt;Entretien avec un repr&#233;sentant des magasins Satoriz&lt;/em&gt;, &lt;www.satoriz.com/index
new.php ?page=les-entretients&amp;NUM
ARTICLE=218&amp;NUM
RUBRIQUE=5&gt;, visite de 10/2006.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dessau J. et Le Pape Y., &lt;em&gt;L'agriculture biologique : critique technologique et syst&#232;me social&lt;/em&gt;, Universit&#233; de Grenoble, Centre de recherche r&#233;gionale CORDES, 1975.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fliessbach A. et M&#228;der P., &lt;em&gt;Essai Doc, Performance des syst&#232;mes bio&lt;/em&gt;, Ed. IRAB/FIBL, 2005, 16 p., &lt;http://www.reckenholz.ch/doc/fr/forsch/landbau/bio/05btagf02.pdf&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Galbreath R.C., Spiritual science in an age of materialism : Rudolf Steiner and occultism, Th., University of Michigan, 1970, 526 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gieryn F. T., &lt;em&gt;Cultural boudaries of science, Credibility on the Line&lt;/em&gt;, Chicago and London, University of Chicago Press, 381 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hoffmann H. et Marx G., &lt;em&gt;Die Entwicklung des &#214;kologischen Gartenbaus in der Obstbausiedlung Eden, &lt;/em&gt;Humboldt-Universit&#228;t, Fakult&#228;tsschwerpunkt &#214;kologie der Agrarlandschaften, Berlin, 1999,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://orgprints.org/1297/01/hoffmann-1999-entwicklung-eden.doc&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://orgprints.org/1297/01/hoffma&#8230;&lt;/a&gt; [visite de 09/2006].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Joyeux H., &lt;em&gt;Changez d'alimentation, Faut-il manger bio ?&lt;/em&gt;, Ed. F.X. de Guibert, Paris, 2002, 272 p. ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Keyserlingk A. (von), (dir.), &lt;em&gt;La naissance de l'agriculture bio-dynamique, &lt;/em&gt;Ed. Novalis, Montesson, 2003,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;260 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;K&#246;neman E., Der Mensch im Reich der Ordnung, Lebensgesetze und Lebensordnung, Braum&#252;ller, Wien, 1976.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Pape Y., Cadiou P., Lefebvre A., Mathieu-Gaudrot S. et Oriol S., &lt;em&gt;L'agriculture biologique en France, &#233;cologie ou mythologie ?&lt;/em&gt;, Presses universitaires de Grenoble, 1975, 180 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorand A.C., &lt;em&gt;Biodynamic agriculture : a paradigmatic analysis&lt;/em&gt;, Th., Pennsylvania State University, 1996, 113 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mollison B. et Holmgren D., &lt;em&gt;Permaculture 1&lt;/em&gt;, Debard, Paris, 1986 (1978), 180 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moser P., Der Stand der Bauern, B&#228;uerliche Politik, Wirtschaft und Kultur gestern und heute, Ed. Huber, Frauenfeld, 1994, 424 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pain J., Landbau als Kulturkritik. &#8222;Boden&#171; als Kristallisationspunkt gesellschaftsreformerischer Bestrebungen alternativer Landbaubewegungen Deutschlands und der Schweiz, Communication donn&#233;e lors de la Journ&#233;e d'Etude L'agriculture biologique, ferment du d&#233;veloppement &#233;cologique ?, Universit&#233; de Technologie de Troyes, 23 06 2005 (Organisation : Association pour la Philosophie, l'HIstoire des Fondements, et l'Avenir de l'Agriculture Biologique (APHIFAAB) et Yvan Besson ; Actes &#224; para&#238;tre en 2007, cf. &lt;a href=&quot;http://monsite.orange.fr/aphifaab&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://monsite.orange.fr/aphifaab&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peters S.-M., The Land in Trust, A social history of the organic farming movement, Th., Mac Gill University, 1980.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Philipps C., South African permaculture : a political ecology perspective, Th., University of Guelph, 1999, 172 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piriou S., L'institutionnalisation de l'agriculture biologique, 1980-2000, Th., ENSAR, Rennes, 2002, 467 p. + Annexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Riesen R., &lt;em&gt;Die Scweizerische Bauernheimatbewegung (Jungbauern), Entwicklung von den Anf&#226;ngen bis 1947 unter der F&#252;hrung von D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt; Hans M&#252;ller, M&#246;schberg/Grossh&#246;chstetten&lt;/em&gt;, Ed. Franke, Bern, 1972, cit&#233; in Simon B., &lt;em&gt;Zur Geschichte des Organish-biologischen Landbaus nach M&#252;ller-Rusch&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Zeitschrift f&#252;r Agrargeschichte und Agrarsoziologie&lt;/em&gt;, 39, Heft 01, 1991, p. 69-90.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rushefsky M.E., &lt;em&gt;Organic farming science and ideology in a technological dispute&lt;/em&gt;, Th., State University of New York at Binghamton, 1997, 227 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sattler F. et Wistinghausen E. (von), &lt;em&gt;La Ferme Biodynamique&lt;/em&gt;, Ed. Arts Graphiques Europ&#233;ens (Ed. Ulmer, Stuttgart, 1985), Paris, 1987, 340 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Schaumann W., Siebeneicher G.-E., Lunzer I., &lt;em&gt;Geschichte des okologischen Lanbaus&lt;/em&gt;, S&#214;L, Sonderausgabe n&#176; 65, Bad Durkeim, 2002, 200 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Shiva V., &lt;em&gt;In Praise Of Cowdung&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; &lt;/em&gt;03 p., &lt;a href=&quot;http://www.zmag.org/sustainers/content/2002-11/12shiva.cfm&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.zmag.org/sustainers/cont&#8230;&lt;/a&gt; [visite de 10/2006].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Silguy (De) C., L'agriculture biologique, Des techniques efficaces et non polluantes, Patino/Terre Vivante, 1994, 185 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Silguy (De) C., &lt;em&gt;L'agriculture biologique, &lt;/em&gt;PUF, Paris, 1991, 128 p&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Solana P., &lt;em&gt;La bio, De la terre &#224; l'assiette&lt;/em&gt;, Sang de la terre/Bornemann, Paris, 1999, 253 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soper J., &lt;em&gt;Pour comprendre le cours aux agriculteurs de Rudolf Steiner&lt;/em&gt;, Ed. Le courrier du livre, Paris, 1980 (Ed. Bio-Dynamic Agricultural Association, Clent, 1976), 164 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V&#233;rot D., &lt;em&gt;Une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale riche en d&#233;bats&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;FNAB INFO, La Revue des Agriculteurs Biologiques&lt;/em&gt;, n&#176; 63, 2002, 27 p., p. 04-07.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Viel J.-M., &lt;em&gt;L'agriculture biologique en France&lt;/em&gt;, Th., Paris I, IEDES, Paris, 1978.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Viel J.-M., &lt;em&gt;L'agriculture biologique : une r&#233;ponse ?&lt;/em&gt;, Ed. Entente, Paris, 1979, 96 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vogt G., Enstehung und Entwiclung des &#246;kologischen Landbaus im deutschsprachigen Raum, S&#214;L, Bad Durkeim, 2000, 399 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vogt G., &lt;em&gt;Ewald K&#246;nemann&lt;/em&gt;, 01 p., &lt;ww.vegetarierbund.de&gt; [visite de 04/2004].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wood D., &lt;em&gt;One Hand Clapping : Organic Farming in India, &lt;/em&gt;04 p., &lt;www.cgfi.org/materials/articles/2002/dec
12
02
wood.htm&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;[visite de 10/2006].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt;Agriculture, aspects sociaux et historiques&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aug&#233;-Larib&#233; M., &lt;em&gt;Grande ou petite propri&#233;t&#233; ? Histoire des doctrines en France sur la r&#233;partition du sol et la transformation industrielle de l'agriculture&lt;/em&gt;, Th&#232;se pour le doctorat, Universit&#233; de Montpellier, Imprimerie Firmin, Montane et Sicardi, 1902.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berque A., &lt;em&gt;L'agriculture et la paysannerie sacrifi&#233;e aux imp&#233;ratifs de la croissance&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Le Monde diplomatique&lt;/em&gt;, 12/1975.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cauvin J., &lt;em&gt;Naissance des divinit&#233;s, Naissance de l'agriculture&lt;/em&gt;, Flammarion, 1998 (CNRS Editions, 1997).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Crisenoy (De) C., &lt;em&gt;L&#233;nine face aux moujiks&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1978.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Del&#233;age E., &lt;em&gt;Paysans, De la parcelle &#224; la plan&#232;te&lt;/em&gt;, Ed. Syllepse, 2004, 245 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Del&#233;age E., Au-del&#224; de la Tradition et de la Modernit&#233; : le R&#233;seau Agriculture Durable. Socio-anthropologie d'un mouvement social paysan de l'Ouest de la France, Th., Universit&#233; de Caen, 2003, 333 p. + Annexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dupont Y., Pourquoi faut-il pleurer les paysans ?, in Ecologie et politique, 2005, 31 (num&#233;ro intitul&#233; Paysans malgr&#233; tout !), p. 25-40.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Farcy J.-C., &lt;em&gt;Capitalisme agraire et sp&#233;cialisation agricole dans le centre du bassin parisien&lt;/em&gt;, in Garrier G. et Hubscher R., (dir.), &lt;em&gt;Entre faucilles et marteaux, Pluriactivit&#233;s et strat&#233;gies paysannes&lt;/em&gt;, Ed. Presses Universitaires de Lyon / Maison des Sciences de l'Homme, 1988, 242 p., p. 161-174.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guillaumin E., &lt;em&gt;Paysans par eux-m&#234;mes&lt;/em&gt;, Stock, 1980, (1953), 319 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri (P&#232;re), &lt;em&gt;Le don de la terre&lt;/em&gt;, Edition Journ&#233;es Paysannes, Angers, 1995, 49 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Houssel J.-P., Max Weber revisit&#233; : quand les pays de chr&#233;tient&#233; r&#233;ussissent le passage de la soci&#233;t&#233; paysanne &#224; la modernit&#233;, 2002, 15 p., &lt;http://fig-st-die.education.fr/actes/actes
2002/houssel/article.htm&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lamy Y., &lt;em&gt;Hommes de fer et paysannerie dans la Dordogne proto-industrielle&lt;/em&gt;, in Garrier G. et Hubscher R., (dir.), &lt;em&gt;Entre faucilles et marteaux, Pluriactivit&#233;s et strat&#233;gies paysannes&lt;/em&gt;, Ed. Presses Universitaires de Lyon / Maison des Sciences de l'Homme, 1988, 242 p., p. 175-200.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Masp&#233;tiol R., &lt;em&gt;L'Ordre &#233;ternel des champs&lt;/em&gt;, Ed. De M&#233;dicis, Paris, 1946, 589 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mayaud J.-L., &lt;em&gt;La petite exploitation rurale triomphante&lt;/em&gt;, France, XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, Belin, Paris, 1999, 278 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mazoyer M. et Roudart L., Histoire des agricultures du monde, Du n&#233;olithique &#224; la crise contemporaine, Seuil, Paris, 1997, 545 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mendras H., &lt;em&gt;La fin des paysans&lt;/em&gt;, Actes Sud, Arles, 1984, 439 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier J.-M., &lt;em&gt;Trois cycles technologiques &#224; Morez, Haut-Jura&lt;/em&gt;, in Belot R., Cotte M., Lamard P., (dir.), &lt;em&gt;La technologie au risque de l'histoire&lt;/em&gt;, Ed. Universit&#233; de technologie de Belfort-Montb&#233;liard / Berg international, Belfort/Paris, 2000, 454 p., p. 25-42.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pernet F., &lt;em&gt;R&#233;sistances paysannes&lt;/em&gt;, Presses universitaires de Grenoble, 1982.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Remarques sur l'agriculture g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;e et la d&#233;gradation des esp&#232;ces&lt;/em&gt;, Ouvrage collectif anonyme, Ed. Encyclop&#233;die Des Nuisances, Paris, 1999, 106 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wright G., &lt;em&gt;La r&#233;volution rurale en France, Histoire politique de la paysannerie au XX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/em&gt;, Ed. Epi, Paris, 1967 (Stanford University Press, 1964), 348 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt;Histoire de l'agronomie, th&#233;ories agronomiques, et agroforesterie&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alexandrian D. et Binggeli F., &lt;em&gt;L'&#233;cologie prend le maquis, For&#234;t, biomasse, &#233;nergie, compost&lt;/em&gt;, Ed. Edisud, Aix-en-Provence, 1984, 219 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Association nationale pour le perfectionnement et le d&#233;veloppement de l'emploi des engrais et des amendements, &lt;em&gt;La fertilisation, Engrais et Amendements&lt;/em&gt;, Paris, 1955 ?, 45 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baumer M., &lt;em&gt;Agroforesterie et d&#233;sertification&lt;/em&gt;, Ed. Centre Technique de Coop&#233;ration Agricole et Rurale, Wageningen, 1987, 261 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berner A., Quatre mille ans d'agriculture durable, in Bio actualit&#233;s, Ed. IRAB/FIBL, 10/2004, p. 06-07.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blondel-M&#233;grelis M., &lt;em&gt;Agriculture et &#233;quilibres au XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/em&gt;, in Acot P., (dir.), &lt;em&gt;La ma&#238;trise du milieu&lt;/em&gt;, Vrin, 1994, 151 p., p. 15-38.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blondel-M&#233;grelis M., Justus Liebig, Tout est chimie, in L'actualit&#233; chimique, 10/2003, p. 50-59.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boulaine J., &lt;em&gt;Histoire des p&#233;dologues et de la science des sols&lt;/em&gt;, Ed. INRA, Paris, 1989, 230 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boulaine J., &lt;em&gt;Histoire de l'agronomie en France&lt;/em&gt;, Ed. Lavoisier, Paris, 1992.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boulaine J., &lt;em&gt;Quatre si&#232;cles de fertilisation, Premi&#232;re partie&lt;/em&gt;, in Etude et Gestion des Sols, 1995, 2, 3, p. 201-208.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boulaine J., &lt;em&gt;Quatre si&#232;cles de fertilisation, Deuxi&#232;me partie&lt;/em&gt;, in Etude et Gestion des Sols, 1995, 2, 4, p. 219-226.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brosse J.,&lt;em&gt; L'aventure des for&#234;ts en Occident&lt;/em&gt;, De la pr&#233;histoire &#224; nos jours, Ed. J.C. Latt&#232;s, 2000, 497 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceulemans R.J. et Saugier B., &lt;em&gt;Photosynthesis&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Physiology of Trees&lt;/em&gt;, Ed. A.S. Raghavendra, 1991, p. 21-49.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Clout H.D. et Phillips A.D.M., Fertilisants min&#233;raux en France au XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, in Etudes Rurales, 1972, 42, p. 09-28&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Columelle, &lt;em&gt;De l'agriculture, Livre X, De l'horticulture,&lt;/em&gt; Belles Lettres / Bud&#233;, Collection des universit&#233;s de France, 2002.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dumas R., Trait&#233; de l'arbre, Essai d'une philosophie occidentale, Ed. Actes Sud, Arles, 2002, 256 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Duchaufour P., Article &#171; Humus &#187;, in &lt;em&gt;Dictionnaire de l'&#233;cologie&lt;/em&gt;, Encyclopaedia Universalis, Albin Michel, Paris, 1999, 1400 p., p. 702-712.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Feller C., Boulaine J. et Pedro G., Indicateurs de fertilit&#233; et durabilit&#233; des syst&#232;mes de culture au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, L'approche de Albrecht Tha&#235;r, in Etude et gestion des sols, 2001, 8, 1, p. 33-46.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Feller M. et Manlay R., Evolution des concepts d'humus et de fertilit&#233; sur trois si&#232;cles dans une optique de rendements soutenus, Ed. GCBR / Universit&#233; de Laval, Publication n&#176; 146, Qu&#233;bec, 21 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Germain D. et Lemieux G., &lt;em&gt;Le Bois Ram&#233;al Fragment&#233; : la cl&#233; de la fertilit&#233; durable du sol&lt;/em&gt;, Publication GCBR n&#176; 129, Universit&#233; Laval, D&#233;partement des Sciences du Bois et de la For&#234;t, Canada, 2003, (2001), 15 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Giono J., &lt;em&gt;L'homme qui plantait des arbres&lt;/em&gt;, Ed. Gallimard, Paris, 2002, 58 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Godron G. et Lemieux G., &lt;em&gt;Le bois des rameaux, un &#233;l&#233;ment crucial de la biosph&#232;re&lt;/em&gt;, Publication GCBR n&#176; 88, Universit&#233; Laval, D&#233;partement des Sciences du Bois et de la For&#234;t, Canada, 1998, 32 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hall&#233; F., Eloge de la plante, Pour une nouvelle biologie, Seuil, Paris, 1999, 347 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Harrison R., &lt;em&gt;For&#234;ts, Essai sur l'imaginaire occidental&lt;/em&gt;, Flammarion, Paris, 1992, 406 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henry D., &lt;em&gt;Sol et &#233;cosyst&#232;me : manifeste pour un nouveau regard&lt;/em&gt;, Publication GCBR n&#176; 208, Universit&#233; de Laval, 2005, 54 p. (+ Bibliographie compl&#232;te des publications GCBR).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jas N., Au carrefour de la chimie et de l'agriculture, Les sciences agronomiques en France et en Allemagne, 1840-1914, Editions des archives contemporaines, Paris, 2001, 433 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jas N., &lt;em&gt;Chimie et agriculture en France et en Allemagne, 1870-1914&lt;/em&gt;, M&#233;moire de DEA, Facult&#233; d'histoire, Universit&#233; Lumi&#232;re, Bron, 1994, 165 p. + Annexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jas N., Les sciences agricoles en Allemagne. La chimie agricole, des premi&#232;res th&#233;ories sur la nutrition des plantes &#224; l'av&#232;nement des engrais industriels, M&#233;moire de Ma&#238;trise, Facult&#233; d'histoire, Universit&#233; Lumi&#232;re, Bron, 1993, 99 p. + Annexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jas N., Microorganismes &#224; tout faire : les tentatives de red&#233;finitions du champ scientifique de la fertilisation par la microbiologie du sol en France vers 1886 &#8211;1930, Communication lors de la Journ&#233;e d'&#233;tude L'agriculture biologique, ferment du d&#233;veloppement &#233;cologique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lemieux G., L'origine foresti&#232;re des sols agricoles : la diversification microbiologique par aggradation sous l'effet des bois ram&#233;aux fragment&#233;s, Publication GCBR n&#176; 29, Universit&#233; de Laval, 1993, 30 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lemieux G., L'aggradation des sols par le patrimoine microbiologique d'origine foresti&#232;re, Universit&#233; Laval, Qu&#233;bec, Publication GCBR n&#176; 25, 1992, 10 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lemieux G., &lt;em&gt;L'intersuffisance des &#233;cosyst&#232;mes &#233;pig&#233; et hypog&#233;&lt;/em&gt;, Publication GCBR n&#176; 16, 1990, 39 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lemieux G. et Lapointe A., &lt;em&gt;Le bois ram&#233;al et la p&#233;dog&#233;n&#232;se : une influence agricole et foresti&#232;re directe&lt;/em&gt;, Publication GCBR n&#176; 15, 1996 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;d. 1990), 35 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Liebig J., &lt;em&gt;Chimie appliqu&#233;e &#224; la physiologie v&#233;g&#233;tale et &#224; l'agriculture&lt;/em&gt;, Ed. Fortin, Masson et C&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;ie&lt;/sup&gt;, Paris, Traduction de Charles Gerhardt, 1844, 2&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition, 541 p., &lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Liebig J., &lt;em&gt;Es ist ja dies die Spitze meines Lebens, Naturgesetze im Landbau&lt;/em&gt;, Ed. Stiftung &#214;kologie und Landbau, Sonderausgabe n&#176; 23, 1995, 54 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maathai W., &lt;em&gt;Pour l'amour des arbres&lt;/em&gt;, Ed. l'Archipel, Paris, 2005, 164 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maathai W., Un prix Nobel de la paix pour la plan&#232;te, in l'Ecologiste, 2004, vol. 5, n&#176; 03, p. 06-07.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Masutti C, &lt;em&gt;Le Dust Bowl, la politique de conservation des ressources et les &#233;cologues aux Etats-Unis dans les ann&#233;es 1930,&lt;/em&gt; Th., Universit&#233; Louis Pasteur, Strasbourg I, 2004, 392 p. + Annexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mennessier M., L'Am&#233;rique abandonne la charrue, in Le Figaro, 19 novembre 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Munday P., Sturm und Dung : Justus von Liebig and the Chemistry of Agriculture, Th., UMI Dissertation Service, Michigan, 1990&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mustin M., &lt;em&gt;Le compost, Gestion de la mati&#232;re organique&lt;/em&gt;, Ed. Fran&#231;ois Dubusc, Paris, 1987, 954 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nahal I., &lt;em&gt;La d&#233;sertification dans le monde, Causes, processus, cons&#233;quences, lutte&lt;/em&gt;, Ed. Harmattan, Paris, 2004, 163 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;No&#235;l B., Le bois ram&#233;al fragment&#233;, Plus de carbone pour nos sols et un outil pour une agriculture durable respectueuse de l'environnement, Centre des Techniques Agronomiques de Str&#233;e, Direction g&#233;n&#233;rale de l'Agriculture, Minist&#232;re de la R&#233;gion Wallonne, 2005, 38 p.,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;No&#235;l B., &lt;em&gt;&#201;tude comparative de l'apport au sol en conditions contr&#244;l&#233;es de Bois Ram&#233;aux Fragment&#233;s (&lt;abbr title='Bois Ram&#233;al Fragment&#233;'&gt;BRF&lt;/abbr&gt;) et de Bois Ram&#233;aux compost&#233;s, appliqu&#233;s en mulch&lt;/em&gt;, M&#233;moire pr&#233;sent&#233; pour l'obtention du dipl&#244;me d'Ing&#233;nieur chimiste et des industries agricoles, Universit&#233; Catholique de Louvain, Facult&#233; des Sciences Agronomiques, 1996 (publication &#233;dit&#233;e par le GCBR (n&#176;76)).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;No&#235;l B., &lt;em&gt;M&#233;morandum de l'usage du &lt;abbr title='Bois Ram&#233;al Fragment&#233;'&gt;BRF&lt;/abbr&gt;, Le comment et le pourquoi&lt;/em&gt;, Publication GCBR n&#176; 79, 2003 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;d. 1997), 12 p., p. 06.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;No&#235;l B., &lt;em&gt;Lexique agronomique&lt;/em&gt;, sur &lt;a href=&quot;http://www.aggra.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.aggra.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pain I. et J., &lt;em&gt;Les m&#233;thodes Jean Pain ou Un autre jardin&lt;/em&gt;, 1981, (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;d. 1972), 88 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Perry D.A. et alii, &lt;em&gt;Bootstrapping in ecosystems&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;BioScience&lt;/em&gt;, 39, 4, 1989, p. 230-237.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pochon A.,&lt;em&gt; Les champs du possible, Plaidoyer pour une agriculture durable&lt;/em&gt;, Ed. Syros/Alternatives &#233;conomiques, Paris, 1998, 252 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Poulain D., Histoires et chronologies de l'agriculture fran&#231;aise, Ellipses, Paris, 2004, 426 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Robin P., Horticulture sans sol : histoire et actualit&#233;, in Cahiers d'&#233;conomie et sociologie rurales, n&#176;46-47, 1998, p. 97-112&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Robin P., &lt;em&gt;Le point de vue de l'agronome&lt;/em&gt;, in Aeschlimann J.-P., Feller C., Robin P., &lt;em&gt;Histoire et Agronomie, entre Ruptures et Dur&#233;e&lt;/em&gt; (Colloque Histagro), Ed. de l'IRD, 2007 (&#224; para&#238;tre).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Schling-Brodersen U., Entwicklung and Institutionalisierung der Agrikulturechemie im XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Jahrhundert : Liebig and die landwirtschaftliche Versuchsstationen, Braunscchweiger Ver&#246;ffentlichung zur Geschichte der Pharmazie und der Naturwissenschaft, Braunschweig, 1989.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Turckeim (De) B. et Bruciamacchie M., La futaie irr&#233;guli&#232;re, Th&#233;orie et pratique de la sylviculture irr&#233;guli&#232;re, continue et proche de la nature, Ed. Edisud, Aix-en-Provence, 2005, 282 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Varron, &lt;em&gt;Economie rurale&lt;/em&gt;, Livre I, 9, Belles Lettres / Bud&#233;, Collection des universit&#233;s de France, 1978.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voigt K.A., Grier C.C. et Meir C.E., Mycorrhizal role in net primary products and nutrient cycling in Abies amabilis ecosystems in western Washington, in Ecology, 1982, p. 370-380.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Waksman S.-A., &lt;em&gt;Humus, Origin, chemical composition and importance in nature&lt;/em&gt;, Ed. Williams and Wilkins Co., Baltimore. 1938, 526 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wendt G., &lt;em&gt;Carl Sprengel und die von ihm geschaffene Mineraltheorie als fundament der neuen Pflanzenern&#228;hrungtheorie&lt;/em&gt;, Inaugural-Dissertation zur Erlangung des Doktorgrades der Mathematisch-Naturwissenschaftlischen Fakult&#228;t der Georg-August-Universit&#226;t zu G&#244;ttingen, Ernst Fischer, G&#246;ttingen, 1950, 208 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Histoire et th&#233;ories de l'&#233;cologie et de l'&#233;cologisme&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Acot P., &lt;em&gt;Histoire de l'&#233;cologie&lt;/em&gt;, PUF, 1994, 128 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alphand&#233;ry P., Bitoun P., Dupont Y., &lt;em&gt;L'&#233;quivoque &#233;cologique&lt;/em&gt;, La d&#233;couverte, Paris, 1993, 279 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barbault R., Un &#233;l&#233;phant dans le jeu de quilles, L'homme dans la biodiversit&#233;, Seuil, Paris, 2006, 270 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bartholom&#233;e 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt;, &lt;em&gt;Pour une Journ&#233;e de la cr&#233;ation&lt;/em&gt;, in l'Ecologiste, 9/2003, p. 61-63.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bastaire J., &lt;em&gt;Pour une &#233;cologie chr&#233;tienne&lt;/em&gt;, Cerf, 2004, 88 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Belpomme D., Ces maladies cr&#233;&#233;es par l'homme, Comment la d&#233;gradation de l'environnement met en p&#233;ril notre sant&#233;, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, 380 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bennahmias J.-L. et Roche A., Des Verts de toutes les couleurs, Histoire et sociologie du mouvement &#233;colo, Albin Michel, Paris, 1992, 209 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blanchart E. et alii, Perception et popularit&#233; des vers de terre avant et apr&#232;s Darwin, in Etude et gestion des sols, 2005, 12, 2, p. 145-151.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D., &lt;em&gt;Les sc&#233;narios de l'&#233;cologie&lt;/em&gt;, Hachette, Paris, 1996, 142 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D., &lt;em&gt;Le nouvel &#226;ge de l'&#233;cologie&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Le D&#233;bat&lt;/em&gt;, n&#176; 113, 2001, p. 92-105&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D., &lt;em&gt;Modernit&#233; et nature &lt;/em&gt;(Postface), in&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Bourg D., (dir.),&lt;em&gt; Les sentiments de la nature, &lt;/em&gt;La d&#233;couverte, 1993, p. 227-246&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Colinvaux P., &lt;em&gt;Invitation &#224; la science de l'&#233;cologie, (Les man&#232;ges de la vie)&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1993 (Princeton University Press, 1978), 251 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Del&#233;age J.-P., &lt;em&gt;Une histoire de l'&#233;cologie&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1994 (Ed. La D&#233;couverte, 1991), 330 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Delort R. et Walter F&lt;em&gt;., Histoire de l'environnement europ&#233;en&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 2001, 352 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Darwin C., La formation de la terre v&#233;g&#233;tale par l'action des vers avec des observations sur leurs habitudes, Ed. Syllepse, Paris, 2001, 179 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Duban F., L'&#233;cologisme aux Etats-Unis : histoire et aspects contemporains de l'environnementalisme am&#233;ricain, Ed. Harmattan/Universit&#233; de La R&#233;union, 2000, 189 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dupuy M., Les cheminements de l'&#233;cologie en Europe, Une histoire de la diffusion de l'&#233;cologie au miroir de la for&#234;t, 1880-1980, Ed. Harmattan, Paris, 2004, 297 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Drouin J.-M., &lt;em&gt;L'&#233;cologie et son histoire, R&#233;inventer la nature&lt;/em&gt;, Flammarion, Paris, 1993 (Descl&#233;e de Brouwer, 1991), 218 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Erkman S., Vers une &#233;cologie industrielle, Comment mettre en pratique le d&#233;veloppement durable dans une soci&#233;t&#233; hyper-industrielle, Ed. Charles L&#233;opold Mayer, Paris, 1998, 147 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Illich I., &lt;em&gt;La convivialit&#233;&lt;/em&gt;, Seuil, 1973.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacob J., &lt;em&gt;Les sources de l'&#233;cologie politiques&lt;/em&gt;, Editions Panoramiques/Corlet, Cond&#233;-sur-Noireau, 1995, 179 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacob J., &lt;em&gt;Histoire de l'&#233;cologie politique&lt;/em&gt;, Ed. Albin Michel, Paris, 1999, 361 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jonas H., &lt;em&gt;Une &#233;thique pour la nature&lt;/em&gt;, Ed. DDB (Suhrkamp Verlag, Frankfurt-am-Main, 1993), Paris, 2000 161 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Matagne P., Aux origines de l'&#233;cologie, Les naturalistes en France de 1800 &#224; 1914, Ed. CHTS, Paris, 1999, 302 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pelt J.-M., La solidarit&#233; chez les plantes, les animaux, les humains, Fayard, Paris, 2004, 196 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Roose (De) F. et Van Parijs P., La pens&#233;e &#233;cologiste, Essai d'inventaire &#224; l'usage de ceux qui la pratiquent comme de ceux qui la craignent, Ed. De Boeck, Bruxelles, 1994 (1991), 203 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Schumacher E.F., &lt;em&gt;Small is beautiful, Une soci&#233;t&#233; &#224; la mesure de l'homme&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1978 (Blond and Briggs Ltd, London, 1973), 318 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thoreau H.D., &lt;em&gt;Journal, 1837-1861&lt;/em&gt;, Ed. Deno&#235;l, Paris, 1986, 219 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vernadsky W., &lt;em&gt;La biosph&#232;re&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 2002 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;dition russe en 1926), 284 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Walter F., Les Suisses et l'environnement, Une histoire du rapport &#224; la nature du 18&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; nos jours, Ed. Zo&#233;, 1990, 294 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Weizs&#228;cher (von) E., Lovins A.B., Hunter-Lovins L, Facteur 4, Deux fois plus de bien-&#234;tre en consommant deux fois moins de ressources, Un rapport au Club de Rome, Editions Terre vivante, Mens, 1997, 320 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;World Resources Institute, World Resources 2000-2001, People and Ecosystems : The Fraying Web of life, Washington, 2000.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Worster D., &lt;em&gt;Les pionniers de l'&#233;cologie, Une histoire des id&#233;es &#233;cologiques&lt;/em&gt;, Ed. Sang de la terre, Paris, 1998, (Cambridge University Press, 1985)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;White Lynn Jr, The Historical Roots of Our Ecologic Crisis, in Science, vol. 155, 1967, p. 1203-1207&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Histoire &#233;conomique et culturelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bairoch P., Victoires et d&#233;boires, Histoire &#233;conomique et sociale du monde du XVI&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; nos jours , Gallimard, Paris, 1997, Trois tomes, 662 p., 1015 p., 1111 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barles S, &lt;em&gt;L'invention des d&#233;chets urbains, France 1790-1970&lt;/em&gt;, Ed. Champ Vallon, Seyssel, 2005, 301 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baub&#233;rot A., &lt;em&gt;Histoire du Naturisme, Le mythe du retour &#224; la nature&lt;/em&gt;, Presses Universitaires de Rennes, 2004, 351 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bedarida F., La soci&#233;t&#233; anglaise du milieu du XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; nos jours, Seuil, Paris, 1990, 351 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blanquart P., &lt;em&gt;Une histoire de la ville, Pour repenser la soci&#233;t&#233;&lt;/em&gt;, La d&#233;couverte, Paris, 1997, 194 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blondel J.-F., Bouleau, J.-C., Tristan F., &lt;em&gt;Encyclop&#233;die du compagnonnage, Histoire, symboles et l&#233;gendes&lt;/em&gt;, Ed. Rocher, 2000, 721 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Davis M., G&#233;nocides tropicaux, Catastrophes &#233;cologiques et famines coloniales, Aux origines du sous-d&#233;veloppement, La d&#233;couverte, Paris, 2003, 479 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Foucault M., Histoire de la folie &#224; l'&#226;ge classique, Plon, Paris, 1961.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frecot J. et Kerbs D., &lt;em&gt;Fidus 1868-1948, La pratique esth&#233;tique des mouvements d'&#233;vasion civils&lt;/em&gt; (Ed. Rogner et Bernhard, Munich, 1972).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frecot J., &lt;em&gt;Quarante ann&#233;es de mouvement de r&#233;forme de vie en Allemagne, environ 1890-1930, Biblioth&#232;que Janos Frecot, Berlin&lt;/em&gt;, &lt;www-sul.stanford.edu/depts/hasrg/german/lebens.html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gimeno P., L'esprit d'Ascona, pr&#233;curseur d'un &#233;cologisme spirituel et pacifiste, in Ecologie et politique, vol. 27, 2003, p. 235-244.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gimpel J., &lt;em&gt;La r&#233;volution industrielle du Moyen-Age&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1975, 253 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Girardet R., &lt;em&gt;Mythes et mythologies politiques&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1986, 191 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Icher F., &lt;em&gt;99 r&#233;ponses sur le compagnonnage&lt;/em&gt;, CRDP/CDDP du Languedoc-Roussillon, 1994, 210 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kerbs D. und Reulecke J., &lt;em&gt;Handbuch der deutschen Reformbewegungen, 1880-1933&lt;/em&gt;, Ed. Peter Hammer Verlag, Wuppertal, 1998, 389 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Goff J., &lt;em&gt;La naissance du Purgatoire&lt;/em&gt;, Gallimard, Folio, Paris, 1981, 509 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Goff J., &lt;em&gt;La bourse et la vie, Economie et religion au Moyen-Age&lt;/em&gt;, Ed. Hachette, Pluriel, Paris, 1986, 150 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Goff J., Pour un autre Moyen-Age, Temps, travail et culture en Occident : 18 essais, Gallimard, Paris, 1991, (1977).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Goff J., &lt;em&gt;A la recherche du Moyen-Age&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 2006, 171 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lopez R.-S., The commercial revolution of the Middle-Ages (950-1350), Cambridge University Press, 1976.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#246;wy M. et Sayre R., R&#233;volte et m&#233;lancolie, Le romantisme &#224; contre courant de la modernit&#233;, Payot, Paris, 1992, 306 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;nard G. et Miquel C., Les ruses de la technique, Le symbolisme des techniques &#224; travers l'histoire, Ed. M&#233;ridiens-Klincksieck, 1988, 389 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;nard G., &lt;em&gt;L'ambivalence du silex, R&#233;flexions sur la technique et son autre&lt;/em&gt;, Texte &#233;tabli &#224; partir d'une communication au colloque &#171; L'autre de la technique &#187;, Acfas, Trois-Rivi&#232;res, 1997, 03 p., &lt; &lt;a href=&quot;http://pages.mlink.net/~menardg/silex.html&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://pages.mlink.net/ menardg/sil&#8230;&lt;/a&gt;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moindrot C., &lt;em&gt;Villes et campagnes britanniques&lt;/em&gt;, Armand Colin, Coll. U, Paris, 1967, 320 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mumford L., &lt;em&gt;Technique et civilisation&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 1950, 415 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nipperdey T., &lt;em&gt;R&#233;flexions sur l'histoire allemande&lt;/em&gt;, Gallimard, NRF, Paris, 1992 (M&#252;nchen, C.H. Beck'sche Verlagsbuchhandlung, 1986), 353 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rapoport M., (Dir.), &lt;em&gt;Culture et Religion, Europe, XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/em&gt;, Ed. Atlande, Neuilly, 2002, 767 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Onken W., &lt;em&gt;Modellversuche mit sozialpflichtigem Boden und Geld,&lt;/em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;59 p. &lt;www.ats20.de/blog/stories/2003/08/01/eden.html&gt; [visite de 09/2006].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pichot A., &lt;em&gt;La soci&#233;t&#233; pure, De Darwin &#224; Hitler&lt;/em&gt;, Flammarion, Paris, 2000, 458 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pois R.A., &lt;em&gt;La religion de la nature et le national-socialisme&lt;/em&gt;, Cerf (Croom Helm Ltd, Beckenham, 1986), Paris, 1993, 241 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pulliero M., &lt;em&gt;Walter Benjamin, Le d&#233;sir d'authenticit&#233;&lt;/em&gt;, Bayard, Paris, 2005, 1055 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#246;mer K, (dir.), &lt;em&gt;R&#233;alit&#233;s allemandes, La R&#233;publique f&#233;d&#233;rale d'Allemagne&lt;/em&gt;, Bertelsmann Lexicon Verlag, G&#252;tersloh, 1979 (1987 pour la traduction fran&#231;aise), 416 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sahlins M., Age de pierre, &#226;ge d'abondance, L'&#233;conomie des soci&#233;t&#233;s primitives, Gallimard, NRF, Paris, 1976 (1972), 411 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verley P., &lt;em&gt;La r&#233;volution industrielle, 1760-1870&lt;/em&gt;, Ed. MA, Paris, 1985, 270 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Economie, physiocratie, bio&#233;conomie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aristote, &lt;em&gt;Politique&lt;/em&gt;, Edition Gallimard, Collection Tel, 1993, 376 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chanteau J.-P., &lt;em&gt;Du constat empirique aux grilles de lecture th&#233;orique de la dynamique &#233;conomique en agriculture&lt;/em&gt;, M&#233;moire IEP sous la direction de De France H. et Janet C., UPMF, Grenoble, 1995, 202 p. + Annexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Clerc D., &lt;em&gt;Vous avez dit &#171; &#233;conomie &#187; ?,&lt;/em&gt; in Latouche S., (dir.), &lt;em&gt;L'&#233;conomie d&#233;voil&#233;e, Du budget familiale aux contraintes plan&#233;taires&lt;/em&gt;, Ed. Autrement, S&#233;rie &#171; Mutations &#187;, n&#176; 159, 1995, 199 p., p.41-51, p. 45).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Delatouche R., La chr&#233;tient&#233; m&#233;di&#233;vale, Un mod&#232;le de d&#233;veloppement, T&#233;qui, 1989, 222 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Delatouche R. (Fils), &lt;em&gt;Le bon commerce&lt;/em&gt;, Communication aux XV&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;es&lt;/sup&gt; Journ&#233;es Paysannes, Souvigny (03), (19 02 2005). A para&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Georgescu-Roegen N., &lt;em&gt;La d&#233;croissance, Entropie-&#233;cologie-&#233;conomie&lt;/em&gt;, Ed. Sang de la terre, 1995 (Ed. P.-M. Favre, Lausanne, 1979), 254 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grandamy R., La Physiocratie, th&#233;orie g&#233;n&#233;rale du d&#233;veloppement &#233;conomique, Mouton, Paris &#8211; La Haye, 1973, 148 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Larr&#232;re C., L'analyse physiocratique des rapports entre la ville et la campagne, in Etudes Rurales, n&#176; 49-50, 1973, pp. 42-68&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mar&#233;chal J.-P., Le rationnel et le raisonnable, L'&#233;conomie, l'emploi et l'environnement, PUR, 1997, 181 p&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mar&#233;chal J.-P., Aux origines bibliques de l'&#233;thique &#233;conomique, in Ecologie et politique, n&#176; 29, 2004, p. 215-226.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Martin (P&#232;re), &lt;em&gt;Production et commerce : vision classique, vision moderne&lt;/em&gt;, Communication aux XV&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;es&lt;/sup&gt; Journ&#233;es Paysannes (20 02 2005). A para&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Miquel P., &lt;em&gt;L'argent&lt;/em&gt;, Bordas, Paris, 1971, 208 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Passet R., &lt;em&gt;L'Economique et le Vivant,&lt;/em&gt; Ed. Economica, Paris, 1996, 291 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Polanyi K., &lt;em&gt;La Grande Transformation, Aux origines politiques et &#233;conomiques de notre temps&lt;/em&gt;, Gallimard, Biblioth&#232;que des sciences humaines, Paris, 1983 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;dition am&#233;ricaine en1944), 415 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quesnay F., &lt;em&gt;Physiocratie, Droit naturel, Tableau &#233;conomique et autres textes&lt;/em&gt;, GF-Flammarion, Edition &#233;tablie par Jean Cartelier, Paris, 1991, 449 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ric&#339;ur P., &lt;em&gt;D'un soup&#231;on &#224; l'autre&lt;/em&gt;, in Spire A., &lt;em&gt;L'argent, Pour une r&#233;habilitation morale&lt;/em&gt;, Editions Autrement, 1992, 204 p., p. 56-71.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Steiner P., La &#171; science nouvelle &#187; de l'&#233;conomie politique, PUF, 1998, 128 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Culture orientale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berque A., Le sauvage et l'artifice, Les japonais devant la nature, Gallimard, NRF&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Breton S., Christianisme et bouddhisme, Le compatible et l'incompatible, in Esprit, 1997, volume n&#176; 06, p. 141-148, p. 147.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cheng A., &lt;em&gt;Histoire de la pens&#233;e chinoise&lt;/em&gt;, Seuil, 1997, 704 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hulin M., &lt;em&gt;Shankara et la non-dualit&#233;&lt;/em&gt;, Bayard, Paris, 2001, 278 p&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kamenarovic I.-P., Agir, non-agir en Chine et en Occident, Du Sage immobile &#224; l'homme d'action, Cerf, 2005, 148 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kielce A., &lt;em&gt;Le sens du Tao&lt;/em&gt;, Le Mail, 1991 (1985), 284 p.,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lenoir F., La rencontre du bouddhisme et de l'Occident, Fayard, 1999, 393 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Needham J., &lt;em&gt;La science chinoise et l'Occident, &lt;/em&gt;Seuil, Paris, 1973 (Allen &amp; Unwin Ltd, 1969), 253 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Otto R., &lt;em&gt;Mystique d'Orient et mystique d'Occident, Distinction et unit&#233;&lt;/em&gt;, Payot, Paris, 1996 (1951), 268 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pons P., &lt;em&gt;Japon : attachement s&#233;lectif &#224; la nature&lt;/em&gt;, , in Bourg D., (dir.), &lt;em&gt;Les sentiments de la nature&lt;/em&gt;, La d&#233;couverte, Paris, 1993, 247 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Percheron M., &lt;em&gt;Le Bouddha et le bouddhisme&lt;/em&gt;, Seuil, 1961, 192 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Philosophes tao&#239;stes, Lao-tseu, Tcouang-tseu, Lie-tseu&lt;/em&gt;, Gallimard, Biblioth&#232;que de La Pl&#233;iade, Paris, 1980 (1967), 776 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Raguin Y., &lt;em&gt;Bouddhisme, Christianisme&lt;/em&gt;, Ed. Epi, Paris, 1973, 134 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Shuming L., Les cultures d'Orient et d'Occident et leurs philosophies, PUF, Paris, 2000, 255 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt;Occultisme, histoire et critiques de l'occultisme&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bensaude-Vincent B. et Blondel C., (dir.), &lt;em&gt;Des savants face &#224; l'occulte, 1870-1914, &lt;/em&gt;La d&#233;couverte, Paris, 2002, 233 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blondel C., Eusapia Palladino : la m&#233;thode exp&#233;rimentale et la &#171; diva des savants &#187;, in Bensaude-Vincent B. et Blondel C., (dir.), Des savants face &#224; l'occulte, 1870-1914, La d&#233;couverte, Paris, 2002, p. 143-171.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berg&#233; C., L'Au-del&#224; et les Lyonnais, Mages, m&#233;diums et Francs-ma&#231;ons du XVIII&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; au XX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, Lyon, LUGD, 1995.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bergson H., &lt;em&gt;&#171; Fant&#244;mes de vivants &#187; et &#171; recherche psychique &#187;&lt;/em&gt;, Conf&#233;rence faite &#224; la Society for psychical Research de Londres, le 28 mai 1913, in &lt;em&gt;L'&#233;nergie spirituelle&lt;/em&gt;, PUF, Quadrige, 1996, 214 p., p. 61-84.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bideau P.H., &lt;em&gt;Goethe,&lt;/em&gt; PUF, Paris, 1984, 128 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bortoft H., &lt;em&gt;La d&#233;marche scientifique de Goethe&lt;/em&gt;, Triades, Paris, 2001 (The Institute for Cultural Research, London, 1998), 159 p., p. 73).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Branly E., Archives Branly, Archives nationales 522AP, 4244.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Castellan Y., &lt;em&gt;Le spiritisme&lt;/em&gt;, Paris, PUF, 1987 (1954), 127 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charpak G. et Broch H., &lt;em&gt;Devenez sorciers, Devenez savants&lt;/em&gt;, Ed. Odile Jacob, Paris, 2002, 224 p&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chon&#233; A., &lt;em&gt;Discours &#233;sot&#233;riques et savoirs sur l'Inde &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, Analyse de la r&#233;ception de quelques notions et doctrines indiennes par Helena Blavatsky et Rudolf Steiner&lt;/em&gt;, in Maillard C., (dir.), &lt;em&gt;Recherches Germaniques &lt;/em&gt;, Num&#233;ro hors s&#233;rie n&#176; 01, &lt;em&gt;Sciences, sciences occultes et litt&#233;rature (1890-1935), &lt;/em&gt;Strasbourg, 2002, p. 27-58&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chon&#233; A., &lt;em&gt;La r&#233;ception de l'Inde chez les &#233;sot&#233;ristes occidentaux de la fin du XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, &lt;/em&gt;in&lt;em&gt; Revue fran&#231;aise de Yoga&lt;/em&gt;, Ed. Dervy, n&#176; 27, 166 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edelman N., &lt;em&gt;Histoire de la voyance et du paranormal&lt;/em&gt;, Seuil, Paris, 2006, 286 p., p. 36.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edelman N., Spirites et neurologues face &#224; l'occulte (1870-1890) : une particularit&#233; fran&#231;aise ?, in Bensaude-Vincent B. et Blondel C., (dir.), Des savants face &#224; l'occulte, 1870-1914, La d&#233;couverte, Paris, 2002, p. 85-104&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ernst E., &lt;em&gt;Reformation oder Anthroposophie ?,&lt;/em&gt; Ed. Paul Haupt. Akademische Buchhandlung, Bern, 1924, 126 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fuent&#232;s P., Camille Flammarion et les forces naturelles inconnues, in Bensaude-Vincent B. et Blondel C., Des savants face &#224; l'occulte, 1870-1914, La d&#233;couverte, Paris, 2002, p. 105-123.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Galtier G., &lt;em&gt;Ma&#231;onnerie Egyptienne, Rose-Croix et N&#233;o-Chevalerie&lt;/em&gt;, Ed. du Rocher, Paris, 1989.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Goethe J.W., &lt;em&gt;La m&#233;tamorphose des plantes et autres &#233;crits botaniques&lt;/em&gt;, Introduction et notes de Rudolf Steiner, Triades, 1999 (1975), Traduction de Henri Bideau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Goodrick-Clarke N., &lt;em&gt;Les racines occultistes du nazisme, Les Aryosophistes en Autriche et en Allemagne, 1890-1935&lt;/em&gt;, Ed. Pard&#232;s, Puiseaux, 1989 (The Aquarian Press, Wellingborough, 1985), 343 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guyard J., &lt;em&gt;Les sectes et l'argent&lt;/em&gt;, Commission d'enqu&#234;te, Rapport n&#176; 1687, Ed. Assembl&#233;e nationale, 1999, 347 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hemleben J., &lt;em&gt;Rudolf Steiner, Sa vie, son &#339;uvre&lt;/em&gt;, Ed. Triades (Rowohlt Taschenbuch Verlag Gmbh, Hamburg, 1963), Paris, 183 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Introvigne M. et Gordon-Melton J. (dir.), &lt;em&gt;Pour en finir avec les sectes, Le d&#233;bat sur le rapport de la commission parlementaire&lt;/em&gt;, Ed. CESNUR-Di Giovanni, Paris, 1996, 355 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jagot P.-C., &lt;em&gt;Science occulte et magie pratique&lt;/em&gt;, Drouin, Paris, 1924.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;James W., &lt;em&gt;La volont&#233; de croire&lt;/em&gt;, Flammarion, Paris, 1916 (Londres, 1897).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Joly B., &lt;em&gt;La rationalit&#233; de l'herm&#233;tisme, La figure d'Herm&#232;s dans l'alchimie &#224; l'&#226;ge classique&lt;/em&gt;, (paru dans la revue &lt;em&gt;M&#233;thodos,&lt;/em&gt; disponible sur le web &#224; l'adresse //.revues.org/document106.html, visite de 07/2006).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Mal&#233;fan P., Richet chasseur de fant&#244;mes : l'&#233;pisode de la villa Carmen, in Des savants face &#224; l'occulte, 1870-1914, La d&#233;couverte, Paris, 2002, p. 173-200.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lombroso C., &lt;em&gt;Hypnotisme et Spiritisme&lt;/em&gt;, Flammarion, Paris, 1910, 308 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;heust B., &lt;em&gt;Somnambulisme et m&#233;diumnit&#233; (1784-1930), Tome 1, Le d&#233;fi du magn&#233;tisme&lt;/em&gt;, Ed. Institut Synth&#233;labo pour le progr&#232;s de la connaissance, Le Plessis-Robinson, 1999, 620 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;heust B., &lt;em&gt;Somnambulisme et m&#233;diumnit&#233; (1784-1930),, Tome 2, Le choc des sciences psychiques&lt;/em&gt;, Ed. Institut Synth&#233;labo pour le progr&#232;s de la connaissance, Le Plessis-Robinson, 1999, 598 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;heust B., Devenez savants : d&#233;couvrez les sorciers, Lettre &#224; Georges Charpak, Ed. Dervy/Ed. Sorel, Paris, 2004, 179 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#233;heust B., Epist&#233;mologiquement correct, R&#233;flexions inactuelles sur la mise &#224; l'index de la m&#233;tapsychique, in Alliage, n&#176;28, 1996.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;cke J. et Rudolf A.-A., Souvenirs : Rudolf Steiner et l'universit&#233; de Berlin, 1899-1904, Ed. EAR, Gen&#232;ve, 1983.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P&#233;trement S., Le Dieu s&#233;par&#233;, Les origines du gnosticisme, Cerf, Paris, 1984.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sarembaud A., &lt;em&gt;L'hom&#233;opathie&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 1999, 128 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ullrich H., &lt;em&gt;Rudolf Steiner (1861-1925)&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Perspectives, Revue trimestrielle d'&#233;ducation compar&#233;e &lt;/em&gt;Paris, UNESCO, Bureau international d'&#233;ducation, vol. XXIV, n&#176; 3/4, 1994 (91/92), p. 577-595.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verlinde J.-M., &lt;em&gt;L'Exp&#233;rience interdite&lt;/em&gt;, Saint Paul, Versailles, 1998, 288 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verlinde J.-M., Quand le voile se d&#233;chire&#8230;, Le d&#233;fi de l'&#233;sot&#233;risme au christianisme, Tome 1, Saint Paul, Versailles, 2000, 322 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verlinde J.-M., La d&#233;it&#233; sans nom et sans visage, Le d&#233;fi de l'&#233;sot&#233;risme au christianisme, Tome 2, Saint Paul, Versailles, 2001, 272 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verlinde J.-M., &lt;em&gt;Le christianisme au d&#233;fi des nouvelles religiosit&#233;s&lt;/em&gt;, Presses de la renaissance, Paris, 2002, 249 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verlinde J.-M, &lt;em&gt;100 questions sur les nouvelles religiosit&#233;s&lt;/em&gt;, Saint Paul, Versailles, 2002, 187 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Verlinde J.-M., &lt;em&gt;Les impostures antichr&#233;tiennes, Des apocryphes au&lt;/em&gt; Da Vinci Code, Ed. Presses de la Renaissance, Paris, 2006, 444 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em&gt;Epist&#233;mologie, philosophie, histoire des sciences et techniques&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anders G., &lt;em&gt;L'obsolescence de l'homme, Sur l'&#226;me &#224; l'&#233;poque de la deuxi&#232;me r&#233;volution industrielle&lt;/em&gt;, Ed. Ivrea/Encyclop&#233;die des nuisances, Paris, 2002 (CH Beck Verlag, M&#252;nchen, 1956), 363 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arendt H., &lt;em&gt;Condition de l'homme moderne&lt;/em&gt;, Ed. Calman-L&#233;vy/Pocket, Paris, 1983, 406 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arendt H., La crise de la culture, Huit exercices de pens&#233;e politique, Gallimard, Folio, Paris, 1972, 380 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arendt H., &lt;em&gt;Consid&#233;rations morales&lt;/em&gt;, Ed. Payot &amp; Rivages, Paris, 1996, 79 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aristote, &lt;em&gt;La M&#233;taphysique,&lt;/em&gt; Ed. Presses pocket, Agora, Paris, 1991, 558 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aristote, &lt;em&gt;R&#233;futations sophistiques&lt;/em&gt;, traduction J. Tricot, Paris, 1939.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bacon F., (Sir), &lt;em&gt;La Nouvelle Atlantide&lt;/em&gt;, Payot, Paris, 1983.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barreau H., S&#233;parer et rassembler, Quand la philosophie dialogue avec les sciences, Ed. Diano&#239;a, Chenevi&#232;res-sur-Marne, 2004, 91 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ben Makhlouf A., &lt;em&gt;Entretien&lt;/em&gt;, in Ast&#233;rion, n&#176; 01, juin 2003, &lt;http//asterion.revues.org/document19.html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beno&#238;t P., La th&#233;ologie au XIII&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : une science pas comme les autres, in Serres M., El&#233;ments d'histoire des sciences, Bordas, 1989, p. 177-195.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bensaude-Vincent B. et Stengers I., &lt;em&gt;Histoire de la chimie&lt;/em&gt;, Editions La d&#233;couverte, Paris, 2001 (1992), 360 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berdiaev N., &lt;em&gt;Le sens de l'histoire&lt;/em&gt;, Aubier-Montaigne, Paris, 1948.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berdiaev N., La fin de la Renaissance, A propos de la crise contemporaine de la culture, in Le nouveau Moyen-Age, L'Age d'Homme, 1985 (1924), 141 p., p. 22-23.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berdiaeff N., Christianisme Marxisme, Conception chr&#233;tienne et conception marxiste de l'histoire, Le Centurion, 1975, 95 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonaventure (Saint), &lt;em&gt;Itin&#233;raire de l'esprit vers Dieu&lt;/em&gt;, trad. H. Dum&#233;ry, Vrin, Paris, 1960.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Borella J., &lt;em&gt;La crise du symbolisme religieux&lt;/em&gt;, L'&#194;ge d'Homme, Lausanne, 1980.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bouilloud J.-P., L'&#233;pist&#233;mologie des sciences sociales aujourd'hui, in Blanckaert C., (dir.), L'histoire des sciences de l'homme, Trajectoire, enjeux et questions vives, L'Harmattan, 1999, 308 p., p. 219-243.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D., &lt;em&gt;L'homme-artifice, Le sens de la technique&lt;/em&gt;, Gallimard, Paris, 1996, 355 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D., Nature et technique, Essai sur l'id&#233;e de progr&#232;s, Hatier, Paris, 1997, 80 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D. et Besnier J.-M., (dir.), &lt;em&gt;Peut-on encore croire au progr&#232;s ?&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 2000, 280 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bourg D., Sciences, nature et modernit&#233;, in Ecologie et politique, n&#176;11/12, Hiver 1995.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boyer A., &lt;em&gt;Introduction &#224; la lecture de Karl Popper&lt;/em&gt;, Presses de l'ENS, Paris, 1994.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brague R., La sagesse du monde, Histoire de l'exp&#233;rience humaine de l'univers, Fayard, Paris, 1999, 333 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brisson L., &lt;em&gt;Mythe et savoir&lt;/em&gt;, in Brunschwig J., Lloyd G., (dir.), &lt;em&gt;Le savoir grec&lt;/em&gt;, Paris, Flammarion, 1996, 1095 p., p. 77-88&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derrida J., &lt;em&gt;Introduction&lt;/em&gt; &#224; Husserl E., &lt;em&gt;L'origine de la g&#233;om&#233;trie&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 2004 (1936), 219 p., p. 03-171.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ehrenberg E., &lt;em&gt;La Fatigue d'&#234;tre soi&lt;/em&gt;, Ed. Odile Jacob, 2000, 448 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eliade M., &lt;em&gt;Oc&#233;anographie&lt;/em&gt;, Livre de poche, Paris, 1993, 250 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eliade M.,&lt;em&gt; Le sacr&#233; et le profane,&lt;/em&gt; Folio, Essais, 1997, (1957), 185 p&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ferrari J., L'objet de la th&#233;orie physique et la r&#233;alit&#233;, Les nouveaux enjeux philosophiques, in Schulthess D., (dir.), La nature, Th&#232;mes philosophiques, th&#232;mes d'actualit&#233;s, in Cahiers de la revue de th&#233;ologie et de philosophie, 18, (Actes du XXV&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Congr&#232;s de l'Association des Soci&#233;t&#233;s de philosophie de langue fran&#231;aise, Lausanne, 25-28/08/1994), Gen&#232;ve-Lausanne-Neuch&#226;tel, 1996, 726 p., p. 19-41.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fink E., &lt;em&gt;La philosophie tardive de Husserl&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Proximit&#233; et distances, Essais et conf&#233;rences ph&#233;nom&#233;nologiques&lt;/em&gt;, Ed. J&#233;r&#244;me Millon, Grenoble, 1994 (Friburg-M&#252;nchen, Karl Alber Verlag, 1976), 269 p., p.169-187.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frankl V., &lt;em&gt;D&#233;couvrir un sens &#224; sa vie avec la logoth&#233;rapie&lt;/em&gt;, Ed. de l'Homme, Ivry, 1993 (1988), 165 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frankl V., &lt;em&gt;R&#233;flexions sur la pathologie de l'esprit contemporain, &lt;/em&gt;Communication donn&#233;e lors du 9&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; symposium de la psychiatrie, Seefeld, Autriche, 19/09/1992, in Pelicier Y., &lt;em&gt;Pr&#233;sence de Frankl&lt;/em&gt;, Actes du colloque autour de l'&#339;uvre de Viktor E. Frankl (Paris, 1992), Ed. du Tricorne, Gen&#232;ve, 1996, 126 p., p. 09-19.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Funkenstein A., &lt;em&gt;Th&#233;ologie et imagination scientifique, Du Moyen-Age au XVII&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 1995 (Princeton University Press, 1986), 478 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Furley D., &lt;em&gt;Cosmologie,&lt;/em&gt; in Brunschwig J., Lloyd G., (dir.), &lt;em&gt;Le savoir grec&lt;/em&gt;, Paris, Flammarion, 1996, 1095 p., p. 315-337.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gilson E., &lt;em&gt;Le r&#233;alisme m&#233;thodique&lt;/em&gt;, T&#233;qui, Paris, 1935, 103 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gilson E., Plaidoyer pour la servante, in L'ath&#233;isme difficile, Vrin, Paris, 1979, 96 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ginzburg C., Traces. Racines d'un paradigme indiciaire, in Mythes, embl&#232;mes, traces, Morphologie et histoire, Flammarion, Paris, 1989, p. 139-180.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ginzburg C., &lt;em&gt;Le juge et l'historien, Consid&#233;rations en marge du proc&#232;s Sofri,&lt;/em&gt; Verdier, Lagrasse, 1997, (Giulio Einaudi, Torino, 1991), 190 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Granger G.-G., &lt;em&gt;La raison&lt;/em&gt;, PUF, 1993 (1955), 128 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heidegger M., &lt;em&gt;La question de la technique&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;Essais et conf&#233;rences&lt;/em&gt;, Gallimard, Paris, 1958 (1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;d. Allemande en 1954).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Husserl E., &lt;em&gt;L'origine de la g&#233;om&#233;trie&lt;/em&gt;, PUF, Epim&#233;th&#233;e, Paris, 2004 (1936), 219 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Husserl E., La crise des sciences europ&#233;ennes et la ph&#233;nom&#233;nologie transcendantale, Gallimard, Tel, Paris, 1976 (1954), 589 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Husserl E., &lt;em&gt;La terre ne se meut pas&lt;/em&gt;, Ed. Minuit, Paris, 1989, 94 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Paul II, &lt;em&gt;Foi et raison&lt;/em&gt;, Lettre encyclique &lt;em&gt;Fides et ratio&lt;/em&gt;, Ed. Pierre T&#233;qui, Paris, 1998, 156 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ladri&#232;re J., &lt;em&gt;La Foi chr&#233;tienne et le Destin de la raison&lt;/em&gt;, Cerf, Cogiatio Fidei, 2004, 367 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ladri&#232;re J., Les enjeux de la rationalit&#233;, Le d&#233;fi de la science et de la technologie aux cultures, Aubier / Unesco, 1977, 221 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Legendre P., L'inestimable objet de la transmission, Etude sur le principe g&#233;n&#233;alogique en Occident, Fayard, Paris, 1985, 408 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Legendre P., La 901&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; conclusion, Etude sur le th&#233;&#226;tre de la Raison, Fayard, Paris, 1998, 464 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Legendre P., &lt;em&gt;La fabrique de l'homme occidental&lt;/em&gt;, Ed. Mille et une nuits / Arte, Paris, 1996, 55 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leibniz G. W., &lt;em&gt;Principes de la Nature et de la Gr&#226;ce&lt;/em&gt;, in Leibniz, G. W, &lt;em&gt;Principes de la Nature et de la Gr&#226;ce&lt;/em&gt;, suivi de &lt;em&gt;Monadologie &lt;/em&gt;et autres textes 1703-1716, Flammarion, GF, Paris, 1996, 322 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#233;vinas E., De l'Un &#224; l'autre : transcendance et temps, in Cahier de l'Herne &#171; Emmanuel L&#233;vinas &#187;, Livre de poche, Paris, 1991, 627 p., p. 29-49.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lloyd G.E.R., &lt;em&gt;Origines et d&#233;veloppement de la science grecque&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Magie, raison et exp&#233;rience&lt;/em&gt;, Flammarion (Cambridge University Press, 1979), Paris, 1990, 488 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Magnin T., Entre science et religion, Qu&#234;te de sens dans le monde pr&#233;sent, Ed. Rocher, Paris, 1998, 266 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maldam&#233; J.-M., Le Christ et le cosmos, L'Univers du Big Bang, Vrin, Paris, 2001, 248 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mandosio J.-M., &lt;em&gt;Apr&#232;s l'effondrement, Notes sur l'utopie n&#233;otechnologique&lt;/em&gt;, Editions de l'encyclop&#233;die des nuisances, Paris, 2000, 221 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marx K., &lt;em&gt;Le capital,&lt;/em&gt; (3 livres), &#201;ditions sociales, Paris, 1967 (1867).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marx K., &lt;em&gt;Manifeste du Parti communiste&lt;/em&gt;, Le livre de poche, 2000, (1848), 158 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marx K., &lt;em&gt;Lettre &#224; Engels&lt;/em&gt;, 8 octobre 1858, in Riesel R., &lt;em&gt;OGM : la soci&#233;t&#233; industrielle en proc&#232;s&lt;/em&gt;, in &lt;em&gt;l'Ecologiste&lt;/em&gt;, Volume 1, n&#176; 01, 2000, p. 67-71.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Namer E., &lt;em&gt;L'affaire Galil&#233;e&lt;/em&gt;, Ed. Gallimard/Julliard, Paris, 1975, 266 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;doncelle M., &lt;em&gt;Vers une philosophie de l'amour et de la personne&lt;/em&gt;, Ed. Aubier-Montaigne, Paris, 1957.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pic de La Mirandole J., &lt;em&gt;De la dignit&#233; de l'homme&lt;/em&gt;, Ed. de l'Eclat, Paris, 1993.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Platon, &lt;em&gt;Sophiste, Politique, Phil&#232;be, Tim&#233;e, Critias&lt;/em&gt;, Ed. Flammarion, GF, Paris, Traduction Emile Chambry, 1989, 512 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Popper K., &lt;em&gt;Realism and the Aim of Science&lt;/em&gt;, Ed. Rowman and Littlefield, New-Jersey, 1983.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Potdevin G., &lt;em&gt;La v&#233;rit&#233;&lt;/em&gt;, Quintette, Paris, 1988, 64 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Raynova Y., Nature et logos : la r&#233;ponse d'Edith Stein, in Schulthess D., (dir.), La nature, Th&#232;mes philosophiques, th&#232;mes d'actualit&#233;s, in Cahiers de la revue de th&#233;ologie et de philosophie, 18, (Actes du XXV&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Congr&#232;s de l'Association des Soci&#233;t&#233;s de philosophie de langue fran&#231;aise, Lausanne, 25-28/08/1994), Gen&#232;ve-Lausanne-Neuch&#226;tel, 1996, 726 p., p. 628-632..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Richir M., &lt;em&gt;Lieu et non-lieux de la philosophie&lt;/em&gt; in &lt;em&gt;Autrement&lt;/em&gt;, n&#176; 102, 1988,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Richir M., &lt;em&gt;Science et monde de la Vie, la question de l'&#171; &#233;thique &#187; et de la science&lt;/em&gt;, &lt;http &lt;img alt=&quot;:/&quot; title=&quot;:/&quot; class=&quot;no_image_filtrer format_png&quot; src=&quot;http://www.ecolotech.eu/extensions/indispensables/couteau_suisse/img/smileys/mouais.png&quot; width=&quot;19&quot; height=&quot;19&quot;/&gt;/multitudes.samizdat.net/Science-et-monde-de-la-Vie-la.html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saiman J., &lt;em&gt;Les fronti&#232;res de la philosophie : n'y a-t-il de philosophie qu'en Occident ? &lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Julien/les
frontieres
de
la
philosophie.htm&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Julien/les
frontieres
de
la
philosophie.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Scheler M., &lt;em&gt;Probl&#232;mes de sociologie de la connaissance&lt;/em&gt;, PUF, Paris, 1993 (Der Neue-Geist Verlag, Leipzig, 1926), 283 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Scheidecker-Chevallier M., De la Mati&#232;re vivante &#224; la Vie brevet&#233;e, Ellipses, Paris, 2005, 128 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Schr&#246;dinger E., Qu'est-ce que la vie ?, De la physique &#224; la biologie, Seuil, 1986, (1967), 242 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stengers I., &lt;em&gt;L'invention des sciences modernes&lt;/em&gt;, Flammarion, Paris, 1995, 211 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stengers I., L'affinit&#233; ambigu&#235;, Le r&#234;ve newtonien de la chimie du XVIII&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, in Serres, M., (Dir.), El&#233;ments d'histoire des sciences, Bordas, Paris, 1994, (1989), 576 p., p. 297-319.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thuillier P., La revanche des sorci&#232;res, L'irrationnel et la pens&#233;e scientifique, Belin, Paris, 1997, 159 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thuillier P., Un d&#233;bat fin de si&#232;cle : la &#171; faillite de la science &#187;, in Science et soci&#233;t&#233;, Essai sur les dimensions culturelles de la science, Fayard, Livre de poche, Paris, p. 224-242&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thuillier P., Les j&#233;suites ont-ils &#233;t&#233; des pionniers de la science ? in D'archim&#232;de &#224; Einstein, Les faces cach&#233;es de l'invention scientifique, Fayard, Le livre de poche, Paris, 1988, 416 p., p.177-191.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Urs von Balthasar H., &lt;em&gt;Dieu et l'homme d'aujourd'hui&lt;/em&gt;, DDB, Paris, 1966 (1958), 342 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Urs von Balthasar H., &lt;em&gt;La gloire et la croix, IV&lt;/em&gt;, Aubier, Paris, 1981.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Waldenfels H., &lt;em&gt;Manuel de th&#233;ologie fondamentale&lt;/em&gt;, Cerf, Cogitatio Fidei, Paris, 1997.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Weber M., &lt;em&gt;Le savant et le politique&lt;/em&gt;, UGE 10/18, Paris, 1994 (1963), 223 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Weibel B., &lt;em&gt;Edith Stein, prisonni&#232;re de l'Amour&lt;/em&gt;, T&#233;qui, Paris, 2002, 141 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Whitehead A.-N., &lt;em&gt;La science et le monde moderne&lt;/em&gt;, Ed. du rocher (Cambridge University Press, 1926), Paris, 1994, 247 p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wittgenstein L., &lt;em&gt;Tractatus logico-philosophicus&lt;/em&gt;, Gallimard, Paris, 1993, (Routledge et Kegan, 1922), 128 p.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexe : rapports de soutenance&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;RAPPORT SUR LA THESE DE MONSIEUR YVAN BESSON :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;HISTOIRE DE L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE : UNE INTRODUCTION AUX FONDATEURS, Sir Albert Howard, Rudolf Steiner, le couple M&#252;ller et Hans Peter Rusch, Masanobu Fukuoka.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Universit&#233; Technologique de Troyes &#8211; janvier 2007&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1. CONSIDERATIONS GENERALES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son introduction, Yvan Besson se r&#233;clame de la position d'historien des sciences, en particulier agronomiques. Toutefois, d&#232;s l'expos&#233; des premiers chapitres, sa d&#233;marche s'&#233;largit &#224; la philosophie, l'&#233;pist&#233;mologie et de fa&#231;on plus ponctuelle, &#224; l'&#233;conomie et la biologie. Il s'agit donc d'un travail transversal, ce qui est parfaitement justifi&#233; par l'objet de recherche : la gen&#232;se de l'agriculture biologique, ou plus pr&#233;cis&#233;ment, la mani&#232;re dont les th&#233;oriciens et chercheurs fondateurs ont &#233;labor&#233; leurs id&#233;es et repr&#233;sentations th&#233;oriques. En effet, il ne s'agit pas ici d'un travail visant &#224; &#233;tudier l'agriculture biologique actuelle et pass&#233;e en tant qu'ensemble de techniques agronomiques appliqu&#233;es par une population d'agriculteurs, et ce choix, nettement explicit&#233; d'entr&#233;e, n'est pas critiquable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les objectifs poursuivis par Yvan Besson sont clairement expos&#233;s dans l'introduction (p.19) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retracer les origines intellectuelles et scientifiques des courants de l'agrobiologie par l'&#233;tude des textes de ceux qu'il nomme les fondateurs : Rudolf Steiner, Albert Howard, Hans Peter R&#252;sch et Masanobu Fukuoka.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Analyser la critique sociale dans leurs &#233;crits, et &#233;galement dans leur pratique d'intellectuels agissants, en s&#233;parant visions &#233;conomiques et culturelles de la critique de la rationalit&#233; chez Rudolf Steiner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Evaluer la port&#233;e de la critique agronomique de ces auteurs par rapport &#224; la science agronomique &#171; dominante &#187;, incarn&#233;e &#224; l'&#233;poque par la chimie agricole principalement,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Evaluer la coh&#233;rence interne de chacune de ces d&#233;marches th&#233;oriques, ainsi que les &#233;l&#233;ments de diff&#233;renciation et de similitude entre elles,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, rechercher dans les &#339;uvres de chacun d'entre eux, la mani&#232;re dont se pose la question de l'artificialisation de la nature par l'agriculture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ensemble de la recherche, apr&#232;s avoir class&#233; les &#339;uvres selon la nature de leurs apports, doit d&#233;boucher sur la notion de fertilit&#233;, d&#233;clin&#233;e sous plusieurs formes (capital de fertilit&#233;, ressource existant originellement, source en milieu forestier, etc&#8230;), et son entretien ou son am&#233;lioration par l'utilisation de la m&#233;thode reposant sur l'apport de bois ram&#233;al fragment&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce cheminement intellectuel qui part de la &#171; perspective historique et de l'&#233;valuation &#233;pist&#233;mologique &#187; (p.22) pour d&#233;boucher finalement sur la remise en cause de l'agriculture comme pratique anti-naturelle destructrice de fertilit&#233;, et sur la perspective d'une agriculture exclusivement v&#233;g&#233;tale n'est pas annonc&#233;e comme telle dans l'introduction. Nous reviendrons sur cette modification de la probl&#233;matique en cours d'expos&#233; dans le m&#233;moire, et sur ces cons&#233;quences pour la port&#233;es des conclusions de la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plan de la th&#232;se est calqu&#233; sur l'&#233;nonc&#233; des questions rappel&#233;es ci-dessus, et s'organise en quatre parties d'importance tr&#232;s in&#233;gale :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;une premi&#232;re consacr&#233;e &#224; la pr&#233;sentation de la biographies de chacun des grands auteurs retenus, ainsi qu'&#224; des personnalit&#233;s associ&#233;es dont le r&#244;le a &#233;t&#233; essentiel : Ehrenfried Pfeiffer pour Rudolf Steiner, Hans et Maria M&#252;ller pour Hans Peter R&#252;sch.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la seconde, intitul&#233;e &#171; l'agriculture biologique comme critique sociale &#187; est tr&#232;s volumineuse et contient pour une moiti&#233;, soit une centaine de pages, une analyse du rationalisme dans l'agriculture biodynamique et dans les &#233;crites de Rudolf Steiner. Ce choix est &#224; mon sens regrettable, non sur le fond, car ce texte me semble pr&#233;senter un grand int&#233;r&#234;t, mais parce que le plan de la th&#232;se se trouve ainsi manquer de coh&#233;rence. Il aurait &#233;t&#233; bien pr&#233;f&#233;rable de faire un plan en cinq parties, quitte &#224; sacrifier aux r&#232;gles du formalisme en la mati&#232;re. Si ce choix avait &#233;t&#233; fait, cette partie aurait &#233;t&#233; utilement plac&#233;e apr&#232;s celle consacr&#233;e &#224; &#171; l'ensemble technique agrobiologique &#187; (la troisi&#232;me dans le plan retenu).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la quatri&#232;me, annonc&#233;e comme portant sur le projet fondateur de l'agriculture biologique aborde surtout la question du rapport nature/agriculture, et ensuite, mais non secondairement, le r&#244;le de la for&#234;t sur la cr&#233;ation et l'entretien de la fertilit&#233; du sol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La recherche d'Yvan Besson s'appuie sur une liste tr&#232;s compl&#232;te des &#339;uvres des fondateurs, ainsi que sur des entretiens avec des acteurs du mouvement d'agriculture biologique : chercheurs, partenaires ayant accompagn&#233; des r&#233;flexions th&#233;oriques sur les m&#233;thodes et les fondements de cette conception de l'agriculture, techniciens, agriculteurs, etc&#8230;Plusieurs textes, disponibles seulement en langue anglaise ou allemande, ont d&#251; faire l'objet d'une traduction par l'auteur de la th&#232;se. Ce terrain tr&#232;s riche, et plut&#244;t &#233;tendu, a pu &#234;tre explor&#233; avec succ&#232;s par le recours &#224; un appareil th&#233;orique mobilisant, comme nous l'avons d&#233;j&#224; fait remarquer plus haut, des outils de diff&#233;rentes disciplines : philosophie des sciences, histoire, &#233;pist&#233;mologie, mais aussi &#233;conomie, biologie, agronomie et p&#233;dologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me si elle souffre de certaines insuffisances, cette approche qui rel&#232;ve presque de l'encyclop&#233;disme donne &#224; la th&#232;se un contenu tr&#232;s riche et permet de faire une synth&#232;se sur quelques grandes questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux th&#232;mes en particulier m&#233;ritent &#224; mon avis d'&#234;tre retenus comme &#233;tant des sujets sur lesquels Yvan Besson a fait avancer significativement la r&#233;flexion th&#233;orique :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la rationalit&#233; dans l'agriculture biodynamique face &#224; l'&#233;sot&#233;risme et au rapport &#224; l'occultisme de son fondateur Rudolf Steiner&lt;/p&gt; &lt;p&gt;la question de la nutrition et de l'alimentation des plantes par l'humus, la critique de la chimie agricole de Justus von Liebig et la n&#233;cessaire prise en compte du sol et de la vie du sol&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur un plan plus concret, on peut retenir l'int&#233;ressante proposition de classification des travaux des fondateurs en fonction de leurs pr&#233;conisations d'intervention sur la &#171; nature &#187; &#224; partir d'&#233;l&#233;ments organiques pour la fertilisation : du compost en fosse (Albert Howard), puis en tas (Rudolf Steiner) au compostage de surface (Hans Peter Rusch) jusqu'&#224; l'absence d'intervention (Masanobu Fukuoka).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, on peut relever certaines absences dans la bibliographie, pourtant tr&#232;s abondante sauf pour l'agronomie. On citera, entre autres :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain GRAS sur les questions de domination de l'homme par la technique, ainsi que Jacques ELLUL sur ce sujet (il est cit&#233; par ailleurs)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ALEXANDRIAN (les socialistes romantiques), &#224; propos de la critique romantique du capitalisme au XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claude REBOUL (Monsieur le Capital et Madame la Terre) sur les questions de capital de fertilit&#233;,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel CEPEDE, &#224; propos de physiocratie dans l'analyse de l'agriculture contemporaine, en particulier dans les pays en d&#233;veloppement,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Serge LATOUCHE, pour ses nombreux &#233;crits sur la d&#233;croissance, &#224; peine &#233;voqu&#233;e dans le chapitre consacr&#233; &#224; la critique &#233;conomique et sociale par les fondateurs,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luc FERRY (&lt;em&gt;Le nouvel ordre &#233;cologique&lt;/em&gt;) lorsqu'il critique la contestation romantique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Andr&#233;-Georges HAUDRICOURT (&lt;em&gt;La technologie : science humaine&lt;/em&gt;), &#224; propos des relations entre agriculture et repr&#233;sentations religieuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au plan formel, on peut regretter le parti pris d'ins&#233;rer dans le texte de nombreuses citations, souvent trop longues. Par ailleurs, les notes de bas de page, tr&#232;s fournies, se r&#233;v&#232;lent quelquefois plus int&#233;ressantes que le texte lui-m&#234;me, et &#224; ce titre m&#233;riteraient d'y figurer. Prenons deux exemples seulement pour illustrer cette critique : la note n&#176;226, p.76, qui donne une &#233;clairage utile sur l'apparition de la notion de &#171; terre vivante &#187;, et la note n&#176;436, p.119 qui explicite les termes de la discussion initi&#233;e par Marshall Sahlins dans &#171; Age de pierre, &#226;ge d'abondance &#187; au sujet du rapport entre abondance des ressources et incitation &#224; l'effort productif agricole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, si les titres et sous-titres sont souvent explicites et bien choisis, les paragraphes sont pr&#233;sent&#233;s de mani&#232;re trop dense, ceci rendant la lecture quelquefois ardue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2. REMARQUES ANALYTIQUES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 104/108. On peut s'interroger sur l'utilit&#233; du d&#233;tour par Aristote .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 110. L'analyse des th&#233;ories physiocratiques est un peu courte &#224; mon avis, en ce que la notion de produit net apport&#233; par l'agriculture pourrait faire l'objet d'une r&#233;flexion plus pouss&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 141. Conclusion int&#233;ressante sur la vision a-&#233;conomique de la nature chez Steiner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Question &#224; discuter : peut-on faire un parall&#232;le entre les diff&#233;rences de conception sur l'&#233;conomie, qui s&#233;parent d&#8216;un c&#244;t&#233; Rusch et Steiner, et de l'autre Howard et Fukuoka ? En d'autres termes, retrouve-t-on cette m&#234;me partition &#224; propos de l'intervention sur la nature, ou du compost par exemple. En fait, la suite de l'&#233;tude va montrer que non, puisque Howard et Fukuoka sont les plus &#233;loign&#233;s sur ces deux questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 150 Il ne s'agit pas d'un bilan &#233;conomique de l'action du couple Howard, mais plut&#244;t d'un bilan de l'activit&#233; de diffusion et de formation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 152 L'affirmation selon laquelle l'agriculture biologique (ou durable) peut devenir moins ch&#232;re moyennant certaines modifications dans les structures de l'&#233;conomie est tr&#232;s discutable, voire fausse. D&#232;s lors que l'on prend en compte le co&#251;t du renouvellement des ressources, et de l'absence de pollutions, une telle agriculture pr&#233;sente obligatoirement un co&#251;t &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la partie consacr&#233;e &#224; l'&#233;conomie, on aurait d&#251; trouver une r&#233;f&#233;rence au courant de pens&#233;e qui se d&#233;veloppe sur le th&#232;me de la d&#233;croissance, ainsi que sur la relocalisation de l'&#233;conomie. Par ailleurs, la justification du fait que l'analyse est beaucoup plus fouill&#233;e pour Howard et Fukuoka que pour Rusch et Steiner n'est pas tr&#232;s convaincante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 158 A propos de la critique rationaliste de la th&#233;orie de Steiner, il aurait &#233;t&#233; int&#233;ressant de replacer l'&#233;mergence de cette recherche dans le contexte des id&#233;es de l'&#233;poque, en particulier pour l'hypnose, le spiritisme, etc.. Dans des domaines autres que l'agriculture, mais proches de ceux abord&#233;s par Steiner, l'exploration des ph&#233;nom&#232;nes li&#233;s au psychisme ont fait appel &#224; des concepts similaires (Freud).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P.196 L'hypoth&#232;se de compatibilit&#233; partielle entre &#171; fa&#231;on moderne de faire de la science et la fa&#231;on dont certains adeptes de l'occultisme tendent &#224; ou esp&#232;rent construire et valider leur savoir &#187; est particuli&#232;rement importante. Le travail engag&#233; ici par Yvan Besson, comme cela a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; soulign&#233; plus haut, constitue aujourd'hui &#224; ma connaissance le dossier le plus complet sur cette question. Cependant, la conclusion &#233;nonc&#233;e &#224; la page 203 para&#238;t manquer d'ampleur suite &#224; la richesse de l'argumentation expos&#233;e dans les pages qui pr&#233;c&#232;dent : &#171; L'agriculture biologique, parmi d'autres pratiques contemporaines, fond&#233;e sur l'agriculture anthroposophique, selon un discours encore dominant chez les agrobiologistes, m&#232;nerait ainsi largement au-del&#224; de l'agronomie et de l'&#233;conomie, puisque, via la compr&#233;hension des faits surnaturels all&#233;gu&#233;s par l'anthroposophie, il faudrait r&#233;apprendre &#224; consid&#233;rer s&#233;rieusement la th&#233;ologie et les discours religieux sur l'existence d'un &#171; autre monde &#187; &#187;. Deux commentaires s'imposent :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; le caract&#232;re dominant d'un tel discours chez les agrobiologistes n'est pas du tout certain. D'ailleurs, que faut-il entendre ici par agrobiologistes : producteurs, consommateurs, chercheurs et acteurs divers&#8230; ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; il existe sans doute toute une s&#233;rie d'attitudes allant d'une simple contestation des d&#233;marches scientifiques majoritaires aujourd'hui jusqu'&#224; cette reconsid&#233;ration du religieux. L'enthousiasme r&#233;sultant d'une longue d&#233;monstration a sans doute emp&#234;ch&#233; l'auteur de se livrer &#224; un discours plus nuanc&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;P. 219 et 220. Le d&#233;tour par les philosophies et religions de l'Orient est bienvenu, d'autant plus que Steiner a puis&#233; &#224; certaines de ces sources. A ce propos, on retiendra en particulier cette phrase (p.22) : &#187;Vouloir que le monde soit sens&#233; est donc tout aussi important que d'en d&#233;couvrir des indices ou des preuves &#187;, sans savoir pr&#233;cis&#233;ment si l'auteur la rapporte comme &#233;tant un acquis de ces philosophies orientales, ou s'il l'a fait sienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ensemble constitu&#233; par les pages 240 &#224; 250 est un excellent r&#233;sum&#233; conclusif de la critique rationaliste de Steiner. Yvan Besson y adopte des positions claires, et courageuses. L'id&#233;alisme de Steiner &#233;tant rappel&#233;, il d&#233;clare (p. 248) : &#171; Nous pouvons donc conclure, au moins, que l'id&#233;ologie anthroposophique est une sorte de spiritisme. &#187;. Et il ajoute que l'origine des r&#232;gles de la composition des pr&#233;parations bio-dynamiques et des proc&#233;dures &#224; mettre en &#339;uvre pour les rendre efficaces est &#171; inaccessible au savoir scientifique &#187;, allant jusqu'&#224; &#233;voquer, pour l'agriculteur biodynamiste, une posture de &#171; pr&#234;tre &#187; se livrant &#224; des &#171; rites &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, ces citations, hors de leur contexte, ne doivent pas masquer le fait que selon Yvan Besson, &#171; la compr&#233;hension difficile et partielle de l'&#233;sot&#233;risme steinerien ouvre n&#233;anmoins (&#8230;) au d&#233;passement rigoureux et raisonnable (&#8230;) du scientisme &#233;troit &#187; (p. 250).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, &#224; l'issue de la conclusion de cette tr&#232;s longue seconde partie, au-del&#224; des int&#233;ressantes consid&#233;rations sur les racines urbaines de la culture occidentale et de la difficult&#233; des religions du Dieu r&#233;v&#233;l&#233; &#224; prendre en compte la nature, nous retiendrons une phrase lourde de sens, &#224; laquelle on peut adh&#233;rer : &#171; Si l'on ne go&#251;te pas &#224; l'&#233;sot&#233;risme, qui , n&#233;anmoins &#233;tudi&#233; avec un recul historique suffisant, ouvre raisonnablement au d&#233;passement du scientisme &#233;troit, et si l'on ne partage pas plus l'id&#233;ologie du non-agir et de l'immobilit&#233; fukuokienne, c'est du c&#244;t&#233; des fondateurs europ&#233;ens que l'on pourrait chercher &#224; creuser les alternatives agricoles et sociales d'aujourd'hui et demain, pour les bases d'une &#233;conomie &#233;cologique progressiste &#187;. Encore serait-il utile de pr&#233;ciser ce que recouvre ici l'adjectif &#171; progressiste &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si on suit bien Yvan Besson, il faut donc ne conserver que les th&#233;ories scientifiques fondatrices de l'agriculture biologique de Rusch-M&#252;ller et de Howard. Notons toutefois que les crit&#232;res retenus pour rejeter Steiner et Fukuoka, de ce point de vue, ne sont pas de m&#234;me nature : pour celui l&#224;, c'est l'argument scientifique qui est invoqu&#233;, pour celui-ci, c'est celui de la diff&#233;rence enter culture orientale et culture occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 255. La notion de pragmatisme humique est mal d&#233;finie et peu claire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 259. Le choix de ne pas travailler le probl&#232;me des pesticides est certes justifi&#233; par le fait qu'il n'y est gu&#232;re fait mention dans les &#233;crits des fondateurs. Cependant, ceci limite &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; la probl&#233;matique au domaine de l'historien des sciences, ce qui est dommage au regard des enjeux actuels de l'agriculture durable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, le texte de la page 325 fait ressortir que la v&#233;ritable raison du choix de ne traiter que la question des fertilisants trouve son origine dans la focalisation d'Yvan Besson sur la fertilit&#233; vue comme un capital.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 266. La notion de &#171; largeur de rationalit&#233; &#187; est particuli&#232;rement bienvenue dans cette th&#232;se qui consacre de longs d&#233;veloppements &#224; la rationalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 276/277. Il y a l&#224; un passage cl&#233; sur les impasses de l'agriculture biologique comme th&#233;orie agronomique, qui appara&#238;t comme une rationalisation de l'agriculture traditionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 297. La notion de &#171; r&#233;ception &#187; n'est pas clairement explicit&#233;e, s'agissant de l'apport de Liebig. Est-ce un rejet cons&#233;cutif &#224; une critique, ou une assimilation, ou encore autre chose ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un point de vue plus global, tout ce passage (p. 277 &#224; 326) semble long par rapport &#224; l'enjeu de la question, et son utilit&#233; n'est pas vraiment justifi&#233;e dans l'expos&#233;. Par ailleurs, le choix d'introduire aux techniques seulement apr&#232;s (p.326) est critiquable, car ce point aurait d&#251; &#224; mon avis venir plus t&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La for&#234;t comme mod&#232;le de fertilit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 267. Note n&#176;1005. On peut tout d'abord se demander pourquoi la fertilit&#233; de la for&#234;t, vue comme source de fertilit&#233;, est pr&#233;sent&#233;e pr&#233;cis&#233;ment &#224; ce moment-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, on peut discuter de la pertinence du choix de la for&#234;t comme mod&#232;le d'&#233;quilibre de la fertilit&#233; (p. 327) afin d'&#233;tudier les &#233;crits de Howard &#224; ce sujet, alors que justement la th&#233;orie de ce dernier fait appel &#224; la for&#234;t, tout en &#233;tant fond&#233;e sur l'id&#233;e d'&#233;quilibre de fertilit&#233;. Il faut attendre le passage ult&#233;rieur (p.372) pour apprendre que &#171; Howard n'a pas expliqu&#233; pourquoi il a pris la for&#234;t comme mod&#232;le d'agriculture &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la m&#234;me r&#233;flexion, Yvan Besson affirme (p.334) que la for&#234;t incarne la &#171; vision unitaire &#187; de la nature, ce qui reste &#224; prouver et il revient ensuite sur le m&#234;me th&#232;me (p.336).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La note n&#176;1310 (p.327) fait allusion aux politiques publiques de soutien au maintien de la fertilit&#233;, ainsi qu'aux relations entre anthroposophie et politique du III&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Reich. Il aurait &#233;t&#233; int&#233;ressant d'en &#233;crire d'avantage sur ces deux points.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, l'agroforesterie est finalement peu d&#233;crite (p. 352). Seule la question du bois est &#233;voqu&#233;e. Il n'est pratiquement fait aucune allusion aux feuilles, &#224; l'humus des sols forestiers, &#224; la biologie sp&#233;cifique de ces formations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion sur ce chapitre (p. 376 &#224; 380), il est utile de disposer du mod&#232;le de la for&#234;t comme syst&#232;me cr&#233;ateur de fertilit&#233;, mais on ne voit pas, en tous cas pas d'apr&#232;s la lecture de Howard, comment on peut passer du mod&#232;le &#224; l'agriculture r&#233;elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mon avis, cette analyse du r&#244;le de la for&#234;t, des ses implications, de sa place dans l'histoire de l'agriculture biologique, si elle r&#233;sulte d'une intuition juste, constitue le point faible de la th&#232;se. Introduite tardivement dans l'expos&#233;, et probablement dans le travail de recherche lui-m&#234;me, elle ne donne pas lieu &#224; un bilan aussi solide que le travail sur la critique &#233;conomique et sociale chez les fondateurs, l'&#233;sot&#233;risme chez Steiner ou encore l'histoire de la dispute scientifique sur la nutrition min&#233;rale et organique des plantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il aurait sans doute l&#224; un travail &#224; poursuivre, apr&#232;s cette piste &#224; peine &#233;bauch&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P. 350 et 354. Les techniques culturales simplifi&#233;es (TCS) ne sont tout de m&#234;me pas imputables au seul Fukuoka, m&#234;me si il leur a accord&#233; beaucoup d'attention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;CONCLUSION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La conclusion g&#233;n&#233;rale constitue un texte tr&#232;s int&#233;ressant. Apr&#232;s un r&#233;sum&#233; des principaux acquis de la th&#232;se, Yvan Besson d&#233;veloppe des id&#233;es synth&#233;tiques sur ce qui oppose le naturel &#224; l'artificiel, la for&#234;t comme syst&#232;me g&#233;n&#233;rateur de fertilit&#233;, la pr&#233;&#233;minence du v&#233;g&#233;tal, la r&#233;sistance des paysans, l'&#233;sot&#233;risme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La partie ultime est une belle introduction &#224; une r&#233;flexion approfondie sur le futur de l'agriculture (ou des agricultures ?). Apr&#232;s le passage de la nature &#224; l'agriculture, le retour &#224; une agriculture naturelle se r&#233;v&#232;lerait impossible, sauf &#224; passer par l'interm&#233;diaire de la for&#234;t comme capital de fertilit&#233; capable de se reproduire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La perspective d'une agriculture exclusivement v&#233;g&#233;tale (ou plut&#244;t sans &#233;levage), y compris pour la gestion de la mati&#232;re organique, est &#233;galement un sujet de discussion particuli&#232;rement stimulant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour toutes les raisons &#233;voqu&#233;es ci-dessus, je donne un avis favorable &#224; la soutenance de la th&#232;se de Monsieur Yvan Besson, sans r&#233;serve majeure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le 7 janvier 2007,&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Professeur Christian MOUCHET&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;RAPPORT SUR LE MEMOIRE PRESENTE PAR MONSIEUR YVAN BESSON
EN VUE DE L'OBTENTION DU
DOCTORAT DE L'UTT EN ETUDES ENVIRONNEMENTALES.&lt;/h2&gt; &lt;p&gt; En vue d'obtenir son doctorat, Monsieur Yvan Besson nous a remis un m&#233;moire de 439 pages intitul&#233; : &lt;em&gt;Histoire de l'agriculture biologique : une introduction aux fondateurs, sir Albert Howard, Rudolf Steiner, le couple M&#252;ller et Hans Peter Rusch, Masanobu Fukuoka.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/em&gt;Outre les remerciements, l'introduction et la conclusion g&#233;n&#233;rale, le document pr&#233;sente quatre parties principales auxquelles s'ajoutent la bibliographie et la table des mati&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son introduction, Monsieur Yvan Besson pr&#233;sente clairement quel a &#233;t&#233; l'objet de sa recherche, de nature &#224; la fois historique et &#233;pist&#233;mologique. Il ne s'est pas agi seulement d'expliquer les cheminements de l'agriculture biologique &#224; ses d&#233;buts mais de comprendre aussi comment ses fondateurs ont consid&#233;r&#233; les relations entre l'agriculture et la nature, entre les soci&#233;t&#233;s humaines et les ph&#233;nom&#232;nes biologiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re partie pr&#233;sente clairement la biographie des fondateurs des principaux courants de l'agriculture biologique contemporaine, tout en pr&#233;sentant d&#233;j&#224; bri&#232;vement les principes g&#233;n&#233;raux sur lesquels reposent les techniques propos&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie montre dans quels contextes ont &#233;merg&#233; ces diff&#233;rents courants de pens&#233;e. L'agriculture biologique appara&#238;t tout d'abord issue d'une critique des errements de ce qui semblait devoir &#234;tre l'agronomie moderne. Ont ainsi &#233;t&#233; particuli&#232;rement questionn&#233;s l'importance accord&#233;e &#224; l'emploi de produits chimiques de synth&#232;se, le recours exag&#233;r&#233; &#224; la m&#233;canisation, et le caract&#232;re r&#233;ductionniste des protocoles de recherche mis en place par les agronomes. &#171; Au c&#339;ur m&#234;me de l'agriculture biologique, se trouve affirm&#233;e l'irr&#233;ductibilit&#233; du vivant &#224; la science physicochimique et m&#233;caniste &#187;. Ont &#233;t&#233; aussi souvent d&#233;nonc&#233;s le peu d'attention accord&#233;e aux savoir-faire paysans et les risques de domination &#233;conomique que pouvaient exercer les groupes industriels peu au fait des ph&#233;nom&#232;nes biologiques. Mais l'auteur montre en quoi la critique a port&#233; aussi parfois sur le rationalisme et la modernit&#233; en g&#233;n&#233;ral. Les longs d&#233;veloppements consacr&#233;s &#224; l'&#233;sot&#233;risme de l'anthroposophie steinerienne am&#232;ne l'auteur &#224; pr&#244;ner &#171; un d&#233;passement rigoureux et raisonnable &#187; du &#171; scientisme &#233;troit &#187;. Mais de quoi est-il question au juste : scientisme ou scientocratisme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La troisi&#232;me partie porte sur l'ensemble des techniques propos&#233;es par les concepteurs de l'agriculture biologique. Elle montre notamment en quoi, malgr&#233; la volont&#233; affirm&#233;e d'avoir une approche holistique des ph&#233;nom&#232;nes biologiques, ces techniques ont &#233;t&#233; centr&#233;es presque exclusivement sur la &#171; fertilit&#233; des sols &#187; et sur l'humus. Cela semble clairement r&#233;sulter des craintes engendr&#233;es par l'agrochimie ; mais c'est &#224; peine si les terrains agricoles apparaissent comme des surfaces de captation de l'&#233;nergie solaire en vue de la photosynth&#232;se. L'agriculture biologique est n&#233;e en fait sans v&#233;ritable r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#233;cologie scientifique et au fonctionnement global des &#233;cosyst&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La quatri&#232;me partie essaie finalement d'interpr&#233;ter le projet fondateur de l'agriculture biologique comme la concr&#233;tisation d'un &#171; effort philosophique &#187;, &#224; savoir mettre en valeur la nature sans l'exploiter. La question des relations entre la nature et les soci&#233;t&#233;s humaines est donc ainsi de nouveau trait&#233;e du point de vue de l'auteur. Mais voil&#224; que celui-ci pr&#233;sente &lt;em&gt;in extremis&lt;/em&gt;, comme r&#233;volutionnaires, les techniques d'emploi du bois ram&#233;al fragment&#233; (&lt;abbr title='Bois Ram&#233;al Fragment&#233;'&gt;BRF&lt;/abbr&gt;) sans, me semble-t-il, appliquer &#224; leurs conditions d'&#233;mergence, le m&#234;me esprit critique que pour l'ensemble des techniques analys&#233;es ant&#233;rieurement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ce travail est tr&#232;s stimulant pour l'esprit et nous inviterait volontiers &#224; prolonger la r&#233;flexion sur les points suivants :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi si peu d'importance a &#233;t&#233; accord&#233;e &#224; la r&#233;flexion sur la g&#233;n&#233;tique : les fondateurs de l'agriculture biologique n'ont-ils pas entrevu la rupture occasionn&#233;e par la s&#233;lection vari&#233;tale men&#233;e par les g&#233;n&#233;ticiens, en comparaison avec la s&#233;lection massale pratiqu&#233;e autrefois par les agriculteurs eux-m&#234;mes ? La s&#233;lection de vari&#233;t&#233;s &#224; haut potentiel de rendement photosynth&#233;tique &#224; l'unit&#233; de surface n'a-t-elle pas accompagn&#233;, sinon m&#234;me encourag&#233;, l'utilisation des engrais chimiques et produits phytosanitaires ? Leur d&#233;nomination de &#171; vari&#233;t&#233;s am&#233;lior&#233;es &#187; ne camouflaient-elles d'ailleurs pas d&#233;j&#224; le &#171; scientocratisme &#187; qui a inspir&#233; l'attitude si brutalement normative de nombreux agronomes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi si peu de consid&#233;rations sur ce que de nombreux agronomes appellent &#171; l'am&#233;lioration des rendements &#187; (par unit&#233; de surface), sans r&#233;f&#233;rence aucune aux co&#251;ts &#233;conomiques (et &#233;cologiques) ? Est-on bien s&#251;r &#171; qu'am&#233;liorer un rendement &#187; (d'une culture) consiste toujours &#224; l'accro&#238;tre, comme cela est trop souvent implicite dans les discours ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La surprise vient aussi du fait que la diversit&#233; des conditions &#233;cologiques (y compris celle des conditions &#233;daphiques) para&#238;t avoir &#233;t&#233; assez peu prise en compte chez les fondateurs de l'agriculture biologique. De m&#234;me semble-t-il en &#234;tre aujourd'hui chez les promoteurs du bois ram&#233;al fragment&#233; (&lt;abbr title='Bois Ram&#233;al Fragment&#233;'&gt;BRF&lt;/abbr&gt;) : comment la rh&#233;torique sur les relations entre for&#234;ts et agriculture peut-elle aider &#224; r&#233;soudre les questions de &#171; fertilit&#233; &#187; dans les r&#233;gions de rizi&#232;res, bases nourrici&#232;res de tr&#232;s nombreuses populations dans le monde ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne conviendrait-il pas en fait de s'interroger sur le maintien ou le renforcement de la fertilit&#233; des (divers) &#233;cosyst&#232;mes (et non plus des seuls sols), en &#233;tendant le concept aux potentialit&#233;s productives de ces derniers ? Ainsi le recours au concept de fertilit&#233; ne nous permettrait-il pas de prendre aussi en compte les risques inh&#233;rents &#224; des ph&#233;nom&#232;nes tels que la perte de biodiversit&#233;, la prolif&#233;ration d'esp&#232;ces invasives, l'&#233;puisement des ressources en phosphate, (etc.) ? En bref, au-del&#224; de l'agriculture biologique con&#231;ue par ses fondateurs ou pratiqu&#233;e aujourd'hui par un nombre croissant de paysans, ne conviendrait-il pas de s'interroger sur les conditions d'&#233;mergence d'une agronomie qui reconna&#238;trait que l'objet de travail des agriculteurs est &#224; chaque fois un &#233;cosyst&#232;me complexe. La question des rendements et de la fertilit&#233; ne reviendrait-elle pas alors s'assurer que l'artificialisation de ces &#233;cosyst&#232;mes (c'est &#224; dire l'agriculture) puisse mettre en valeur les cycles biologiques de l'eau, du carbone, de l'azote, du phosphore, de la potasse, (etc.), avec des &#171; rendements &#187; satisfaisants pour les soci&#233;t&#233;s humaines actuelles, sans que leurs potentialit&#233;s productives (leur fertilit&#233;) ne soient mises en p&#233;ril pour les g&#233;n&#233;rations futures ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur Yvan Besson a accompli un travail consid&#233;rable et stimulant. Sa d&#233;marche a &#233;t&#233; fructueuse. Son document est bien &#233;crit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La th&#232;se m&#233;rite donc parfaitement d'&#234;tre soutenue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fait &#224; Paris, le 14 janvier 2007&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marc Dufumier&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Professeur &#224; AgroParisTech&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;RAPPORT DE SOUTENANCE DE THESE D'YVAN BESSON&lt;/h2&gt; &lt;p&gt; Par Paul Robin, Directeur de recherches &#224; l'INRA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La soutenance de th&#232;se d'Yvan Besson pour l'obtention du Doctorat de l'Universit&#233; de Technologie de Troyes en Etudes Environnementales (Ecole Doctorale Sciences des Syst&#232;mes Technologiques et Organisationnels) s'est tenue le 27 Janvier 2007 en salle A002 devant le Jury compos&#233; de Dominique Bourg son directeur de th&#232;se, de Marc Dufumier premier rapporteur, des examinateurs Jean-Paul Del&#233;age, Bertrand Meheust, Nicolas Buclet et Paul Robin et en l'absence du deuxi&#232;me rapporteur, Christian Mouchet, excus&#233;. Paul Robin a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; pour pr&#233;sider le jury et Jean-Paul Del&#233;age d&#233;sign&#233; pour r&#233;sumer au cours de la discussion les points importants du rapport de Christian Mouchet. L'ordre d'intervention retenu a &#233;t&#233; : Bourg, Dufumier, Del&#233;age, Meheust, Buclet, Robin. La th&#232;se s'intitule Histoire de l'Agriculture Biologique : une introduction aux fondateurs, Sir Albert Howard, Rudolf Steiner, le couple M&#252;ller et Hans Peter Rusch, Manasobu Fukuoka.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La soutenance a fait l'objet d'un enregistrement vid&#233;o par un coll&#232;gue d'Yvan Besson. La r&#233;daction de ce rapport de soutenance a &#233;t&#233; effectu&#233;e par le pr&#233;sident du jury sur la base des notes prises par celui-ci au cours de la soutenance. Ce rapport est accompagn&#233; des commentaires &#233;crits du directeur de th&#232;se Dominique Bourg (annexe 1), de Jean-Paul Del&#233;age (annexe 2), de Nicolas Buclet (annexe 3).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pr&#233;sentation d'Yvan Besson a commenc&#233; &#224; 9h15 et a dur&#233; 30 minutes. Elle s'est appuy&#233;e sur un &#171; montage power point &#187; synth&#233;tisant les diff&#233;rents chapitres de sa recherche sous forme de tableaux r&#233;capitulatifs comparant les cinq fondateurs sous les trois angles d'attaque propos&#233;s par l'auteur : &#171; critique sociale &#187; (qui repr&#233;sente la moiti&#233; de l'ouvrage &#233;crit), &#171; approche technique centr&#233;e sur le sol &#187; et &#171; effort philosophique concr&#233;tis&#233; &#187;. L'utilit&#233; et la qualit&#233; du support visuel ont &#233;t&#233; unanimement appr&#233;ci&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dominique Bourg en tant que directeur de la th&#232;se a fait part au jury des interrogations que lui avait suscit&#233;es le projet initial. Les trois angles d'attaque soulevaient le probl&#232;me des comp&#233;tences requises pour une analyse objective et approfondie. Le manuscrit final, en s'appuyant sur une intelligence philosophique courageuse des textes fondateurs sous ces trois angles, lui est apparu comme levant ces interrogations, tout en regrettant que la question artifice/nature n'ait pas &#233;t&#233; assez travaill&#233;e (cf annexe 1).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marc Dufumier a repris les points de son rapport pour l'autorisation de soutenance en posant 5 questions autour du possible tort que fait l'occultisme de la Biodynamie &#224; l'AB, de la discr&#233;tion sur le contexte historique concernant les travaux sur la fertilit&#233; des sols, du silence sur l'am&#233;lioration vari&#233;tale, de la place excessive accord&#233;e au &lt;abbr title='Bois Ram&#233;al Fragment&#233;'&gt;BRF&lt;/abbr&gt; en ignorant l'agroforesterie, de l'absence de l'animal. Les r&#233;ponses de YB ont soulign&#233;, entre autres, la n&#233;cessit&#233; dans laquelle il &#233;tait d'ouvrir la r&#233;flexion rationnelle pour donner place, de fa&#231;on critique, &#224; ce &#171; quelque chose &#187; qui sort de la sph&#232;re de l'opinion priv&#233;e. Il a aussi confirm&#233; que ces fondateurs se caract&#233;risent effectivement par un primat du v&#233;g&#233;tal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux points essentiels du rapport d'autorisation de soutenance de Christian Mouchet ont &#233;t&#233; rappel&#233;s par Monsieur Del&#233;age : le d&#233;bat sur l'AB interpelle la rationalit&#233; d'une part, la nutrition d'autre part. Quatre questions en ressortent autour de la nature et de l'&#233;conomie, du &#171; faire de la science &#187; dans de tels contextes philosophiques, d'une perspective sans &#233;levage, de la place des &lt;abbr title='Bois Ram&#233;al Fragment&#233;'&gt;BRF&lt;/abbr&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'intervention de Jean-Paul Del&#233;age a port&#233; sur diff&#233;rentes questions concernant la distance de l'auteur par rapport &#224; son objet, la distinction entre science officielle et raison, la focalisation sur le seul humus concernant le sol, la place du Bois Ram&#233;al Fragment&#233;, la perception de l'&#233;cologie (caract&#232;re restrictif de la seule appr&#233;hension v&#233;g&#233;tale de l'&#233;cologie) et de sa dimension historique et scientifique, le romantisme de Goethe, le travail de L&#246;wy sur nostalgie et utopie. Voir l'annexe 2. Il a soulign&#233; la richesse du m&#233;moire. La question finale, plus globale et essentielle aux yeux de Jean-Paul Del&#233;age, a port&#233; sur le fait de savoir si la caract&#233;ristique du discours de ces &#171; p&#232;res missionnaires &#187; de l'AB, et latent aujourd'hui chez un nombre certain d'acteurs de cette fili&#232;re, consistant &#224; dire &#171; voici la v&#233;rit&#233;, il faut s'incliner &#187;, ne constituait pas un obstacle (une &#171; difficult&#233; suppl&#233;mentaire &#187;) &#224; l'&#233;cologisation n&#233;cessaire de l'agriculture c'est &#224; dire &#224; la prise en compte des donn&#233;es de l'&#233;cologie scientifique dans l'&#233;valuation des pratiques de l'AB. Ces diff&#233;rentes questions et surtout la derni&#232;re ont conduit pendant 20 minutes &#224; des r&#233;ponses argument&#233;es d'YB ponctu&#233;es d'&#233;changes avec les autres membres du jury pour aboutir &#224; un accord partag&#233; sur la pertinence de cette derni&#232;re question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'analyse de Bertrand M&#233;heust a propos&#233; de situer son intervention de 15 minutes, portant principalement sur Steiner, dans le champ de l'&#171; &#233;cologie des id&#233;es &#187; et de la place accord&#233;e aux &#171; sciences psychiques &#187;. Il a ainsi pos&#233; trois questions concernant la pr&#233;sence ou l'absence de la &#171; notion de clairvoyance &#187; dans les &#233;crits de Steiner, la structure des d&#233;bats autour de Steiner et de la Biodynamie par rapport aux milieux acad&#233;miques en faisant r&#233;f&#233;rence aux conflits de Mesmer et de son magn&#233;tisme animal avec l'institution m&#233;dicale, l'int&#233;r&#234;t de ne pas ignorer les r&#233;flexions d'Isabelle Stengers concernant le chamanisme. Un d&#233;bat anim&#233; de 10 minutes a surgi pour savoir si les th&#232;ses de la Biodynamie n'&#233;taient pas nuisibles &#224; l'AB. Ce jugement, qui transpire des commentaires r&#233;currents faits par YB dans son manuscrit, est bien partag&#233; par le jury, reconnaissant par l&#224; la grande difficult&#233; de discuter de th&#232;ses qui rel&#232;vent plus de la croyance, aussi respectable soit-elle, que de l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'intervention de 15 minutes de Nicolas Buclet s'est ax&#233;e autour de la probl&#233;matique de l'AB par rapport au d&#233;veloppement durable. Il a ainsi pos&#233; deux questions importantes sur la nature des alliances de l'AB avec des mouvements qui revendiquent de redonner le primat &#224; la dimension gustative de l'alimentation comme le mouvement Slow Food, et sur le caract&#232;re idyllique du paysan traditionnel tel qu'il appara&#238;t chez ces fondateurs de l'AB et dans les mouvements qui s'en inspirent marquant par l&#224;-m&#234;me une opposition entre la ville et la campagne qui favorise une vision communautariste et un refus de voir la transformation des rapports entre ces deux p&#244;les ville-campagne. Voir annexe 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'intervention finale du pr&#233;sident du jury a port&#233; en 15 minutes sur des questions qui lui &#233;taient propres pour tenter ensuite une synth&#232;se, suivie par un &#233;change de 15 minutes avec le candidat. S'agissant de la pertinence du sujet, on ne peut que reconna&#238;tre qu'un tel travail m&#233;ritait d'&#234;tre entrepris et que certains l'attendaient depuis longtemps. La volont&#233; de prendre les 5 fondateurs en comparaison sous les 3 angles d'attaque successifs repr&#233;sentait un d&#233;fi. Si la cons&#233;quence de cette d&#233;marche pouvait constituer une faiblesse en affectant la profondeur de certaines analyses (on peut regretter que l'ensemble technique ait repos&#233; sur une analyse partielle de l'agronomie, s'agissant de l'espace anglo-saxon par exemple, quid de Russell chez Howard), elle en a permis la richesse du fait de l'examen d&#233;taill&#233; des sources par une approche plus philosophique que strictement technique ou &#233;conomique. A ce titre, le travail d'Yvan Besson fait &#339;uvre originale par la multitude des questions qu'il pose et des portes qu'il ouvre. Cependant la structure g&#233;n&#233;rale du discours contenu dans ce m&#233;moire conduit &#224; plusieurs questions. La lecture de ces fondateurs n'a-t-elle pas d&#233;teint sur l'auteur de ce m&#233;moire au point de le conduire &#224; une &#171; forme du r&#233;cit &#187; par trop litt&#233;raire. L'&#171; esprit de syst&#232;me &#187; (au sens entendu au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt;) de ces fondateurs n'est-il pas ignor&#233; et en particulier ses deux corollaires, absence d'humilit&#233; face &#224; la complexit&#233; des m&#233;canismes biologiques et des concepts issus des sciences exp&#233;rimentales, volont&#233; de s'&#233;carter des espaces acad&#233;miques de d&#233;bat, pour ne pas dire de les ignorer. Yvan Besson a r&#233;pondu en partageant ces interrogations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En premi&#232;re conclusion, et question finale, ne doit-on pas consid&#233;rer trois caract&#233;ristiques possiblement communes aux discours des 5 fondateurs, rh&#233;torique de s&#233;duction et du retour (perte du paradis d'hier), rh&#233;torique de confusion des ordres (d&#233;fi &#224; la rationalit&#233; moderne), rh&#233;torique de d&#233;nonciation (progr&#232;s comme source de tous les maux). La pr&#233;sence dominante de ces trois caract&#233;ristiques ne pourrait-elle pas constituer les signes plus inqui&#233;tants d'une &#233;bauche de volont&#233; sectaire chez ces fondateurs. La r&#233;ponse argument&#233;e de YB a soulign&#233; qu'effectivement ceux-ci se sont bien revendiqu&#233;s sur les marges et &#224; l'&#233;cart des d&#233;bats acad&#233;miques (sauf peut-&#234;tre partiellement pour Howard) et que leurs discours pr&#233;sentent bien simultan&#233;ment ces trois traits caract&#233;ristiques (sauf dans le cas Howard &#224; son avis). Doit-on conclure &#224; la g&#233;n&#233;ralit&#233; d'un sectarisme cong&#233;nital refusant la confrontation aux sciences nouvelles ? Le d&#233;bat a le m&#233;rite d'avoir &#233;t&#233; ouvert par ce travail d'YB sur les pr&#233;curseurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A remarquer que les membres du jury partage cependant une interrogation dubitative sur l'int&#233;r&#234;t des 6 pages traitant du Bois Ram&#233;al Fragment&#233; en fin de la quatri&#232;me partie et qui paraissent anachroniques (&#171; cheveu sur la soupe &#187;). Elles doivent &#234;tre le r&#233;sultat d'un &#233;lan d'enthousiasme pour cette technique innovante qui m&#233;riterait une analyse plus approfondie dans un cadre relevant de l'agroforesterie et non de la r&#233;flexion engag&#233;e sur les fondateurs de l'AB. Ceci &#233;tant, cette observation n'est en aucune mani&#232;re r&#233;dhibitoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En deuxi&#232;me conclusion, et observation finale plus prospective, rejoignant l'interrogation de Nicolas Buclet, ne doit-on pas s'interroger sur la pertinence d'une perspective de l'AB qui se situerait seulement dans un espace de production, alors que le vrai d&#233;bat se situe aujourd'hui autour des nouvelles relations d'&#233;change entre ville et campagne articulant habilement les fonctions de production (march&#233;) et de service (bien commun) pour affronter la diversit&#233; des conditions et des formes de la ruralit&#233; comme de l'alimentation. A ce titre une ouverture du monde de l'AB vers les travaux multidisciplinaires entrepris depuis une trentaine d'ann&#233;es sur les agricultures alternatives ou traditionnelles dans les espaces acad&#233;miques de l'&#233;cologie et de l'agronomie scientifiques sous l'intitul&#233; d'Agroecology (espace initialement californien avec Gliessmann et Altieri mais qui s'est &#233;largi consid&#233;rablement depuis) permettrait, parmi d'autres d&#233;clinaisons, de r&#233;pondre, d'une part, aux interrogations l&#233;gitimes de Jean-Paul Del&#233;age concernant l'&#233;cologisation de l'agriculture et, d'autre part, aux craintes de voir s'amplifier une d&#233;rive sectaire s'appuyant sur une lecture litt&#233;rale des textes produits par ces fondateurs et diffus&#233;s encore activement aujourd'hui. Le travail critique du m&#233;moire d'Yvan Besson sur ces fondateurs peut y contribuer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une br&#232;ve d&#233;lib&#233;ration priv&#233;e du jury de 10 minutes, celui-ci, tout en tenant compte des critiques formul&#233;es par les rapporteurs et les examinateurs, a &#233;t&#233; unanime pour juger positivement l'ampleur et la qualit&#233; g&#233;n&#233;rale du travail. Apr&#232;s avoir pris connaissance de la note de l'UTT relative &#224; la politique d'attribution des mentions aux th&#232;ses faisant suite &#224; la d&#233;cision du Conseil de l'Ecole Doctorale en date du 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; F&#233;vrier 2002 de ne plus attribuer de f&#233;licitations, le jury a d&#233;cid&#233; d'accorder &#224; Yvan Besson la mention Tr&#232;s Honorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La proclamation de la d&#233;cision du jury &#224; 12h45 a &#233;t&#233; introduite par la lecture pr&#233;alable de la note sus-mentionn&#233;e. Le jury est unanime pour accorder &#224; Yvan Besson le titre de Docteur de l'Universit&#233; de Technologie de Troyes en Etudes Environnementales avec la mention Tr&#232;s Honorable.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexes&lt;/h2&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexe 1&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Rapport de soutenance de Dominique Bourg&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dominique Bourg, en tant que directeur de th&#232;se, tient &#224; souligner le contraste entre les difficult&#233;s travers&#233;es par Yvan Besson, p&#233;cuniaires notamment, et le r&#233;sultat de sa recherche : un travail pionnier sur les fondateurs de l'agriculture biologique, lequel faisait cruellement d&#233;faut dans le paysage fran&#231;ais et francophone ; un vaste effort bibliographique et de recherche documentaire ; des liens forts avec le milieu de l'agriculture biologique qui n'ont cependant nullement entrav&#233; la libert&#233; du chercheur ; des qualit&#233;s d'&#233;criture ind&#233;niables pour le m&#233;moire et un sens remarquable de la synth&#232;se pour la pr&#233;sentation ouvrant la soutenance ; des r&#233;ponses fermes et pr&#233;cises aux objections et autres remarques, etc. Dominique Bourg tient donc &#224; f&#233;liciter Yvan Besson pour le travail accompli, m&#234;me s'il a d&#233;pass&#233; le strict objectif &#233;pist&#233;mologique arr&#234;t&#233; au commencement de la recherche. Compte tenu de la rapidit&#233; avec laquelle les chapitres se sont&lt;em&gt; in fine&lt;/em&gt; succ&#233;d&#233;, il tient encore &#224; faire part de certaines remarques de fond. La partie consacr&#233;e &#224; l'approche par Rudolf Steiner des origines de la g&#233;om&#233;trie semble ignorer la th&#233;orie intuitionniste relative &#224; l'interpr&#233;tation des id&#233;alit&#233;s math&#233;matiques et ses origines platoniciennes ; ladite th&#233;orie n'est pas sans lien avec la probl&#233;matique platonicienne de la pr&#233;dication. Le chapitre final sur l'&#171; agriculture naturelle &#187; lui semble relever d'une interpr&#233;tation sujette &#224; caution de la naturalit&#233;. L'agriculture ne peut &#234;tre tax&#233;e de naturelle en un sens absolu, &#224; savoir au sens de ce qui advient spontan&#233;ment et selon des m&#233;canismes universels. La naturalit&#233; en question oppose bien plut&#244;t deux mani&#232;res d'envisager l'insertion de l'action humaine dans son milieu : &#224; savoir la brutalit&#233; d'une agriculture cherchant &#224; s'abstraire du sol et de ses particularit&#233;s, oppos&#233;e &#224; une agriculture cherchant au contraire &#224; tourner &#224; son profit la multitude des m&#233;canismes, notamment de d&#233;fense, propres &#224; la vie du sol comme aux plantes. De fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale, il lui semble que les fondateurs, pour reprendre l'expression d'Yvan Besson, ne sont pas en tous points &#224; la hauteur de la t&#226;che critique qu'ils ont entreprise, ce qui ouvre des perspectives nouvelles &#224; l'agriculture biologique qui gagnerait grandement &#224; s'inspirer du savoir scientifique qui est d&#233;sormais le n&#244;tre quant aux &#233;cosyst&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexe 2&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; Intervention de Jean-Paul Del&#233;age lors de la soutenance de Th&#232;se d'Yvan Besson&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que l'&#233;tude des fondateurs de l'agriculture biologique soit abord&#233;e sous des angles tr&#232;s divers, l'angle de vision privil&#233;gi&#233; par Yvan Besson est celui de l'historien des sciences et des techniques. C'est de ce point de vue qu'il me semble utile de formuler les remarques suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premi&#232;re remarque : on ne distingue pas toujours tr&#232;s bien dans le manuscrit d'Yvan Besson ce qui, pour l'auteur, fonde la diff&#233;rence entre science et scientisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;me remarque : la distinction, voire l'opposition, entre l'ordre de la nature et l'ordre de l'artefact, qui est l'un des fils conducteurs du m&#233;moire d'Yvan Besson, est discutable sur le plan m&#233;thodologique. Est-elle pertinente pour une pr&#233;sentation distanci&#233;e des th&#233;oriciens/fondateurs de l'agriculture biologique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Troisi&#232;me remarque : les fondateurs de l'agriculture biologique ont centr&#233; leur critique de l'agriculture standard sur la question de l'humus, c'est-&#224;-dire du sol. Cette attitude n'est-elle pas aujourd'hui d&#233;pass&#233;e au vu des avanc&#233;es de l'&#233;cologie scientifique qui tend &#224; porter la r&#233;flexion sur le n&#233;cessaire maintien de la dynamique des &#233;cosyst&#232;mes plut&#244;t que sur la seule question du sol ? Question annexe : pourquoi ne pas parler d'agro-&#233;cologie ou d'agriculture &#233;cologique plut&#244;t que d'agriculture biologique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quatri&#232;me remarque : Yvan Besson prend-t-il assez de distance critique avec les auteurs qu'il &#233;tudie dans sa th&#232;se ? Autrement dit, on peut penser qu'il a tendance &#224; &#233;pouser un peu vite les th&#232;ses de ces auteurs (&#224; l'exception de celles de Steiner que manifestement, il n'appr&#233;cie gu&#232;re).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De mon point de vue, ces remarques critiques visent &#224; am&#233;liorer le travail consid&#233;rable et de qualit&#233; qui vient de nous &#234;tre pr&#233;sent&#233; afin de le rendre plus lisible dans les publications futures auxquelles Yvan Besson doit d&#233;sormais travailler.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexe 3&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; Rapport de soutenance de Nicolas Buclet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tant qu'&#233;conomiste du d&#233;veloppement durable, et peu au fait des questions agricoles ou de l'histoire des sciences, Nicolas Buclet indique que, pour un n&#233;ophyte, la lecture du travail d'Yvan Besson est tr&#232;s abordable et d'un grand int&#233;r&#234;t. Sur le fond, il partage l'avis de Marc Dufumier sur le tort que pourrait faire l'&#233;sot&#233;risme de Steiner &#224; la diffusion de l'agriculture biologique, mais partage &#233;galement l'avis de Bertrand M&#233;heust sur le fait que souvent la science avance gr&#226;ce &#224; une remise en cause ayant des origines parfois &#233;loign&#233;e de la rationalit&#233; scientifique. D&#232;s lors, ne pourrait-on pas lire &#233;galement le d&#233;veloppement de l'agriculture biologique comme &#233;tant lui-m&#234;me le produit d'une r&#233;action &#224; l'agrochimie et la focalisation de l'agriculture biologique sur le sol comme le produit de l'atteinte m&#234;me de l'identit&#233; du r&#244;le du sol dans l'agriculture intensive ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Nicolas Buclet, la qualit&#233; du travail d'Yvan Besson m&#233;riterait d'&#234;tre nuanc&#233;e au niveau de la partir sur la vision &#233;conomique des fondateurs de l'agriculture biologique. Cette partie m&#232;ne le lecteur &#224; embrasser une vision idyllique du monde agricole d'avant la r&#233;volution industrielle et &#224; opposer la ville au monde agricole de mani&#232;re probablement trop manich&#233;enne. Cette vision est coupl&#233;e &#224; l'erreur d'insister sur le fait que la concurrence monopolistique serait le domaine dominant dans le monde industriel alors que la concurrence parfaite caract&#233;riserait la production agricole. C'est on ne peut moins exact. Aussi Nicolas Buclet questionne-t-il Yvan Besson sur la pertinence d'une vision aussi duale entre ville et campagne, surtout, comme le souligne le pr&#233;sident du jury, &#224; un moment o&#249; un rapprochement entre ville et agriculture s'av&#232;re absolument n&#233;cessaire, eu &#233;gard aux enjeux de d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; dans son ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yvan Besson r&#233;pond qu'il a souhait&#233; mettre en &#233;vidence la d&#233;gradation spectaculaire des conditions de l'&#233;change entre agriculteurs et consommateurs. Nicolas Buclet pense cependant qu'il faudrait corriger le tir en parlant plut&#244;t d'un rapport de force d&#233;s&#233;quilibr&#233; entre les acteurs &#233;conomiques du monde agricole, comme il existe de tels d&#233;s&#233;quilibres entre acteurs du monde industriel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Piriou S., L'instutionnalisation de l'agriculture biologique (1980-2000), p 440.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] MAB 16 info, bulletin d'information interne, n&#176; 41,11-12/20006.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &#171; L'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale a r&#233;affirm&#233; que la bio a b&#226;ti son identit&#233; sur la notion d'obligation de moyens &#187;. Cf. V&#233;rot D., Une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale riche en d&#233;bats, in FNAB INFO, n&#176; 63, 2002, p. 06.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Piriou S., L'institutionnalisation de l'agriculture biologique, (1980-2000), p. 442.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Ladri&#232;re J., La perspective eschatologique en philosophie, in La Foi chr&#233;tienne et le Destin de la raison, p. 68.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] La pluriactivit&#233;, ne serait-ce que par l'introduction d'une activit&#233; commerciale ma&#238;tris&#233;e par les producteurs, constitue donc un enjeu fort de l'agriculture biologique originelle. Rappelons que beaucoup des agriculteurs biologiques se sont convertis &#224; l'agrobiologie pour ne pas entrer dans le cercle des d&#233;pendances &#233;conomiques du syst&#232;me productiviste mis en place &#224; partir des ann&#233;es 1950-1960. Rappelons aussi que l'histoire longue des paysans montre que nombre d'entre eux, particuli&#232;rement parmi les moins favoris&#233;s, se sont engag&#233;s dans une activit&#233; ext&#233;rieure, pour se maintenir &#224; la terre, ou devenir propri&#233;taire, et promouvoir ainsi leur &#233;mancipation et leur libert&#233;. Cette attitude a &#233;t&#233; soulign&#233;e par plusieurs auteurs. &#171; L'intention d&#233;clar&#233;e d'acc&#233;der &#224; l'acquisition d'un bien propre se lit au travers de cette expression populaire &#171; se mettre chez soi &#187;. Propri&#233;taire ou candidat &#224; la propri&#233;t&#233;, le paysan-ouvrier n'offre pas la connotation prol&#233;tarienne classique : il est ouvrier parce que paysan et pour continuer &#224; l'&#234;tre &#187; (Lamy Y., Hommes de fer et paysannerie dans la Dordogne proto-industrielle, in Garrier G. et Hubscher R., (dir.), Entre faucilles et marteaux, Pluriactivit&#233;s et strat&#233;gies paysannes, p. 182). A propos des paysans-cloutiers du Jura : &#171; La clouterie n'est donc pas une fin en soi, elle n'est qu'un moyen de se maintenir sur sa terre natale en tentant de devenir, gr&#226;ce &#224; ce revenu compl&#233;mentaire, un petit propri&#233;taire foncier ind&#233;pendant &#187; (Olivier J.-M., Trois cycles technologiques &#224; Morez, Haut-Jura, in Belot R., Cotte M., Lamard P., (dir.), La technologie au risque de l'histoire, p. 27). L'id&#233;e g&#233;n&#233;rale, que l'on retrouve parfaitement chez Hans M&#252;ller, est celle de la r&#233;sistance paysanne. La pluriactivit&#233; pourrait ainsi &#234;tre &#171; analys&#233;e comme une forme de r&#233;sistance &#224; l'int&#233;gration dans la &#171; soci&#233;t&#233; englobante &#187; de nature capitaliste &#187; (Farcy J.-C., Capitalisme agraire et sp&#233;cialisation agricole dans le centre du bassin parisien, in Garrier G. et Hubscher R., (dir.), Entre faucilles et marteaux, Pluriactivit&#233;s et strat&#233;gies paysannes, p. 168).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Une erreur trop souvent rapport&#233;e, particuli&#232;rement &#224; propos de M&#252;ller. Cf. Silguy (De) C., L'agriculture biologique, PUF, 1991, p. 11 ; Silguy (De) C., L'agriculture biologique, Des techniques efficaces et non polluantes, Patino/Terre Vivante, 1994, p. 167 ; Solana P., La bio, De la terre &#224; l'assiette, Sang de la terre/Bornemann, 1999, p. 14.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Cf. Husserl E., La crise des sciences europ&#233;ennes et la ph&#233;nom&#233;nologie transcendantale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Tagore, cit&#233; in Scheler M., Sociologie de la connaissance, p. 140.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Cf. Robin P., Le point de vue de l'agronome, in Aeschlimann J.-P., Feller C., Robin P., Histoire et Agronomie, entre Ruptures et Dur&#233;e (Colloque Histagro), Ed. de l'IRD, 2007 (&#224; para&#238;tre).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] N&#233;doncelle M., Vers une philosophie de l'amour et de la personne, Ed. Aubier-Montaigne, 1957.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Sur ces deux sens du mot nature, voir Bourg D., L'homme-artifice, Le sens de la technique, Gallimard, 1996, p. 170-171.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] Cf. Godron G. et Lemieux G., Le bois des rameaux, un &#233;l&#233;ment crucial de la biosph&#232;re, 1998 ; Colinvaux P., Une affaire de succession, in Invitation &#224; la science de l'&#233;cologie, 1982, p. 123. Citons Paul Colinvaux, sans oublier le caract&#232;re pionnier des travaux de Frederic Clements sur le sujet : &#171; Une occupation progressive des champs abandonn&#233;s, par une succession de communaut&#233;s de plantes diff&#233;rentes, a souvent &#233;t&#233; observ&#233;e. Elle se produit toujours. Tout d'abord viennent les mauvaises herbes annuelles, plantes dont les niches sont caract&#233;ris&#233;es par la possibilit&#233; de r&#233;pandre au loin sur de grandes &#233;tendues de minuscules graines, dans l'espoir de trouver un carr&#233; de terre nue o&#249; elles puissent pousser pour une saison et disperser de nouvelles graines. Ensuite viennent ensuite les plantes persistantes, herbes dont les racines r&#233;sistantes s'agrippent au sol et restent fix&#233;es dans les champs d'une ann&#233;e sur l'autre, puis viennent les buissons, puis les arbustes des taillis. Tout cela est bien &#233;tabli. Lorsque nous affirmons que le processus aboutit &#224; la for&#234;t primitive, nous faisons une hypoth&#232;se parce qu'il se d&#233;roule en un temps si long que l'Homo scientificus n'existe pas depuis assez longtemps pour avoir pu l'observer dans son ensemble. C'est cependant une hypoth&#232;se assez plausible. Nous pouvons voir les premi&#232;res &#233;tapes de ce processus et observer comment, dans d'antiques for&#234;ts autrefois ravag&#233;es, la distribution des arbres &#233;volue et se rapproche de plus en plus de la for&#234;t d'origine &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh14' id='nb14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;] Turckeim (De) B. et Bruciamacchie M., La futaie irr&#233;guli&#232;re, Th&#233;orie et pratique de la sylviculture irr&#233;guli&#232;re, continue et proche de la nature, Ed. Edisud, 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh15' id='nb15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;] La question de la fertilit&#233; naturelle et de la fertilisation agricole &#233;cologique est bien la question technique primordiale des fondateurs de l'agriculture biologique. Mais dans le contexte d'une agriculture m&#233;canis&#233;e, et dans celui d'une civilisation technologique en g&#233;n&#233;ral, d'autres questions &#233;cologiques touchent directement le travail quotidien, telle celle de la pollution. Les machines et engins, les mat&#233;riaux les composant, les carburants les alimentant, etc., sont-ils biod&#233;gradables ? A quel rythme ? Sous quelles conditions ? Avec quels impacts sur le milieu ? Nous envisageons des recherches sur ces questions. En g&#233;n&#233;ralisant la perspective ici d&#233;velopp&#233;e, nous formulons l'hypoth&#232;se qu'une connaissance approfondie des m&#233;canismes notamment biologiques et biochimiques des &#233;cosyst&#232;mes naturels pourrait servir &#224; d&#233;velopper des programmes de recherche en ing&#233;nierie &#233;cologique ou Ecological Engineering. (Sur l'ing&#233;nierie &#233;cologique, voir par exemple Erkman S., Vers une &#233;cologie industrielle, Comment mettre en pratique le d&#233;veloppement durable dans une soci&#233;t&#233; hyper-industrielle,1998, p. 105-106).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>