Cet article est une ébauche que j’enrichirai au fil du temps : il est d’ores et déjà possible de réagir aux arguments avancés.
La question de la vérité : un problème de relation humaine à la réalité.
L’homme ne vit pas naïvement.
Le réel est questionné par l’homme.
La réponse au questionnement humain excède le réel accessible.
Il s’agit de montrer que l’homme n’est pas dans un rapport uniquement sensible aux choses. Pour mettre en valeur cette réalité anthropologique on peut étudier, à la suite de Pierre Legendre, le tableau du peintre René Magritte intitulé La lunette d’approche. La comparaison de ce tableau avec l’image de la couverture de la première édition de poche de l’ouvrage de Joël De Rosnay Le macroscope (une introduction à l’analyse systémique) fournit un support intéressant à cette analyse (cf. PDF ci-joint).
L’adéquation entre le questionnement et le réel : la vérité scientifique.
Le philosophe Thomas d’Aquin est l’un des auteurs parmi les plus célèbres ayant défini la vérité comme aedequatio rei et intellectu, adéquation entre la chose et l’esprit, entre nos idées et hypothèses et l’ordre du réel. Il s’agit de la thèse classique de la vérité-correspondance. Nos idées sont exprimables à différents niveaux de précision, selon les sujets abordés. Les idées sont exprimables en signes et langages divers, parfois en mots, parfois en langage mathématique, voire en dispositifs expérimentaux (en science). La pertinence de nos idées est évaluable grossièrement, parfois observable « à l’oeil nu », parfois précisément mesurable. La pertinence de nos idées est le degré de correspondance de celles-ci avec la réalité.
Le questionnement ouvert à la créativité : l’homme excède toute réalisation.
La thèse paradoxale de la simplicité de la vérité ou l’obstacle du mal.
Quelqu’un de célèbre a écrit que l’homme, même coupable de duplicité et de mensonge, demeurait capable de saisir et comprendre la vérité limpide et simple. Il n’y a que les personnes ne supportant pas l’idée que l’organisation du monde s’impose à l’homme pour refuser l’existence de la vérité commune.
Les contradictions observables du monde.
L’élan imperturbable de l’homme au bonheur et la beauté naturelle.
De la nécessité du sens pour délégitimer le suicide.
Le chant des oiseaux contre la vallée de larmes.
Le choix de l’optimisme : la charge de la preuve est aux constructeurs du monde meilleur.
Ordre et liberté : l’amour comme cadre et dynamique libératrice.
Pour un dépassement de la loi naturelle : un contenu sensible, ce que dit notre coeur.
La loi naturelle est un concept que l’on retrouve sous diverses formes dans toute les cultures. Aucune culture ou société ne peut exister sans un langage et une vision du monde commune. Prétendre le contraire revient à considérer que l’être ensemble (la société) puisse exister sans un minimum de consensus institutionnalisé. L’institutionnalisation correspond à une codification publique orale ou écrite d’une pensée ou de moeurs communes. Voici quelques exemples de contexte d’usage de la loi naturelle :
- dans les lois sociales
- dans les sciences
- dans les religions
les religions naturalistes
les religions transcendantales
le judéo-christianisme.